Nealas

Ecrit par
LUC Nathan
nathano57

Nealas



Je croyais que je pouvais être sans crainte. Mais un jour, ma vie va basculer, car quelqu’un en qui j’avais confiance m’a trahi. Je ne sais pas si je vais m’en sortir…






Chapitre 1




-Allez, Emma, réveille-toi ! Tu vas être en retard !

-Oui, oui maman, je me lève.

Et je me levais. Chaque matin c’était pareil. J’avais 20 ans, et ma mère ne me laissai pas encore aller toue seule dans un appartement ! Il faut dire que mon université est juste à côté de chez ma mère. Mais quand même ! J’aimerais ne plus l’avoir tout le temps sur le dos.

-Emma ! Dépêche-toi !

-Maman ! DEUX SECONDES !

Et je m’habillai, pour rejoindre au pas de course la petite pièce qui faisait office de cuisine.

Comme chaque jour, je prenais un bol dans l’armoire de bois sombre, me versais du lait pris avant dans le frigo, et ma maman me donnai les céréales, car je suis une grosse mangeuse, et je mange tout ce qui passe devant moi. Pas des trucs mauvais, hein, mais des trucs quand même.

Je mangeai alors mes céréales, et rangeai le tout dans le lave-vaisselle.

-Maman, ce matin je vais avec Morgane à la FAC, elle a proposé de m’emmener.

-D’accord, mais tu devrais moins faire confiance à cette surveillante. Elle n’est pas très nette, tu sais.

-Maman, épargne-moi tes restrictions et mises en gardes. Tu es peut-être une infirmière, mais quand même.

-Je ne la sens pas, c’est tout ! Pas la peine de t’énerver ! Je n’en peux plus de toi depuis que ton père est parti…

-Ce n’est pas de ta faute, c’est lui ! Pas toi ! C’est juste qu’il est sorti avec cette c******* de Charlotte pendant un de ses voyages, et il l’a aimé en t’oubliant. Ce n’est pas de ta faute… Il ne serait pas quelqu’un d’important au niveau de la société américaine, je le zigouillerai.

-Ne dis pas de bêtises, mais moi aussi j’en ai eu envie, quand je l’ai appris. Malheureusement, c’est ces choses là qu’il se passe dans la vie. Cela pouvait très bien tomber sur moi, les voyages, les rencontres…
Et ma mère éclata en sanglots. Je voyais depuis quelques semaines qu’elle n’allait pas bien, alors j’avais décidé, la veille, que je lui écrirais un mot d’arrêt.

Les infirmières travaillent trop, je trouve. Elles sont toujours en manque d’effectifs, et doivent faire tout le temps leur travail plus celui de leurs collègues absentes.
Ce n’est leur faute, hein ! Elles partent parce qu’elles n’en peuvent plus, et elles n’en peuvent plus à cause de la direction qui en à rien à faire que tout leur personnel part les uns après les autres !

Logiquement, ils donnent plus de travail à celles qui sont présentes, et, si elles refusent, elles sont virées. Et ma mère ne veut pas. Elle dit qu’elle le fait pour mon bien.

C’est vrai que sans elle, nous en pourrions plus vivre. Mon père m’envoie quand même tous les mois 200€, mais je les transfère directement sur le compte de ma mère, sans qu’elle le sache. Je me dis que je ne peux accepter l’argent sale de mon père. Elle non plus, ne voudrait pas, mais c’est pour son bien, qu’elle les utilise sans le savoir.


Chapitre 2





-Maman, hier soir, j’ai réfléchi. Tu ne peux pas continuer comme ça. Tu travailles trop. Je t’ai fait un mot d’arrêt. Tu…

-Non, Emma. Je dois aller travailler pour mon honneur et pour la tienne. Avec mes collègues, nous avons décidé de toujours venir, maintenant, pour nous occuper des personnes âgées et malades. Et puis, de toute façon, il y a ton collège à payer, et notre nourriture alors !

-Maman, laisse-moi finir. Lors des congés de maladies, tu es quand même payée. Et puis, cette histoire, avec tes collègues, c’est du grand n’importe quoi ! Cite-moi quelqu’un qui a respecté votre accord débile.

-Moi, et puis, heuu…

-Voilà, il n’y a que toi. Toutes tes collègues sont des menteuses et des vipères. Elles s’en foutent des personnes âgées et malades. Tu te rends compte ! Elles profitent que tu aies confiance en elles, pour partir et te filer le boulot !

-Bon, d’accord, je suis vaincue. Mais ne fais pas n’importe quoi à l’université. C’est ton avenir qui est en jeu. Tu dois…

Dès que j’eus posé le mot d’arrêt sur le plan de travail, je filai alors que ma mère continuait à parler alors que j’avais déjà fermé la porte de l’appartement.
Pauvre maman. Heureusement encore qu’elle ne porte pas le nom de mon père, Stradington, parce qu’elle se ferait encore ridiculiser.
Mon père, homme haut placé dans la politique américaine, était le pire bouffon de tous les temps.

Il était à la fois quelqu’un qui se prenait pour un fort, un macho, un de ces gars qui sont vraiment cools, dans les films. Mais alors, quand son petit président chéri Okonimol est avec lui, on à l’impression qu’il n’est rien du tout à côté de lui !
Ce n’est qu’un minable qui se croit beau et fort ! Il n’est rien comparé à l’immensité de l’univers.
Et me voilà commencer à faire de la philosophie.
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