Le monde des rêves

Ecrit par
shadows

Chapitre 1 : Le début d’un rêve

Lorsqu’il ouvrit doucement les yeux, son regard fut attiré par la lumière qui passait à travers les rideaux, animés par une légère brise faisant alors onduler les ombres dans sa chambre. L’air froid le saisit et il n’osait pas mettre un pied en dehors de son lit. Il venait, encore, de passer une nuit sans réaliser le moindre rêve.
Depuis plusieurs siècles les êtres humains du monde entier n’y parvenaient plus. La nuit n’était devenue qu’un long et sombre moment pour eux. L’imagination et les rêveries avaient disparus. Petit à petit, les habitants de la planète Terre en oubliaient même qu’un jour, les Hommes avait été capable de telle prouesse. Ces mots en avaient été effacés de tous les langages. Ils vivaient, à présent, dans un monde où l’on avançait jour après jour sans se poser de questions sur demain. La vie avait perdu cette étincelle qui permettait aux individus de s’évader, d’idéaliser, ou encore de croire en une quelconque possibilité d’améliorer leurs vies. Leurs libertés avaient été menotté dès lors que les rêves s’étaient évanouis.
Le jeune homme se leva de son lit en se frottant la tête et se dirigea vers sa salle de bain. Son appartement était loin d’être somptueux et reflétait assez bien son existence. Il n’y avait jamais fait d’aménagement, les murs s’effritaient, l’atmosphère était froide, une odeur humide régnait dans les airs et pourtant il savait s’en accommodait.
La vie n’était pas facile ni pour lui ni pour sa famille, et vivre au Mexique, qui plus est à Monterrey, n’arrangeait rien à ce cas.
Il était l’aîné de la famille et le résultat d’une nuit avec un Américain qui avait profité de la naïveté de sa mère. Elle était assez jeune lorsqu’elle tomba enceinte, et fut abandonné par le père qui ne laissa aucune trace derrière lui. Suite à ce regrettable moment, elle baptisa son enfant, Damon. A l’époque, sa mère habitait aux alentours de Mexico. Cependant elle dut déménager avec son nouveau-né à Monterrey où l’attendait ses parents mécontents de la voir rentrer à la maison, avec en plus, un nourrisson au bras.
Elle finit par retrouver un homme bien avec qui elle eut trois nouveaux enfants. Deux garçons et la dernière une petite fille. Damon essayait de restait proche d’eux et n’avait jamais connu l’identité de son père.
Toutefois, un élément vient entacher ce début de bonheur, puisqu’un un jour, son plus jeune frère avec qui, il avait monté un garage, fut tué lors d’un règlement de compte. Ce passage dans sa vie, lui laissé, une plaie ouverte qui ne cicatrisait pas. Damon n’avait jamais vraiment sur faire le deuil d’Adam.
Il prit alors les clefs de sa voiture, après s’être rapidement préparé et se rendit à son lieu de travail. La circulation était difficile ce matin comme à son habitude. Il patienta dans les embouteillages et arriva enfin après plusieurs minutes.
Il était seul dans son atelier, son frère lui avait légué ses parts à sa mort, il y a quelques années. N’ayant pas les moyens d’embaucher des employés, il devait se débrouillait tout seul.
Il ouvrit la porte, jeta un rapide coup d’œil à son garage. Tout était en place et bien rangé. Il n’était pas particulièrement de nature maniaque, mais quand il s’agissait de son gagne-pain, il savait être soigneux et organisé. Il avait besoin de rigueur depuis qu’il était tout petit. Il alluma la lumière de son bureau et s’affala sur son fauteuil. Il poussa un long soupir et chercha au fond de lui la motivation de se mettre à la tâche. Il prit son agenda. Trois rendez-vous aujourd’hui en plus de la voiture qui l’attendait déjà dans le hangar.
Il ne réglerait très certainement pas les problèmes de tous les véhicules mais il comptait bien s’avancer du mieux qu’il pouvait.
Après s’être remonté les manches et regarder rapidement les multiples papiers qui s’empilaient sur son bureau, il se mit à réparer la voiture qu’il avait à disposition. Il ne parvenait pas encore à trouver le problème. Mais avec force et persuasion il savait qu’elle n’allait pas lui résister longtemps.
Alors qu’il réfléchissait sur le moteur de la coccinelle, quelqu’un entra dans son atelier, dans le fracas de la porte qui se referma derrière cet étranger.
- Monsieur Castillo ? Damon Castillo ? Demanda la voix de l’homme qui venait d’arriver. J’ai trouvé votre nom et votre adresse dans l’annuaire.
Le mécanicien sortit sa tête de sous le capot de la voiture et se tourna vers l’individu qui l’appelait. C’était un homme assez grand, squelettique et étrangement blanc de peau qui s’avança vers Damon. Il devait être âgé d’une soixantaine d’années. Son accent n’était pas originaire du Mexique. D’ailleurs Damon avait du mal à savoir d’où il venait.
- Oui ? Que voulez-vous ? S’enquit le jeune homme.
- Je suis tombé en panne à côté de votre garage et j’aimerais savoir s’il est possible que vous jetiez un coup d’œil à ma voiture.
Damon regarda celle qu’il était en train de réparer. Il pouvait bien mettre en pause quelque instant son actuelle travail afin de venir en aide à cet homme. Sans compter, qu’il était possible qu’il devienne un nouveau client potentiel. Et au vu des factures qui s’accumulaient, tout labeur était bon à prendre. Il n’était donc pas en mesure de faire la fine bouche, même avec le retard qu’il avait pris.
- Attendez, j’en ai que pour quelques secondes. Répondit le garagiste.
- Je vous remercie. Je suis garé là-bas. Commenta l’étranger en pointant du doigt une direction.
Damon embarqua avec lui quelques outils de base, puis suivit l’individus dans la direction de la voiture en panne.
Une fois parvenu, il remarqua que le véhicule était de marque Japonaise assez récente et cher. Une voiture discrète, mais qui posait souvent quelques petits soucis d’après les derniers dires. Damon analysa rapidement la situation. Par chance, ce n’était rien de grave, et encore moins quelque chose qui prenait du temps à bricoler. En deux t’en trois mouvements, la panne fut réparée.
Il s’essuya les mains sur son vieux chiffon tâché de cambouis et porta son regard vers l’homme qui était venu lui demander de l’aide.
- Je pense que j’ai résolu tous vos tracas. Mais vous devriez faire réviser votre véhicule un peu plus souvent pour éviter ce genre de désagrément ! Conseilla Damon. Je ne veux pas vous faire payer pour si peu de dépannage.
- Merci beaucoup jeune homme. Vous êtes fort bien aimable. Je dois avouer, que je ne pensais pas arriverai pas à quitter ce quartier et à rentrer chez moi vivant. Je ne suis pas très confiant à l’idée de rester ici.
- Ce n’est pas encore un coup gorge à cette heure ici. Il fait pourtant bon de ne pas trop tardé, lorsque nous possédons une voiture de cette qualité. Dans cette partie de la ville, les gens peuvent tuer pour moins que ça.
L’homme assez étrange lui sourit suite à ces dernières paroles, ouvrit la porte de sa voiture, fouilla dedans, puis tendit à Damon une enveloppe blanche.
- Si je peux vous donner un conseil, faîtes s’en bon usage. Je ne peux me permettre de ne pas vous laisser quelque chose. A tout travail, mérite salaire.
L’étrange individu monta dans sa voiture et parti comme il était venu, avec une rapidité déconcertante.
Damon rentra dans son garage l’enveloppe à la main. Elle n’était pas très grande et pas beaucoup plus épaisse. Il se doutait bien que c’était de l’argent en compensation du travail qu’il avait effectué. Malgré tout, cet homme lui avait parut curieux. Que faisait-il dans un lieu aussi défavorisé alors qu’il paraissait habiter loin de ce genre de quartier ?
Il voulut ouvrir l’enveloppe, mais son premier rendez-vous arriva et l’arracha par la même occasion, à ses pensées. Il posa alors le bout de papier sur son bureau et alla accueillir son client.

La journée était longue et compliquée. Elle lui parut d’ailleurs durée une éternité. Il fut soulagé lorsqu’il ferma la grille de son garage, marquant, ainsi, la fin de cet interminable moment.
Damon décida, avant d’aller chez lui, de faire un léger détour pour rendre visite à sa sœur. Il savait qu’elle lui redonnerait l’énergie suffisante pour recommencer son travail le lendemain matin.
Elle habitait à quelques rues son propre appartement.
Il arriva au pied de l’immeuble à la façade bleu et sonna à la porte.
La voix de sa sœur, Dolores retentit à travers l’interphone ainsi que les pleurs de son neveu.
- Je t’ouvre, tu peux monter. S’exclama-t-elle.
Le mécanicien gravit les marches jusqu’à l’appartement. L’immeuble était vieux et délabré, tout comme de nombreux autres à travers le monde, qui se détériorait peu à peu.
Une ou deux personnes dormaient par terre, dans l’obscure couloir, beaucoup trop ivres pour parvenir à ouvrir leur porte ou même à tenir debout. Quelques vêtements sales et usés jonchaient le sol recouvert d’une moquette dont on ne pouvait plus discerner la couleur.
- Oh, Damon ! S’écria sa sœur avec enthousiasme tout en tenant son bébé dans ses bras qui commençait à hurler.
Elle était entre l’encadrement de la porte, attendant l’arrivée de son frère.
Il serra contre lui Dolores et embrassa son neveu. Il rentra dans le petit appartement, décoré avec goût malgré la vétusté de ce dernier. Ce qui constait d’ailleurs énormément avec le reste de l’immeuble.
Sa sœur était très jeune. Elle avait à peine 18 ans. Quant à son beau-frère n’était pas là, car il travaillait de nuit en tant que chauffeur. C’était un garçon assez sérieux et un peu plus âgé. De toute manière, un seul pas de travers de sa part, et Damon et son frère ne lui laisserait pas une seconde chance. Leur mère avait souffert à cause d’un homme, et il était hors de question que tout recommence avec sa sœur.
Dolores changea la couche de son bébé toute en discutant avec son frère. Elle coucha par la suite, son fils dans son landau, qui s’endormit rapidement. La jeune femme souffla, et s’assit sur son canapé en tissus mauve. Elle paraissait extrêmement fatiguée, ses yeux marrons bordés par des cernes.
Sur la table des cahiers pour enfant rédigés et propagandés par le gouvernement étaient déposés ici et là. Sa sœur s’occupait de garder d’autres petits, ce qui permettait à son couple de survivre un peu mieux. Elle ne comptait pas non plus ses heures, commençant extrêmement tôt, et finissant toujours très tard.
Ce monde dans lequel ils vivaient les rongeait peu à peu. Ils ne pouvaient plus se détendre devant les films ou prendre un livre. Les rêves ayant cessé d’exister, l’imagination avait fini par s’envoler avec eux. Tous étaient conditionnés à avoir une existence dans laquelle il devait se complaire, et qui était atrocement routinière.
Chacun restait à sa place sans jamais espérer avoir mieux. De toute manière, ne pouvant plus jamais idéaliser ou rêver, il ne pouvait également plus apercevoir un avenir meilleur, ni même s’allouait un quelconque changement qui leur apporterait du bonheur. Les êtres humains se contentaient juste de survivre, vivant chaque jour la même chose qu’hier, sans chercher à se délivrait de ce mal.
L’argent ne résolvait pas le problème pour autant, mais était même devenu le moteur de ce changement. Les êtres humains étaient transformés en simples robots, presque sans conscience, qui ne fonctionnait qu’avec un billet vert. Peu importe combien ils en possédaient, ils se contentait d’être en vie, pensant que l’argent était ce qu’il leur permettait de respirer. Ils en avaient perdu l’idée même du plaisir d’en possédait. Alors que par le passé il signifiait une porte ouverte pour exaucer les rêves, aujourd’hui il ne servait plus qu’à subvenir au besoin de la vie.
Les films, les livres, les bds, les jouets, tout avait été détruit pour les maintenir le plus possible dans cet état. Les gouvernements les martelaient dès l’enfance grâce à ce qu’ils appelaient, « les droits de l’homme ». Ils consistaient à rappeler à chacun, qu’un être humain n’était sur terre que pour travailler, qu’il devait exécuter sa tâche avec le plus de rigueur possible, et qu’on lui donnerait en échange une somme d’argent mérités qui permettrait d’obtenir les trois points clefs : une maison et par conséquent un endroit où dormir, de la nourriture, et la santé pour se reproduire. Ils devaient comprendre, également, que depuis l’existence de la race humain, l’homme avait toujours agit ainsi. Par conséquent, si certains n’avaient pas d’emplois, ou était en incapacité d’en avoir, il serait un élément qui perdrait le droit de possédait de l’argent et donc de survivre. Par la même occasion, tout ceux qui dérogerait à ces règles, ou bien qui les remettraient en question, serait alors éliminés.
De plus, chacun des habitants de cette planète pouvait se donner le droit de dénoncer un individu qui lui semblait suspect ou qui détiendrait quelque chose de suspect. Il en serait récompensé par de l’argent ou autre élément permettant la survie de l’individus.
Au fur et à mesure que toute ces manigances continuaient, l’être humain finissait par avoir des nuits bercées par l’obscurité. S’entretuant les uns les autres, afin de pouvoir rester en vie. Et tout ceci en oubliant l’espoir, en oubliant la liberté, en oubliant même ce que signifiait être en vie. Ils leur arrivaient parfois, de connaître le bonheur, mais il était toujours dicté par ces fameux « droit de l’homme ».
- Comment va maman ? Demanda Damon qui observait une photo d’elle, posée sur le dessus d’une l’étagère.
- Elle va bien, elle attend de tes nouvelles, tu sais.
- Je sais, je devrais lui en donner, mais, je t’avoue que je n’ai guère le temps d’aller la voir en ce moment. Le garage m’en prend beaucoup. J’ai à peine le temps de venir te rendre visite, alors que tu habites à côté !
- Tu devrais ralentir un peu la cadence du travail, Damon.
- Tu sais très bien que je ne peux pas. Et d’ailleurs, que personne ne le peut.
Sa sœur lui sourit tristement. Elle savait pertinemment qu’ils resteraient comme ça toute leur vie. Qu’il n’y avait aucune échappatoire.
- Au fait, j’ai quelque chose pour toi et pour le petit. Dit le mécanicien en tendant l’enveloppe. Je n’ai pas encore eu le temps de l’ouvrir, mais je sais que tu en auras plus besoin que moi. Un homme, qui est tombé en panne non loin du garage, me l’a donné. C’est certainement de l’argent. Ouvre-la, nous verrons bien.
- Que crois-tu que cela pourrait être d’autre ? Ronchonna sa sœur, qui ne supportait pas que son frère puisse se poser des questions, sur des choses aussi évidentes.
De toute les façons, lorsque vous receviez quelque chose de quelqu’un ce ne pouvait être que des billets. N’ayant plus rien d’autre à offrir que les biens nécessaires à la survie.
Elle sortit de la petite enveloppe, 3 billets de 10 Pesos mexicains.
Les yeux de sa sœur s’agrandirent d’étonnement. Personne jusque-là ne leur avait donné une telle somme en une seule fois.
- Qui t’a donné ça ? Dit la jeune femme affolée. Tu trafiques l’argent maintenant ? Pourquoi il t’en a concédé autant ? Tu ne lui as pas donné ton prix habituel ?
- Je n’ai pas pu, il est parti assez vite. Il m’a tendu l’enveloppe et à filé !
- Oh bon dieu, j’espère vraiment que ce n’est que par pure gentillesse, mais…
Sa sœur regarda de nouveau à l’intérieur de l’enveloppe. Une carte de visite était restée coincé dedans. Elle la sortit d’une main tremblante. Deux phrases écrites en noir sur un fond blanc, étaient présents au milieu du morceau de papier.
- Qu’est-ce que c’est Damon ? S’agita sa sœur, inquiète.
- Je… Je ne sais pas vraiment ! Rétorque-t-il en le prenant dans les mains.
Il commença à lire à voix haute.
- « Un Homme qui vit, est un Homme qui rêve. Un Homme qui rêve, imagine, et retrouve sa liberté. L’agence de la rêverie internationale vous ouvre ses portes ».
Les deux individus se regardèrent intrigués.
- Qu’est-ce que c’est que ce charabia ? Je ne comprends pas… S’interrogea Dolores, de moins en moins rassuré.
- Je n’en ai aucune idée. Répondit Damon perplexe.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de garder cette carte. Cet homme doit agir à l’encontre des droits, j’en suis pratiquement sûr ! Tu devrais la jeter et ne plus jamais lui parler. Peut-être même le dénoncer si tu le recroises un jour.
Le jeune homme observa machinalement le recto et le verso de la carte.
- Je pense que tu as raison. Avoua-t-il. Garde tout de même l’argent, tu en as besoin et puis tu pourras toujours dire que ce sont tes économies, si quelqu’un te demande om tu les as eus.
Damon se dirigea ensuite vers la cuisine, où il démarra le broyeur à ordure. Le morceau de papier était dans ses mains, au-dessus du monticule d’ordure. Son cœur se serra à l’idée de le laisser tomber dans l’oubli parmi ces déchets. Une petite voix dans son fond intérieur, lui soufflait, que cette carte était importante et qu’il ne devait pas s’en séparer. Il resta, tout de même, statique quelques secondes devant la poubelle, ne sachant pas quelle décision prendre.
- Au fait, je te remercie quand même pour l’argent, Damon. S’exclama, soudainement, sa sœur restée dans le salon.
Il sursauta brusquement. Il faillit lâcher la carte de surprise, qui allait alors se retrouver broyer. Cette imprévisible intervention l’aida à prendre sa décision. Il glissa au fond de sa poche ce petit bout de feuille. Il ne voulait pas s’en séparer, et même, la mettre en sureté.
Il savait également, qu’il ne devait pas mettre Dolores dans la confidence. Il l’aimait, mais se doutait qu’elle serait capable de le dénoncer. Elle n’avait jamais fonctionné comme lui. Personne ne l’avait jamais fait d’ailleurs.
Il revient dans le salon, où sa sœur lisait encore les droits de l’homme. Elle leva son visage le voyant revenir.
- Je me suis débarrassé du problème. Mentit Damon. Tu n’as plus à t’inquiéter. Je n’aurais certainement jamais plus de nouvel de cet homme. Pour tout te dire, je ne connais pas son nom. Alors ne t’en fais pas. Tout est rentré dans l’ordre.
- Parfait, je te remercie ! Sourit Dolores.
Ils discutèrent encore un moment, avant que Damon ne décide de partir. Il avait ce soir, outre passé la loi. Il savait également qu’il devait se débrouiller seul quoi qu’il arrive à présent. Mais au fond de lui-même, il sentait que ce morceau de papier changerait radicalement son quotidien. Il ne restait plus qu’à savoir à présent, si cela allait être en bien ou mal.

En cliquant sur le bouton accepter, vous autorisez l'utilisation de cookies ou technologies similaires y compris celles de tiers sur notre site internet. Les cookies sont indispensables au bon fonctionnement du site et permettent de vous offrir des contenus personnalisés, d'analyser l’audience du site et de partager vos publications.
Paramétrer les cookies