Nealas

Ecrit par
Nathano5766



Je croyais que je pouvais être sans crainte. Mais un jour, ma vie va basculer, car quelqu’un en qui j’avais confiance m’a trahi. Je ne sais pas si je vais m’en sortir…


Chapitre 1

-Allez, Emma, réveille-toi ! Tu vas être en retard !

-Oui, oui maman, je me lève.

Et je me levais. Chaque matin c’était pareil. J’avais 20 ans, et ma mère ne me laissait pas encore aller toute seule dans un appartement ! Il faut dire que mon université est juste à côté de chez ma mère. Mais quand même ! J’aimerais ne plus l’avoir tout le temps sur le dos.

-Emma ! Dépêche-toi !

-Maman ! DEUX SECONDES !

Et je m’habillai, pour rejoindre au pas de course la petite pièce qui faisait office de cuisine. Comme chaque jour, je prenais un bol dans l’armoire de bois sombre, me versais du lait pris avant dans le frigo, et ma maman me donnai les céréales, car je suis une grosse mangeuse, et je mange tout ce qui passe devant moi. Pas des trucs mauvais, hein, mais des trucs quand même.

Je mangeai alors mes céréales, et rangeai le tout dans le lave-vaisselle.
-Maman, ce matin je vais avec Morgane à la FAC, elle a proposé de m’emmener.

-D’accord, mais tu devrais moins faire confiance à cette surveillante. Elle n’est pas très nette, tu sais.

-Maman, épargne-moi tes restrictions et mises en gardes. Tu es peut-être une infirmière, mais quand même.

-Je ne la sens pas, c’est tout ! Pas la peine de t’énerver ! Je n’en peux plus de toi depuis que ton père est parti…

-Ce n’est pas de ta faute, c’est lui ! Pas toi ! C’est juste qu’il est sorti avec cette c******* de Charlotte pendant un de ses voyages, et il l’a aimé en t’oubliant. Ce n’est pas de ta faute… Il ne serait pas quelqu’un d’important au niveau de la société américaine, je le zigouillerai.

-Ne dis pas de bêtises, mais moi aussi j’en ai eu envie, quand je l’ai appris. Malheureusement, c’est ces choses là qu’il se passe dans la vie. Cela pouvait très bien tomber sur moi, les voyages, les rencontres…

Et ma mère éclata en sanglots. Je voyais depuis quelques semaines qu’elle n’allait pas bien, alors j’avais décidé, la veille, que je lui écrirais un mot d’arrêt. Les infirmières travaillent trop, je trouve. Elles sont toujours en manque d’effectifs, et doivent faire tout le temps leur travail plus celui de leurs collègues absentes. Ce n’est leur faute, hein ! Elles partent parce qu’elles n’en peuvent plus, et elles n’en peuvent plus à cause de la direction qui en à rien à faire que
tout leur personnel part les uns après les autres !

Logiquement, ils donnent plus de travail à celles qui sont présentes, et, si elles refusent, elles sont virées. Et ma mère ne veut pas. Elle dit qu’elle le fait pour mon bien. C’est vrai que sans elle, nous en pourrions plus vivre. Mon père m’envoie quand même tous les mois 200€, mais je les transfère directement sur le compte de ma mère, sans qu’elle le sache. Je me dis que je ne peux accepter l’argent sale de mon père. Elle non plus, ne voudrait pas, mais c’est pour son bien, qu’elle les utilise sans le savoir.



Chapitre 2




-Maman, hier soir, j’ai réfléchi. Tu ne peux pas continuer comme ça. Tu travailles trop. Je t’ai fait un mot d’arrêt. Tu…

-Non, Emma. Je dois aller travailler pour mon honneur et pour la tienne. Avec mes collègues, nous avons décidé de toujours venir, maintenant, pour nous occuper des personnes
âgées et malades. Et puis, de toute façon, il y a ton école à payer, et notre nourriture alors !
-Maman, laisse-moi finir. Lors des congés de maladies, tu es quand même payée. Et puis, cette histoire, avec tes collègues, c’est du grand n’importe quoi ! Cite-moi quelqu’un qui a respecté votre accord débile.
-Moi, et puis, heu…
-Voilà, il n’y a que toi. Toutes tes collègues sont des menteuses et des vipères. Elles s’en foutent des personnes âgées et malades. Tu te rends compte ! Elles profitent que tu aies confiance en elles, pour partir et te filer le boulot !
-Bon, d’accord, je suis vaincue. Mais ne fais pas n’importe quoi à l’université. C’est ton avenir qui est en jeu. Tu dois…
Dès que j’eus posé le mot d’arrêt sur le plan de travail, je filai alors que ma mère continuait à parler alors que j’avais déjà fermé la porte de l’appartement.
Pauvre maman. Heureusement encore qu’elle ne porte pas le nom de mon père, Stradington, parce qu’elle se ferait encore ridiculiser. Mon père, Eric Stradington, homme haut placé dans la politique américaine, était le pire bouffon de tous les temps. Il était à la fois quelqu’un qui se prenait pour un fort, un macho, un de ces gars qui sont vraiment cools, dans les films. Mais alors, quand son petit président chéri Okonimol est avec lui, on à l’impression qu’il n’est rien du tout à côté de lui ! Ce n’est qu’un minable qui se croit beau et fort ! Il n’est
rien comparé à l’immensité de l’univers. Et me voilà commencer à faire de la philosophie.


Chapitre 3


J’ouvris la porte de l’immeuble, et montait alors dans la voiture de Morgane.
-Salut, Emma. Tu vas bien ?
-Oui très bien, et toi ?
-Moi ça va. Ça tombe bien que tu sois en forme, car aujourd’hui est une journée très chargée.
-Oh oui, je sais ! Nous avons les contrôles communs blancs ! C’est du lourd !
-Oh non, je ne parlais pas de ça. Notre direction n’est pas l’université.
-Quoi ! Morgane ! Que ce qu’il se passe ?
-Tu comprendras bien assez vite.
-Non ! Tu ne peux pas faire ça ! Nous sommes comme des amies !
-Non, j’ai joué le jeu jusqu'à la fin.
Et là, je voulus ouvrir la portière. Mais Morgane fut plus vive que moi, et elle la bloqua facilement depuis le centre de contrôle de la voiture. Mon instinct m’indiqua alors de casser la vitre. Mais encore une fois, elle fut plus rapide. Elle démarra. Je ne pouvais pas casser la vitre sans tomber par la suite sur la route et me blesser. Morgane savait tout cela. J’avais tout partagé avec elle. Tous mes secrets, toute ma vie ! Je ne sais pas comment je vais faire. C’est vraiment catastrophique…
-Allez, ne fais pas cette tête, je suis sûre que tu te plairas là où je vais t’emmener.
Soudain, je me souvins que j’avais 21 ans, et que j’avais passé le permis pour mes 18. D’un coup, je me détachai, et sautai sur les genoux de Morgane qui ne se doutait de rien. Mais encore une fois, elle fut plus rapide que moi.
-Non non, toi, tu restes là.
Et d’un coup Morgane leva le doigt, et me souleva avec une sorte de force invisible. J’étais entrain de léviter ! Morgane était entrain de me soulever, sans me toucher. Paniquée, je la regardai. Elle avait les yeux bleus. D’un bleu que je n’avais jamais vu. Ils n’étaient ni bleu clair, ni bleu ciel, ni turquoise, un bleu… je ne savais pas ! Soudain, elle me reposa sur mon siège, et actionna un levier à côté de son siège, et une vitre entoura le siège, m’emprisonnant. Je vis alors qu’il y avait des
trous pour me laisser respirer. Son but n’était pas de me tuer. Quand la vitre m’englobant fut entièrement montée, Morgane me montra quelque chose d’inattendu.



Chapitre 4


Morgane souleva ses cheveux qui lui barraient le front, et je vis alors une sorte de pierre bleue, d’un bleu… comme celui de ses yeux ! Je ne l’avais jamais remarqué.
-Tu vois, cette pierre que j’ai sur le front, c’est à cause de ton père que je la porte. Tu ne le sais pas, mais je suis ta cousine, et j’ai 24 ans.
-Moi qui croyais tout savoir sur toi ! Tu n’as fait que me mentir !
J’étais un peu attristée par sa déclaration, et je ne prenais toujours pas ses paroles au sérieux.
-Ce n’est pas possible, je ne t’ai jamais vue aux diners de famille, où à n’importe quoi de spécial entre nous ! Comment mon père a-t-il pu t’infliger des choses pareilles, alors qu’il est
à plusieurs milliers de kilomètres de l’endroit ou nous nous trouvons ! Et comment as-tu fait pour me soulever alors que tu ne me touchais même pas ! Et c’est quoi cette pierre ! Et c’est quoi la couleur de tes yeux ! Je ne l’ai ais jamais vu de cette couleur, ça m’aurait frappée avant ! Et pourquoi est-ce que mon père t’aurait fait ça ! Et puis…
-Du calme, Emma. Je vais tout reprendre depuis le début.
-Et…
-Taratata. C’est moi qui parle, sinon, tu n’auras rien. Je venais, à chaque repas du dimanche, chez vous, comme avant. Sauf que tu n’étais pas née. Ton père et ta mère étaient encore ensemble. Ma mère, est la sœur de ton père. Lors du mariage de tes parents, ton père imposa de porter la pierre Kabram à ta mère. Celle-ci, ne sachant ce que c’était et ayant confiance en son compagnon, accepta. Mais quand elle sut ce qu’il s’agissait vraiment, elle s’énerva, et quitta la salle de réception. La cérémonie de la pierre, est le jour où quelqu’un doit avoir sa pierre.
Je pense que je vais reprendre l’histoire des pierres depuis le début, parce que je vois à ton visage que tu ne comprends rien à ce que je raconte, car je ne suis pas une bonne conteuse et que tes parents ne t’ont jamais formé à ce que je te dis maintenant.
Il existe beaucoup de pierres de couleur. Une Fos, une Olkies, une Nealas, une Dracono, une Kabram, une Jauk, une Gébra,
une Arméno, une Taluri, une Zacor, une Nakumi, une Hokns, une Makt, une Argletam, une Cherstru, et bien d’autres encore. Chacune de celles que je viens de citer sont d’une couleur différente des autres. Les pierres ont été découvertes il y a longtemps, par les ancêtres de notre lignée. Elles étaient incrustées à même la roche, dans une grotte. Lors de leur trouvaille, nos ancêtres étaient submergées par le pouvoir. D’après la Légende, les dieux des pierres ont appris aux hommes le Langage, qui fut la langue officielle dans laquelle on ne peut mentir, pendant plusieurs décennies dans notre famille. Mais elle n’a pas été reconnue par les gens normaux de l’époque, et est peu à peu sombrée dans l’oubli. Mais nous n’avons pas baissé les bras. Nous avons réinventé le Langage. Les pierres ont bien dû s’adapter, car elles ne réagissaient qu’à l’ancien Langage. La pierre bleue, la pierre Kabram, qui est dans mon front, c’est celle là qui aurait dû être offerte à ta mère, car tous les possesseurs de pierres doivent être avec en compagnie de quelqu’un qui possède une pierre. Donc, je reprends. La pierre Kabram s’est vue être refusée par ta mère quand on la lui a présentée. Comme la pierre devait être utilisée, ils ont cherché quelqu’un d’apte dans la foule. Et les yeux de ton père se sont posés sur moi. Normalement, on ne peut offrir une pierre à quelqu’un de moins de 10 ans. Moi, j’avais 9 ans et j’allais avoir 10 dans quelques jours. Comme j’étais fatiguée par avoir fait la fête, qu’il était tard et que je n’étais qu’une enfant, je ne pouvais refuser la pierre, parce que je n’avais pas d’autorité. Et c’est comme ça que, le jour
du mariage de tes parents, je me fis sacrer par la dynastie des Arkamans. (Possesseurs de pierres) Grâce à ma pierre, je peux faire léviter n’importe quel objet, bâtiment ou personne. Mais plus c’est lourd, plus j’ai besoin de me concentrer.
-Ok, mais ça n’explique pas le fait que tu m’emmènes quelque part sans l’autorisation de ma mère.
-Parce que toi aussi, tu dois te faire sacrer, et aujourd’hui.
-Sais-tu quelle pierre j’aurais ?
-Non, cela dépend de l’attirance vers laquelle tu auras. Tu peux aussi tomber dessus par hasard, comme ça. Elle peut très bien disparaître de la collection que nous avons, dans la famille, pour apparaître dans l’endroit le plus approprié à la rencontre avec elle.
-C’est très bizarre, mais ça ne m’explique toujours pas le fait que tu m’envoies je ne sais où !
-C’est à cause de ton père. Quand il se souvint que tu existais et que tu n’étais pas encore sacrée, il a ordonné au membre de la famille le plus proche se rapproche de toi le plus possible, pour ensuite t’amadouer et t’enlever.
-Et tu as accepté ?!
-J’étais obligée. Et quand on refuse une mission donnée par ton père, le chef des Arkamans, soit tu te fais couper la tête ou soit on te retire ta pierre, ce qui est très douloureux et
traumatisant. Normalement, on ne peut enlever la pierre étant sur quelqu’un encore en vie, mais ton père pense qu’il peut passer au-dessus de ces lois dictées par nos ancêtres pour le bien et la continuité des Arkamans.
-C’est un être encore plus infâme que je ne l’avais imaginé ! Mais quelle pierre porte-il ?
-Il doit porter la pierre Makt (La pierre Dorée). Elle donne à son porteur le pouvoir du Savoir et de L’intelligence. C’est pour ça qu’il est aussi stratège. Et je ne sais pas si tu te l’es déjà demandé, mais ce n’est pas Okonimol, le président des USA. C’est Stradington ! C’est ton père ! En tant que premier ministre, il manipule le président à sa guise, grâce à ses connaissances, que nos ancêtres, nos chers ancêtres, avaient. C’est eux, qui à l’époque, faisaient part de leur savoir en étant enseignant. C’est pour ça que nous avions tout ce qui nous fallait dans la famille. Des enseignant, des chasseurs, des manipulateurs, etc… Chacun apportait de sa manière une aide au clan des Arkamans. Oh, tiens, voilà la sortie de l’autoroute à prendre.

Chapitre 5

Sur le panneau de la sortie, il y avait marqué : Ornamhi.
-Où est Ornamhi ?
-C’est là que nous allons. Ton père a insisté pour que tu ne voies pas le voyage, mais il ne sait pas que tu es dans une cage de verre, et que tu vois quand même la route. Alors ne lui dit pas, d’accord ?
-Oh non, je ferais comme si je n’avais pas parlé avec toi du voyage, car je ne veux pas que tu soies tuée par ma faute. Il est déjà assez méchant avec vous comme ça. En plus, quand j’aurais trouvé ma pierre, je le détrônerais, toute seule s’il le faut.
-Ne dis pas de bêtises. La plupart de ceux qui ont essayé de le dissuader de faire ce qu’il fait, ont soit finis au cachot, ou soit rayés de l’existence humaine.
-Mais alors, vous ne devez plus être beaucoup !
-Oh si, ne t’inquiète pas. Depuis que j’ai le droit d’entrer dans la base des Arkamans, je ne connais que deux personnes qui se soient osées à aller à l’encontre de ce qu’il avait dit.
-Mais il n’est pas le plus vieux !
-Oui, mais comme les personnes âgées sont sages, elles ont décidé de ne pas aller contredire ton père. Il y en a quand même quelques-uns plus courageux qui font lever certaines rumeurs à sont sujet. Mais je ne pense pas qu’il te sera utile de le faire.
-Oh que si. Comme je suis sa fille, je ne pense pas qu’il réagira de la même façon, et je pourrais monter dans son dos une rébellion !
-Oh, ne t’inquiète pas ! Il te réservera le même sort qu’a tout le monde ! Dans les deux personnes que j’ai citées, il y avait le frère de ton père. Je peux te dire que sur les deux sentences possibles à avoir, ton oncle à eu la permission sans retour de mourir…
-Mais c’était son frère !
-Malheureusement, oui. Maintenant, il faut que j’active la vitre sombre noire, car ton père ne veut quand même pas que tu voies l’entrée de notre repère secret.
-Bon d’accord, mais comment vas-tu faire savoir que nous n’avons pas parlé ?
-Cette cabine est aussi faite pour qu’aucune parole ne soit entendue, de l’intérieur vers l’extérieur, et inversement.
-Comme cette cabine est noire, je ferais semblant d’être éblouie par le soleil, et de ne rien savoir à son propos, qui vous êtes et ce que vous me voulez.
-D’accord, mais n’en fait pas trop.
Et Morgane, ma cousine que je n’avais jamais suspectée, m’enferma dans une vitre semblable à celle d’avant, mais feutrée et noire.
Chapitre 6

A peu près vingt minutes après, la voiture qui me transportait s’arrêta.
-Que ce qui se passe, Morgane ? Pourquoi on s’arrête ?
Je devais paraître sotte, car je ne pouvais parler à Morgane directement. J’attendis que la vitre descende pour essayer de m’expliquer avec Morgane. Mais elle n’était plus là. Je regardai alors prudemment autour de moi, pour voir si elle ne m’avait pas encore joué des tours avec ses histoires farfelues sur mon père.
Elle était bien au-dehors, faisant la bise à des personnes que je ne connaissais pas en vrai, mais que j’avais déjà vu sur des portrais à la maison. Si je ne me trompai pas, il y avait Noa Gavec, mon oncle, et Marina Binos une autre de mes cousines.
Morgane discutait avec ces personnes, et me jetait quelques coups d’œil inquiets. Il fallait que je bouge, pour faire croire aux personnes présentes que je ne savais rien.
-Eh, oh ! Criai-je, pourquoi est ce que vous m’enfermez ?
Noa se retourna, et je pus apercevoir qu’il avait une pierre brune. Il me regarda alors intensément. Je fus obligée de détourner le regard, car mon oncle avait un regard bizarre, qui vous juge sans vous juger. Alors, je partais à la recherche d’un manuel, m’indiquant quelle pierre avait quel nom, et quel pouvoir. Par bonheur, il y en avait un caché juste devant moi, dans la boite à gants.
La pierre Verte-Fos générait la résistance et la force. La pierre Noire-Olkies, permettait de créer des trous noirs. La pierre Blanche-Nealas, donnait le pouvoir d’entrer dans la tête des gens pour leur parler, ou prendre leur contrôle.
Il y en avait tellement, que je ne trouvais pas celle que je cherchais, la pierre Brune. Ah, si elle est là.
La pierre Brune-Zacor, accordait à son porteur la faculté de multiplier sa vitesse aérobie. Je me demandais quelle distance mon oncle Noa pouvait parcourir et à quelle vitesse ?
Je me lassais vite de ces noms que je ne connaissais pas, et tombai sur un autre chapitre : « Le Langage ». Morgane m’en avait parlé, mais vaguement. Je commençai alors la lecture de ce volet mystérieux.
« D’après les cultures anciennes de la famille des Arkamans, les pierres et le Langage, ont été décernées par les Dieux. L’Ancien Langage, fut la langue parlée par la famille des Arkamans lors de son commencement. Malheureusement, la famille des Arkamans oublia peu à peu cette langue dans laquelle on ne peut mentir, à cause de cette minorité dans la famille des Arkamans par rapport au monde extérieur. Quelques années plus tard (50 ans environ), est arrivée une nouvelle génération. Celle-ci se chargea alors de réinventer un autre Langage, le nouveau qui remplacerait l’ancien. Mais ce ne fut pas facile, car ce n’est pas tâche simple que de créer une langue. Surtout que les pierres, étaient inactives au
contact de langues étrangères à l’Ancien Langage. Mais comme la nouvelle langue, possédait beaucoup de termes de l’ancienne, cela à quand même réveillé la parole des pierres, qui ont dû s’adapter au Langage. Dans cette nouvelle langue, on ne peut mentir. »
Voilà. Maintenant, j’étais calée sur la Langage. Il ne me restait plus qu’a l’apprendre ! Ce qui ne devait pas être chose facile, quand on ignorait son existence il y a moins d’une semaine !
Mais après avoir lu ce petit texte, je me rendis compte que Morgane était cramée. Si mon père, choisissait de l’interroger dans le Langage, elle ne pourrait mentir, et donc révéler qu’elle ne m’avait pas enfermée pendant tout le long du voyage. Mais bon, laissons ce gros problème de côté, car ma cousine Marina était entrain de venir vers moi, pour m’ouvrir la portière. Je rangeais alors le manuel rapidement.
-Bonjour ! Tu es Emma n’ai ce pas ?
-Oui, mais qui êtes-vous ? Pourquoi je ne suis pas à la FAC ? Pourquoi…
-Attends deux minutes ! Je suis ta cousine, Marina Binos. Et là-haut, il y a aussi ton autre cousine, Morgane Binos. Nous sommes sœurs.
C’est vrai que je n’y avais jamais fait attention, mais Morgane possédait quasiment les mêmes traits de visage que Marina.
-Et l’homme là-bas, qui est-ce ?
-C’est le frère de ton père, qui dirige la famille des Arkamans. Il s’appelle Noa Gavec. Il devait s’appeler Noa Stradington, mais il a changé ensuite pour avoir une couverture optimale. D’ailleurs, ton père à instauré une règle. Il n’y a que lui et sa femme, qui peuvent porter le nom de Stradington, pour nous protéger. Mais je pense que c’est parce qu’il veut s’attribuer tout le mérite, mais bon, viens avec nous, on va te présenter !
-D’accord, répondis-je sans méfiance.
Marina m’emmena aux côtés de mon oncle, et il me prit dans ses bras.
-Oh la la, ma p‘tite ! Qu’est-ce que tu as grandi, depuis la dernière fois que je t’ai vu ! Tu ne dépassais pas les un mètres !
-Euh oui d’accord, fis-je un peu gênée, est-ce que vous pouvez me lâcher maintenant ?
-Bien sûr ! Mais arrête de nous vouvoyer, tu es ici chez toi !
-Oui, mais où sommes-nous ?
-Ah ça, nous ne pouvons te le dire, car ton père nous a encore interdit le droit ! Il nous interdit tout de toute façon !
-Mais pourquoi parlez-vous de mon père ? Dis-je en faisant un clin d’œil discret à Morgane.
-Ah, oui, tu n’es pas au courant. Ça aussi il te l’avait interdit, Morgane.
-Oui, je sais. Mais je lui ai quand même expliqué. Elle avait le droit de savoir ! Et si je ne lui avais pas dit, la pierre qui lui revient de droit se serai peut-être téléportée dans la voiture, parce que c’est un fort moment de se faire enlever, répondit Morgane.
-Ah, mais que vas-tu faire si Eric Stradington l’apprend ? La questionna Marina.
Eric est le nom de mon père détesté.
-Je serais obligée de mentir… Mais j’ai confiance en vous et je sais que vous ne me cafterez pas. Nous sommes les seuls maillons de la résistance, pour l’instant, et comme nous ne sommes que trois, je pense qu’il ne se doute pas un seul instant qu’une révolution est entrain de se préparer ! Leur lança Morgane.
-Taratata. Je suis là moi ! On est quatre ! Et puis, si ça se trouve, j’aurais une pierre qui possèdera un pouvoir plus grand que celui de mon père ! Et on pourra refaire une famille des Arkamans unie ! Dis-je, à bout de patience. On ne peu plus attendre ! Il faut le renverser !
-Emma, deux secondes, s’il te plaît. Nous ne sommes que trois, parce que les autres, même si ils le voulaient, ils ne pourraient pas se joindre à nous. Nous sommes les trois seuls, parce que nous avons échappés au Serment. Ton père à aussi instauré une règle, tout ceux qui ont une pierre, doivent prêter un serment. Noa ne l’a pas fait, car il a reçu sa pierre
avant que ton père soit au pouvoir. Marina, c’est parce que son pouvoir de pierre s’est manifesté quand elle avait cinq ans, et elle n’a donc pas prêté serment. Moi, c’est parce que j’ai reçu ma pierre par la force, puisque j’étais enfant. On ne m’avait pas demandé mon avis. Quelques règles des anciens ont quand même survécu, quand ton père est arrivé et à tout chamboulé, m’expliqua lentement et patiemment Morgane.
-Bon, maintenant, on rentre voir ton père ! S’écria Noa, pour remettre un peu de pétillement dans l’air.





Chapitre 7

L’endroit où nous nous étions garés, avec Morgane, était sobre. Il s’agissait d’un simple parking sans âme qui vive ni aménagements. Sur la gauche, il y avait une falaise. Sur la droite, il y avait du vide.
Noa me prit par le bras, et m’entraîna vers la falaise. Plus je m’approchais, plus j’avais l’impression que la montagne n’était pas naturelle. Quand elle fut toute proche de moi, je vis une sorte de boitier noir. Noa appuya dessus, et un écran tactile apparut. Il y avait plusieurs touches, à chiffres. Il tapa un code, et subitement, un « BIP » se fit entendre.
Noa me dit de le suivre, et il contourna le gros bloc de roc. Je le suivis, et découvris en fait une large ouverture, derrière. Mon oncle continua d’avancer et je m’introduisis dans l’arche. En levant la tête, j’aperçus une cavité, qui renfermait un panneau coulissant, qui devait descendre jusqu’au sol. Mon oncle marchait toujours en avant, et je courrai pour me trouver à ses côtés. Si l’endroit n’était pas hostile, il n’était pas non plus accueillant. On voyait bien que ce tunnel avait été creusé par l’homme, car il y avait, sur tous les côtés, des marques de pelles, qui avaient servies à créer cette entrée. Néanmoins, il restait quand même en hauteur, des piques de granit, menaçantes de tomber à chaque instant.
-Je n’aime pas trop cet endroit, dis-je à Noa. Mais où m’emmènes-tu ?
-Oh, c’est dommage que tu n’aimes pas. Parce que maintenant, tu vas passer la plupart de ton temps ici, mais tu t’y feras. Et, tu verras bien ou je t’emmène. Pour l’instant, je n’ai pas trop le droit de te le dire, mais comme c’est toi, je t’emmène voir ton père. Dans quelques heures, quand tu auras déballé tes affaires et tu seras installée dans tes appartements.
-Quoi ?! Je vais vivre ici ? Avec vous tous ?!
-Oups, je t’en ai peux être trop dit. Mais oui, tu vivras ici, tant que tu n’auras pas terminé ton entraînement.
-Mon entraînement de quoi ?
-Réfléchis, voyons ! Quand tu recevras ta pierre, n’importe laquelle soit elle, tu seras formée, pour intervenir dans toutes les situations possibles imaginables. Aussi, tu auras des professeurs, de la famille bien sûr, qui t’enseigneront beaucoup de choses sur l’histoire des Arkamans. C’est aussi grâce à eux que tu pourras parler le Langage.
-Mais pourquoi vous ne m’en avez pas parlé avant. Je pourrais peut-être déjà connaître quelques mots, et tout…
-Ah non, Emma. Ca ne se passe pas comme ça. Uno, tu ne peux apprendre le Langage sans ta pierre. Deuxio, le Langage ne s’apprend pas : c’est un déclic qui se passe, à force de te parler comme ça. Voilà. Mais bon, tu l’apprendras plus tôt que tu ne le crois. Bon, on va rentrer. Tiens-toi droite et fière.
Comme me l’avait dit mon oncle, il y avait une porte noire, et à côté, un boitier noir. Cette fois, Noa prononça juste son prénom, puis ce fut à mon tour. Soudain, la porte s’ouvrit subitement. Je ne pouvais donc maintenant plus reculer.
Dans l’ombre, j’aperçus plusieurs hommes et femmes se cacher, pour ne pas être reconnus. J’entrai dans l’endroit assez sombre, mais éclairé par quelques lanternes à combustion. C’était une vaste caverne, mais plus grande encore que la précédente. Celle-ci devait au moins bien
mesurer environ 70 mètres de haut. Sur ma gauche, il y avait un grand roc, haut de 4 mètres à peu près. Il me faisait penser à un balcon naturel. Je ne devais pas me tromper, puisque après l’avoir passé, je me retournai pour voir un escalier qui montait en haut du grand édifice fabriqué par la nature. A droite, il y avait une grande plaine souterraine, où il y avait un véritable village. Cette avancée sous la montagne semblait se continuer jusqu'à l’infini, puisqu’on n’en voyait pas le bout.
Mais c’était vers là où nous allions que mon regard était emporté. Il y avait un grand château, accolé à la paroi finale. Un château comme dans mes nombreux rêves ou cauchemars, qui était parfois la possession du bien ou du mal.
Il possédait deux hautes tours, blanches et éclatantes malgré la pénombre. Elles étaient les extrémités d’un long et large rempart, qui ensuite, après avoir contourné les magnifiques tours, vint se fermer contre la puissante roche derrière lui. Au milieu du rempart principal, il y avait une lourde porte de bois, striée de métal. Celle-ci était composée de deux volets. Plus nous nous rapprochions, plus j’avais la certitude exacte que c’était le travail de mon père, dans cette grotte qui devait être centenaire, et qui avait donné un refuge aux Arkamans, en quête d’un chez eux.
Chapitre 8


Au fur et à mesure que nous avancions vers le majestueux palais, de plus en plus de gens venaient vers nous. Ils arrivaient, de ça, de là. Un est même apparu juste devant moi, subitement, me barrant presque la route. Il devait posséder le pouvoir de la téléportation, ou alors de l’invisibilité. Mais mon oncle le regarda bizarrement, et le malheureux disparut de la même manière qu’il était venu.
Enfin, nous arrivions aux portes du gigantesque château. De plus près, je remarquai que les portes étaient incrustées de diamants minuscules, qui brillaient de mille feux. Je me demandai alors pourquoi je ne les avais pas vus avant.
-Pourquoi est-ce que l’on ne voit pas les cristaux briller avant ?
-Ah, c’est une très bonne question, et qui prouve que tu peux entrer dans le château. Je vais t’expliquer. C’est ton père qui a voulu ça, parce qu’une fois, nous nous sommes trompés de personne à former, et, quand sa formation fut fini, lors du sacrement, il ne trouva aucune pierre. Aucune ne l’accepta. C’était le signe qu’il ne faisait pas partie de la famille. Alors, maintenant, pour que quelqu’un entre dans cette grande bâtisse, il faut qu’il ait vu les cristaux éblouissants, sinon, il n’entre pas.
-Donc je peux entrer !
-Oui, et cela m’ôte cette question du cœur. Je ne veux pas qu’après que l’on soit connus tout les deux, je ne veux pas voir une autre personne mourir. C’est inadmissible pour moi. D’ailleurs, dès que je pourrais, je renverserai ton père. Il est le cadet de notre famille, mais il a quand même pris les rênes de la situation. En faisant cela, il a bafoué l’honneur des Stradington. Mais maintenant chut. Il ne faut dire aucun mot de ce sujet à ton père. Il est capable de tout, tu sais.
-Mais oui, et tu me bafoues moi, en disant que c’est mon père. Je n’accepterai jamais que cet être vil et méchant soit mon père. De toute façon, je ne prêterais jamais serment. Il verra ce qu’il verra. Il ne perd rien pour attendre. Mais avant, il faut que je me comporte de la façon la plus naturelle possible. Il ne faut pas qu’il suspecte mon changement de camp. Sinon, je risque d’être moi aussi tuée, et je ne le veux pas.
-Maintenant, chut. Et je suis sûr qu’il t’obligera à prêter serment. A moins que tu puisses l’éviter, parce que tu es sa fille. On va rentrer. Tiens-toi prête.
Et d’un coup, les deux portes deux bois s’ouvrirent brutalement, pour laisser place à une cour gigantesque et magnifique. Elle était ornée de pavés, qui brillaient fortement malgré l’absence de lumière, et les remparts en terre qu’on voyait depuis l’extérieur étaient en fait de véritables murs d’enceintes. Ils étaient parcourus par de petits chemins de ronde surélevés. Eux aussi étaient décorés. Au centre de cette cour, il y avait un puits, qui était surmonté d’un petit toit de tuiles rouges, qui était soutenu par deux poutres en bois de chêne. Sur ma gauche, il y avait une grande tour de briques mates, qui ne reflétait pas l’éclatante blancheur des pavés. Ce lieu sans joie devait être le donjon. Sacré endroit. A ma droite, il y avait une sorte de préau. Plusieurs enfants jouaient tranquillement, sous l’œil bienveillant d’un adulte vêtu d’une longue robe noire. Ce devait être l’école dont m’avait parlé mon oncle, où j’apprendrais à mon tour. Mais je n’avais pas encore fini de m’émerveiller dans ce paradis. En face de moi, il y avait le palais. Deux colonnes blanches ornaient l’entrée, surmontée d’un porche magnifique, représentant la grandeur des lieux. Sur la gauche et la droite du porche, il y avait deux artères qui partaient vers la direction inverse de la paroi. Elles étaient hautes d’à peu près vingt mètres.
Au loin, devant le proche, je pus apercevoir quelques silhouettes.
-Ils arrivent, dis mon oncle d’un ton froid comme de la glace.

Chapitre 9


-Oh, quelle bonne surprise ! Ma fille ! La dernière fois que je t’ai vu, tu étais encore dans le berceau, dis la personne qui croyait pouvoir être mon père.
-C’est parce que tu as lâché ma mère, imbécile ! Sans ton geste idiot, on serait comme une famille ! Je ne te considère même plus comme mon propre père.
-Eh, oh, tu ne parles pas à ton chef comme ça, gamine, lança un gars à côté de mon père. Il était musclé, avec des cheveux blonds, et une hache à son côté.
-Je t’ai pas sonné toi, alors tu vas rester dans ton coin comme t’étais avant, sale chien ! Répondis-je à son commentaire.
-Ah Emma…
-Ne m’appelle plus comme ça ! Hurlai-je en entrant dans une colère noire. Tu n’as pas le droit. Tu as tout plaqué, tu as tout fichu en l’air. Tu avais promis une belle vie à maman sans rien en échange…
Je n’en pouvais plus. Cet être infâme qui se disait être mon père, commençai à vraiment m’énerver. La dernière fois que quelqu’un m’avait énervé, c’était à la maternelle, et je l’avais envoyé d’un coup de poing à l’hôpital.
-Bon tout le monde va se calmer. Emma…
-Arrête ! Tu ne sais pas dans quoi tu t’envoles ! Tu…
-Emma, arrête, me dis mon oncle qui était resté en retrait lors de la conversation. Il faut que tu te calmes, continua –t-il en chuchotant dans mon oreille. Tu vois le type qui accompagne ton père, il est capable de te couper en miettes. Il a la pierre Arméno/Orange. Il peut s’enflammer et te carboniser en un coup.
Tout à coup, je me calmai. Quelque chose m’empêchais de m’attaquer à mon père. Une sorte de force invisible. Je pouvais la sentir. La toucher, l’effleurer.
Soudain, je sentis la même force devenir plus forte, et se contracter. Sauf que moi j’étais à l’intérieur. L’avais l’impression que deux marteaux tapaient sur moi pour m’aplatir. Je ne pouvais plus bouger, et j’en avais le souffle coupé. Je criai, mais personne ne me répondit. Mes paupières étaient lourdes, et elles se fermèrent peu à peu. Mais je fis un effort immense pour continuer de regarder, et observer autour de moi. Devant mon corps qui devait être par terre et aplati, je vis deux ombres s’avancer. L’une de mon oncle, et l’autre de mon père. Je levai le bras en signe d’impuissance, signe à un effroyable effort. Mais soudain, je ressentis, dans ma main, une douleur qui ne pouvait pas être humaine.
Tout à coup, tout redevint normal. Je pus me relever, et constater que beaucoup de personnes qui s’étaient
approchées pendant ma douleur, me regardaient d’un air ébahi. Mon oncle et mon père, devant moi, me regardaient incrédule. Le soldat qui m’avait disputé tout à l’heure était chancelant, soutenu par sa hache qui était posée lame contre terre.
-Ben quoi, dis-je avant de m’apercevoir que me voix avait considérablement augmenté.
Plusieurs personnes, dans le petit groupe qui grossissait autour de moi, murmurèrent :
-Regardez ce qu’elle a à la main !
Puis, je me souvenu que j’avais ressenti une très grande douleur à la main. Je le retournai pour regarder la paume, et là, quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris une pierre ! Elle était blanche, et brillait de mille feux.
-Emma, reste comme tu es. Il ne faut pas que tu bouges, me dis mon oncle, avec de l’émotion dans la voix.
-Pourquoi ? Demandai-je.
-Comme ton corps n’est pas encore habitué à la pierre Nealas/Blanche, il la repousse. Et si tu effectues le moindre geste, ton pouvoir sortira en direction de quelqu’un puisque ton cerveau n’est pas encore relié à la source de pouvoir. Il ne peut donc pas la contrôler. Ta pierre ne sait pas quand elle doit attaquer, parce qu’elle n’est pas connectée à tes émotions et tes décisions. Donc reste comme ça, et rien ne se passera. Cela peut prendre quelques minutes.
-Mais quelle pierre je porte ? Je n’ai pas lu le nom de cette pierre quand j’ai lu le manuel de la voiture de Morgane, dis-je insouciante.
-Quoi ?! Morgane t’a parlé des pierres ! Je le lui avais pourtant interdit ! Hurla mon père plein de rage.
-Oh non, cela va encore finir en bouillie, murmura une voix que je ne connaissais pas.
-Elle me l’a enseignée, parce que je lui ai demandé. C’est mon droit. Ce n’est pas de sa faute, répondis-je à mon père. Mon oncle, quel est le pouvoir de ma pierre ?
-Mmmm… Elle doit t’offrir le pouvoir de rentrer dans la tête des gens, pour leur parler, ou alors pour prendre leur contrôle, répondis-mon oncle, qui tremblait en regardant mon père.
-Je le savais ! murmura-t-il. Je savais qu’apporter cette fille ici ne m’attirerait que des ennuis, continua-t-il alors qu’il rebroussait chemin vers le château.
Soudain, je sentis que la lumière que la pierre émettait rentrait dans mon corps.
-C’est bon, Emma. Tu peux bouger. Maintenant, ta pierre ne t’obéira que si tu le veux. Elle sait donc quand agir, expliqua mon oncle, en regardant la foule qui s’éclipsait peu à peu.
-D’accord, dis-je en avançant vers mon oncle pour le soutenir. Mais pourquoi mon père est-il parti ? Pourquoi a-t-il dit que je lui apporterais une menace ? Est-il au courant de la rébellion ?

-Je vais t’expliquer sincèrement. Mais d’abord, je veux que tu entres dans le palais, et que tu regardes sur la grande plaque située à gauche quand tu rentres. Elle est magique. Ton nom apparaîtra à côté d’un numéro. C’est celui de ta chambre. Ensuite, vas le dire à l’accueil. Elle est facile à repérer. C’est l’endroit où il y a un grand comptoir, une grande cavité à l’arrière, qui sert à stocker les clés des chambres. L’hôte t’emmènera à ta chambre. Enfin, quand tu auras terminé de déballer tes affaires, rends-toi dans le grand salon. Encore une fois, c’est facile. C’est sur la droite quand tu entres. Je t’y raconterais ce que tu dois et que tu as le droit de savoir.

-D’accord, dis-je, un peu attristée par la déclaration de mon oncle. Je pensais qu’il allait me dire tout ce que je voulais au moment précis où je le demandais.


Chapitre 10

Comme me l’avait demandé mon oncle, je filai vers l’entrée du château. Quand j’arrivais enfin sous le porche luxueux, je vis que toutes sortes de décorations de couleurs étaient mises de ça et de là. A gauche de l’entrée, il y avait une magnifique plaque dorée. Dessus, il y avait marqué les inscriptions suivantes :
« Aujourd’hui, le 2O décembre 1895, je déclare officiellement ouvert, le palais de la grotte des Arkamans ! C’est moi, le quinzième dirigeant de cette magnifique famille qui vit depuis des siècles ! C’est moi, qui ai demandé la construction de ce palais, quand l’on recevait les personnes de grandes marques. Très humblement, je remercie toutes les personnes de la famille des Arkamans qui ont aidé à construire ce magnifique palais.

M. Antoine Hanton… »

En dessous de sa signature, il y avait gravé la tête de ce M. Hanton.

Dès que j’eus fini ma passionnant lecture sur le château et mon observation, j’entrais, et découvrit un vaste hall d’entrée. En face de moi, il y avait l’accueil dont m’avait parlé mon oncle. Toujours en face de moi, il y avait deux escaliers magnifiques qui tournaient en rond, et venaient s’arrêter chacun d’un côté de la somptueuse entrée.

Sur ma gauche, il y avait la fameuse plaque ensorcelée. Elle était richement décorée. Son contour, était fait à la main, et gravé en or. Il représentait différentes personnes. Là, dans le coin gauche, en haut, je cru reconnaitre ma grande tante, la
respectée et vénérée Mme Dûchaveau. Dans l’histoire de France, elle avait été primordiale. Elle avait joué le rôle de l’espionne. Elle était allée plusieurs fois en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Espagne et dans tous les pays de l’Europe, juste pour espionner, au compte d’Henri IV. De ce fait, elle parlait couramment quatorze langues. Je crus aussi reconnaître M. Hanton, qui, d’après ce que j’avais compris sur le panneau de l’entrée, était le planificateur et le financier de ce projet de château.

Bon trêves de bavardages et d’observations, il fallait que je trouve mon nom parmi les nombreuses étiquettes qui ornaient le panneau. Après plusieurs minutes de recherche, je trouvai enfin mon nom. Emma Brius. Numéro 456. Je me demandais vraiment ce que me réservais ma chambre.

Je me dirigeai alors vers l’accueil, qui était calée entre les deux escaliers magnifiques de marbre. J’appelai alors l’hôte de l’accueil, qui n’était pas présent. Il revint des profondeurs de la grotte où l’on stockait les clés.
-Puis-je savoir qui vous êtes, mademoiselle ?
-Je suis Emma Brius, ou Emma Stradington, si vous préférez.
-Oh, excusez-moi, gente dame, je ne croyais pas avoir affaire à vous, me dit le serveur, pendant qu’il me faisait la révérence. Je vous souhaite la bienvenue, madame, vous êtes ici chez vous. Je suis Olivier, le chef du personnel du château. Votre chambre est la numéro 456. C’est la suite la plus
luxueuse du palais, après celle de votre père. Elle possède six pièces, et elle se trouve au même étage et en face de celle de votre père. C’est lui qui a insisté. Il voulait qu’on la rénove complètement, pour vous. Montez avec les escaliers, et allez sur le socle bleu, en haut, avec votre clef en main. Il vous téléportera automatiquement à votre étage. Pour revenir, il suffit de faire la même chose avec celui de votre étage. Je vous laisse vous installer, puis, je vous indiquerez le salon, et les heures de repas.
-D’accord merci !
-De rien, mademoiselle, je vous en prie… Dis le serveur en me regardant m’éloigner.

Comme me l’avait dit l’hôte, je montais l’escalier le plus proche. Il m’emmena au premier étage, où il y avait quelques fauteuils de velours rouge, avec des tables basses. Au centre de la plateforme, il y avait comme dit le cercle bleu brillant. Je m’avançai, prudente, et mis un pied sur l’engin. Quand l’autre fut à son tour posé, la lumière bleue m’entoura, et m’enveloppa.
Soudain, je fus dans un tunnel où il n’était pas nécessaire de marcher. Je volais. Tout à coup, un brusque arrêt me ramena à la réalité. Je vis un panneau où il y avait marqué « quatre », qui m’informa que j’étais au quatrième étage. Ici, l’endroit était chaleureusement décoré. Sur ma gauche, il y avait un long couloir, bien éclairé. Sur ma droite et devant moi, il y avait une sorte de salon, avec un grand canapé de cuir, face à
un grand écran, une large bibliothèque remplie de divers volumes, apposée sur le mur derrière moi. A côté de cette bibliothèque, il y avait une large cheminée, où du bois brulait en crépitant doucement, et des sièges, face à la cheminée, avec des tables basses avec des livres de différentes largeur. Devant moi, il y avait aussi un bureau, où était posés différents carnets de velours rouge. Ils étaient ouverts, et un encrier trônait avec sa plume en attendant d’être utilisés.

Je me sentis soudainement chez moi. Ce contexte me rappelait ma première vie, avec mes deux parents ensemble. Mais je me ressaisis vite, car je savais que je ne pourrais jamais vivre ici, avec mon père. Le soir même, il fallait que je pense à mon plan d’évasion. Ce ne serait pas facile, avec les villageois et les soldats. Mais je pense que je pourrais utiliser mon pouvoir pour les convaincre.

Alors, je me décidais à m’engager dans ce magnifique couloir sur ma gauche. Il était bien éclairé par des lampes, dont les abat-jours étaient incrustés de diamants. Cet endroit était magnifique. Le sol, était recouvert de parquet brun, typique bois. Il était doux, mais en même temps ferme, ce qui facilitait l’appui. Mais je savais que je n’étais pas au bout de mes surprises.
Chapitre 11

J’arrivais à la hauteur de deux portes. Elles étaient de fer, du fer froid. Sur chacune, était gravé un prénom.
Sur celle de gauche, il y avait le prénom de mon père, Eric, et sur l’autre, le mien, Emma. Quand j’enclenchai la poignée, la porte ne s’ouvrit pas. J’appuyai plus fort, mais cela ne changeai rien. Je m’assis par terre, et attendit que quelqu’un qui passait à cet étage me voit et m’explique comment ouvrir cette fichue porte, jusqu'à ce que je remarquai un boitier noir, comme celui sur lequel Noa avait appuyé pour entrer dans l’immense caverne de granit sombre.
Je me relevai, et m’approcha de ce boitier. Ne sachant pas comment m’y prendre, je dis mon prénom, comme Noa. Mais rien ne se passa. Alors, j’appuyai et là, la porte s’ouvrit, dans un bruit futuriste. Je retournai devant la porte, ne m’attendant pas du tout à ce spectacle.
Il y avait un long couloir, qui aboutissait dans un grand salon, où je me rendis. Il y avait une grande baie vitrée, d’où je pouvais observer les activités du petit village au pied du palais.
Sur ma gauche, il y avait une bibliothèque, vide pour l’instant, qui devait être remplie par des livres que je devais apprécier.
De l’autre côté, il y avait un écran géant d’où, à mon avis, je pouvais regarder la télé. Je revins sur mes pas, et je pus
fermer la porte grâce à un de ces boîtiers noirs d’une simple pression du doigt.

A ce moment, toutes les autres portes de l’appartement s’ouvrirent, et je pus alors les admirer une par une. La première sur ma gauche, c’était une chambre, très riche. Le bois du lit brillait, il y avait là aussi un grand écran. La fenêtre, qui offrait de la lumière à la chambre, était entourée d’un cadran blanc éclatant. Les tables de chevet, de chaque côté, étaient pourvus de deux lampes, recouvertes de diamants. Le lit, deux places, étaient confortable. Quand je m’assis dessus, un léger rebond se fit au contact de mon assise. Tout de suite, une tablette sortit de la table de chevet de gauche, du côté où j’étais. Je me rapprochais de celle-ci, et découvris plusieurs fonctionnalités. Je pouvais redresser le lit autant que je voulais, aussi bien que je pouvais le lever. Il y avait des options massages, confort, ou luminosité. En moi, je me promis d’essayer toutes ces choses magiques plus tard.
Je ressortis, et passai à la deuxième pièce. C’était une sorte de dressing. Il y avait de multiples sortes d’habits. Il y avait des robes, des jupes, des hauts, des capes, des pantalons…

Comme pour dans la chambre, une tablette sortir du mur. Je découvris toutes sortes de disponibilités. Il y avait même un bouton d’appel, pour recoudre un habit qui était trop grand ou trop petit pour moi. Je reposai la tablette, sans faire de bruit, puis continuai mon inspection dans le dressing. En m’approchant d’une commode, je m’aperçus qu’il y avait quelque chose de brillant posé dessus. Je me rapprochai
encore plus de ce mystérieux objet, pour découvrir une couronne. Elle était posée sur un couffin recouvert de velours blanc. Elle brillait tellement que je ne pouvais m’empêcher de plisser les yeux. Ses piques, étaient chacune garnies d’un diamant. Un diamant. Une pierre enchanteresse, qui reflétait tout l’éclat que produisait la couronne elle-même. Pour découvrir les autres merveilles de cette commode, j’ouvris ses tiroirs les une après les autres. Dans l’un, il y avait une épée, garnie de lambeaux de cuir, en guise de manche, une hache, et un bouclier. Il possédait une étrange marque, que je ne connaissais pas, mais qui me disait quelque chose. Un rond dans un triangle. Je fermai ce tiroir, pour ouvrir celui d’en dessous. A ma plus grande surprise, il contenait une armure. Une armure en fer blanc. Le casque, était magnifique. Il rejetait parfaitement mon visage. Il possédait des plumes, blanches, comme le casque. Le buste, était fait de cuir, mais l’endroit des épaulettes et des abdos étaient en fer. Le bas, était une jupe. Elle était elle aussi faite de cuir, mais à l’intérieur, car de l’extérieur, on ne voyait que des différents morceaux de fer en forme de pointes. Il y avait aussi des jambières, de fourrure en intérieur, de cuir comme deuxième couche, puis seulement le fer. Toute cette armure était magnifique. Mais je pensais et j’étais sûre que je ternirai son image, si je devais la porter. Mais bon, laissons ces habits de côté pour aller dans la troisième pièce du côté gauche.
C’était une salle de bain. Je n’avais jamais vu de salle de bain aussi luxueuse. Sur la gauche, il y avait une belle baignoire, en
or massif. Au fond à droite, une douche garnissait l’endroit. Ses parois étaient, me semble-t-il, faite de cristal. Sur le côté droit, il y avait un meuble, assez banal. Il y avait un miroir, entouré de lumières qui faisaient ressortir les carrelages. Quand je m’approchais de ce meuble, je découvris qu’il était en pierre et qu’il y avait un lavabo, creusé à même la roche. En-dessous, il y avait trois grands tiroirs. Dans le premier, il y avait beaucoup d’objets de maquillages, répartis dans différents boxes. Dans un, il y avait toutes les couleurs de rouge à lèvres. Dans l’autre, il y avait toutes les couleurs du vernis à ongles ! Dans un autre, il y avait du mascara, du fard à paupières, tout ce dont je pouvais rêver. Dans le deuxième tiroir, il y avait toutes sortes de savons et de moussants : Shampoings, Après-shampoings, Savon de Corps… Et dans le troisième, il y avait des serviettes, et des gants de toilettes. J’étais vraiment gâtée. Je revins sur mes pas, pour sortir de cette salle de bain, et attaquer le côté droit.

La pièce suivante était en fait une grande salle à manger. Je ne l’avais pas remarqué depuis le salon, mais le salon et la salle à manger n’étaient pas séparés. Il n’y avait pas de
cloison entre. Cette pièce possédait, donc une grande table, qui allait d’un bout à l’autre de la pièce. Cette table était garnie de dix chaises en tout. Deux aux extrémités, quatre d’un côté, et quatre de l’autre. Il y avait une nappe, grise, dont le tissu blanc recouvrait le milieu. Je me demandais pourquoi cette pièce était là, car il n’y avait pas de cuisine. Puis je me souvins des paroles de l’hôte, qui m’avait dit qu’il m’expliquerait comment fonctionnaient les repas. Je laissai ce problème de côté, pour découvrir la pièce suivante.
C’était un petit bureau. Il y avait une table, avec différents tiroirs. Elle était face à la fenêtre qui offrait de la lumière très douce. La petite table était garnie de livres, vierges, à côté d’un encrier et d’une belle plume d’oie. Il y avait aussi un ordinateur. Sur la droite, il y avait un canapé, blanc, comme le reste de la pièce. Sur la gauche, il y avait aussi une petite bibliothèque. Elle était vide, comme la plus grande du salon. Je regrettais de ne pas pouvoir rester ici. Mais il fallait que je parte, et déjà, à cette heure-ci, ma mère devait être folle d’inquiétude. Je retournai sur terre, et sortit de cette pièce.

La dernière pièce. La toute dernière. J’entrais, en me demandant ce qu’elle me réservait. Mais je fus vite déçue : la pièce était très sobre en ameublement. Il n’y avait rien. Qu’une porte fenêtre. Je m’avançais alors jusqu'à la porte, et enclenchai la poignée, qui se baissa et ouvrit la porte facilement. Une bouffée de chaleur se répandit alors sur moi. Il faisait très chaud dehors. Je m’aperçus que j’avais accès au chemin de ronde, depuis cette porte. Je commençais à
marcher sur ma gauche. Ce petit chemin m’emmena sur une grande terrasse de dalles blanches. Il y avait une belle table, de verre, avec des chaises, en verre elles aussi. De là, je pus apercevoir des habitants, qui me regardaient bizarrement. Mais quand ils virent à qui ils avaient affaire, donc, en ce cas-là, moi, ils se redressèrent et se rabaissèrent pour me saluer. Pour leur rendre leur salut, je leur souris, puisque je ne connaissais pas leurs coutumes.

-Bon, il faudra bien que je redescende, pour que mon oncle m’explique un peu tout, dis-je tout haut, sans m’en apercevoir.

Et comme je l’avais dit, je rentrais par le chemin de ronde, et ressortis dans le couloir. Quand je revins dans cette atmosphère si chaleureuse, je me souvins que c’était aussi comme ça. Nous avions un salon, avec une cheminée, une bibliothèque. C’est à croire que mon père avait tenu à ce que les pièces soient les même que dans notre ancienne maison.
Je me remis sur le cercle bleu. Une même sensation d’envol me prit alors que la lumière commença à briller. Quand cette sensation bizarre s’arrêta, je rouvris les yeux, et je me retrouvai dans le hall. Je me dirigeai vers l’accueil, et chercha le chef du personnel du château. Il n’était pas là, alors je me résignai à aller dans le salon, pour discuter avec mon oncle. Je m’y rendis donc, et découvrit une vaste pièce d’une hauteur et d’une largeur spectaculaire. La pièce était organisée de cette façon : Sur la gauche, il y avait un grand buffet avec
beaucoup de mets délicieux. Sur la droite, il y avait des sortes de regroupement de chaises, autour de tables. C’était des petites tables individuelles, qui pouvaient accueillir jusqu'à cinq personnes. Les chaises, étaient plutôt des sièges, recouverts de coussin multicolores. Sur les murs de la pièce, il y avait des scènes, peintes ou gravées. Elles racontaient les différentes époques de la famille des Arkamans, notamment la construction du palais. Ces scènes magnifiques, étaient séparées les une des autres par des demi-colonnes, striées d’or et d’argent. Je ne pus retenir un cri d’émerveillement, ce qui attira l’attention sur moi. Les quelques personnes présentes se retournèrent, et je devins toute rouge.

-Euh, excusez-moi, je n’ai pas fait exprès, dis-je tout bas. C’est la première fois que je viens ici.

-Ne t’inquiète pas, me répondit une belle dame, nous avons tous eu ce cri lors de notre première exploration.

Soudain, j’identifiai la personne qui me parlait. J’en restais bouche bée.

-Mais, mais, vous êtes Jessica Vietdam !
L’actrice multimilliardaire !

-Oui, c’est moi, me répondit-elle en souriant.

-Oooooh, je n’en peux plus, bégayai-je. C’était mon rêve de vous rencontrer ! Est-ce que je peux avoir un autographe s’il vous plaît !

-Mais, oui, Emma. As-tu un morceau de papier ?
-Quoi ?! Vous connaissez mon nom ?

-Emma, réfléchis, voyons. Je suis ta tante, je suis la sœur de ton père ! Mais j’ai changé de nom suite à sa demande. J’ai même assisté à ta naissance, et à tes premiers pas ! Et tu sais, le doudou que tu as gardé jusqu'à tes sept ans, c’était moi qui te l’avais offert, je te l’avais donné dans ton berceau !

-Quoi ! Mais, ça veut dire qu’on est de la même famille !

-Oui, et tu as encore beaucoup de personnes célèbres à découvrir, ici. Regarde, il y a Thierry Niklos, là-haut. Thierry, regarde, c’est Emma !

Le vieil homme présentateur de télé se levis pour venir me voir.

-Oooooooh, que d’émotions ! C’était aussi mon rêve de vous rencontrer !

-Moi, je suis quand même un peu plus éloigné de toi. Je suis le frère du père à ton père. C’est compliqué, je sais.

-Ah, Emma, regarde, intervint Jessica dans notre conversation, je crois que Noa veut te parler.
C’est à ce moment là que j’aperçus mon oncle, dans un des coins les plus riches de la salle. Je le rejoignis et lui présentai mes excuses.

-Désolé, Noa. J’ai pris un peu plus de temps que prévu. J’ai rencontré Jessica Vietdam, et Thierry Niklos ! Tu te rends compte !
-Tu n’es pas en retard. Tu aurais même pus prendre une belle tenue dans ton armoire, pour remplacer le jean et le T-shirt que tu portes. Et oui, je me rends compte, puisque ces deux personnes sont ma sœur, et mon oncle, à moi aussi.
-Mais j’ai une question. Si tout le monde dans cette famille est connu, pourquoi toi tu ne l’es pas ?
-Tout le monde n’est pas connu. C’est vrai que beaucoup d’Arkamans se sont fait remarquer au fil des années grâce à leurs pouvoirs, mais sinon, non.

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