Dernière lettre...

Ecrit par
 Emilie
lola69

Dernière lettre


C’est à l’âge de douze ans que les médecins on décelé ma maladie, on me laissait un an à vivre, deux au plus si je me préservais au maximum. Mais ça fait quand même cinq ans que ça dure. Me préservé oui ! Mais n’ai-je pas perdu une vie tout de même ?

Je me nomme Amélie, mais mes amis m’appelle … Amélie, en réalité je n’ai aucun surnom, puisque je n’ai pas d’amis… Ah si j’ai les copains du centre, je préfère dire que c’est un centre, parce que « hôpital » ça me fait peur. A chaque fois que je prononce ce mot c’est comme si je ne sortirai jamais de ma chambre, comme si je finirais ma vie ici. Ce n’est pas horrible vous savez on est soutenu dans mon monde, on peut même dire que parfois et j’insiste sur ce mot « parfois » on n’y mange bien. L’équipe d’aides-soignantes et les médecins sont plutôt gentils. On se fait de nouveaux amis souvent … Trop souvent je dirais… On en perd également… tellement que c’est de plus en plus dure. Mais autour de moi j’ai la chance d’avoir ma famille, mes parents à qui je dois tous, pas ma maladie bien sûr ! mais ma vie et j’ai mon petit frère Ben, il a 9 ans il ne vient pas souvent me voir, j’espère qu’il va bien. D’après maman oui, mais avec tout ce qu’on me raconte depuis des lustres maintenant je ne crois que ce que je vois. J’ai décidé d’écrire ce que je ressens jour après jour je ne vous donnerais pas les dates, car ce sujet est un peu flou en ce moment avec les médicaments je n’ai plus trop la notion du temps. Donc on dira que c’est une lettre, permettant à maman et papa de tout savoir de moi une fois que j’aurais disparu.

Je n’ai pas peur de mourir. Tous simplement, car je vais bien mourir un jour soyons réaliste, on ne vit pas éternellement, alors à quoi bon s’attacher à un chemin, à un passage qui mène tous droit dans l’inconnu. Je suis plutôt pressé de le voir cet inconnu, maman dit que lorsqu’on est au ciel Dieu nous soulage de toutes nos maladies, pour pouvoir nous réincarner en être meilleurs,. Du coup je ne le vois pas comme une défaite, mais plutôt comme une chance, ma chance de tous recommencer avec zéro partout cette fois, ce ne serait pas normal d’être encore pénalisé sur ma seconde chance.

Tout a commencer à onze ans par de grosses migraines, des douleurs au côté droit de la tempe. Au début ce n’était rien d’après ma mère qui pensait immédiatement à une tentative d’esquivassions au collège. Puis lorsque ça m’est arrivé pendant les vacances de Noël pour mon anniversaire là, elle c’est inquiétée. Je ne lui en veux pas elle ne pouvait pas savoir, moi non plus d’ailleurs. Qui aurait pu se douter, qu’une tumeur avait grossit dans mon hémisphère droit et c’était emparé de mon cerveau au point de non retour. Celle-ci fût inopérable.
J’aurais quand même préféré que ce soit pour ne pas aller à l’école, à l’époque déjà je n’étais pas très sociable, mais suite à ça c’était pire.
Et les seuls amis que j’ai, ou que j’ai pu avoir, je les ai connus au centre beaucoup ne sont plus là, il parait que je suis plus robuste que d’autres, moi j’aurais plutôt dit que cette chose dans mon cerveau est plus vicieuse que les autres. Il faut être sacrément taré pour squatter un corps malade aussi longtemps sans jamais tenter de s’en débarrasser. Apparemment la chose aussi avait un plan B.
Elle va peut-être sortir et se mettre à chercher un nouvel hôte qui sait ?
Ne soyez pas si coincé il vaut mieux en rire qu’en pleuré, se serais faire trop d’honneur à cette méchante fée, qui a oublié de venir me voir sur mon berceau.
Quoi qu’il en soit je suis coincé ici, je poursuis mes études au centre en réalité je suis en 3ème, étant donné que l’on a décelé m’a maladie à l’époque de mon entrée au collège, avec les traitements et les chimiothérapies je n’ai pas pu suivre de cours pendant un an du coup j’ai dû recommencer m’a première année de collégienne. Donc me voilà à 17 ans en 3ème. Ce n’est pas grave de toute façon au centre je ne suis pas la seule à être en retard, pour dire vrai ici chaque enfant à des lacunes ou des retards.

Pour le moment je me sens bien, je n’ai pas l’impression d’être malade avec tout ce que j’ai subi les premières années je dois avouer que depuis quelques temps je me sens plus libre, je ne suis plus obligé de rester coucher toute la journée comme avant. J’ai toujours mes chimio, mes tonnes de médicaments à prendre, mais je suis libre de sortir de mon lit quand ça me chante.
Je peux même aller jouer aux cartes avec mes collègues du centre et ça c’est mieux que tous.

Quand maman et papa viennent je vois bien qu’ils font semblant de sourire et qu’ils font tous pour ne pas pleurer. Une fois je les ai regardé partir par la fenêtre j’ai vu maman éclater en larmes avant même d’avoir atteint la voiture. Alors, pour surmonter leurs douleurs ils me racontent les potins du quartier, je ne connais pas tout le monde physiquement là-bas, mais maman me raconte tout c’est drôle, chaque être dans ce monde se croit punit par on ne sait quoi. Ils pensent tous qu’ils ne sont pas heureux et ça me fait beaucoup de peine pour eux, car je me dis que s’ils se retrouvent face à un drame vraiment terrible, comment vont-ils le surmonté ?
Comment maman et papa vont surmonter ma mort ? Et Ben Est-ce qu’il se souviendra de moi plus tard ? Est-ce qu’il saura qu’un jour il a eu une grande sœur qui l’aimait de tous son cœur mais qu’il n’aura pas beaucoup vu à cause de cette chose dans ma tête. Mon ventre se noue à chaque fois que je pense à eux sans moi, à eux qui auront l’impression d’avoir tous perdu. Même si ma mort ne m’effraye pas, je suis… je n’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens je dirais plutôt que ça me fait mal d’imaginer leur douleur. Je ne veux pas qu’ils se sentent coupable de quoi que ce soit et pourtant dans les yeux de papa à chaque seconde lorsqu’ils se fondent dans mon regard, c’est comme si je pouvais lire en lui comme si, il me demandait pardon. Il en veux beaucoup à maman de ne pas m’avoir cru au début, lui il travaillait en déplacement je ne le voyais pas beaucoup les week-end, mais jamais plus, donc il doit penser que s’il avait été là il m’aurait cru… lui.
Lorsque maman me regarde elle, je ne vois rien comme si toute sa peine c’était emparé de son corps comme si elle n’était plus là que pour pleurer, pour retenir ces larmes en ma présence. Je n’imagine pas leurs douleurs tellement ils doivent souffrir. C’est frustrant je trouve, de ne pas trouver les mots pour les réconforter, de ne pas savoir quoi dire lorsqu’ils reviennent d’un entretien avec le médecin et que maman me fixe comme si en une seconde j’allais disparaitre.
Que répondre à des parents détruit ? Quels mots ? J’aurai tellement souhaité qu’il ne m’aime pas, pour qu’il ne ressente aucune douleur lors de mon départ, mais ça voudrait dire alors que je serai seule dans cette chambre s’ils ne m’aimaient pas ils ne me rendraient pas visite chaque jour.
Ils n’auraient pas arrêtés de travailler pour rester à mes côtés et Ben ne passerait pas sa vie chez une nourrice alors qu’il a 9 ans. C’est terrible cette impression de culpabilité,
tout ça n’aurait jamais dû arriver. Je devrais peut-être demander à maman et papa de ne plus venir ? Mais comment vont-ils réagir ? Maman ne s’en remettrais jamais et papa ne lui pardonnerai pas.
Ma dernière solution étant d’attendre mon anniversaire, mes 18 ans et ordonné aux médecins de ne plus leurs communiqué mon état de santé. Je leur dirais ce qu’ils veulent bien entendre. Il me semble que c’est dans un peu plus de cinq mois mes 18 ans pour la première fois j’ai hâte d’y être pour enfin soulager la peine de ceux que j’aime et pour qui je tiens le coup, s’ils n’étaient plus là, je ne le serais pas non plus. Je me suis accroché 5 ans, j’ai souffert le martyr et j’ai subi tout ce qu’une malade dans mon genre pouvait subir, mais 5 fois plus longtemps. J’avoue que souvent je me suis retrouvé au bord de… au bord d’en finir avec tout ça. Mais à chaque fois que l’idée m’effleurai ne serais-ce que plus de quelques minutes, mes parents arrivaient et là c’était comme un raz de marée de culpabilités et de regrets. Je me suis souvent demandé si je souffrais plus qu’eux, s’ils pensent comme moi, s’ils ont aussi songé au pire lors des moments les plus inquiétants ?
Bien sûre que oui. Mais ils tiennent sûrement le coup pour mon petit frère. Merci Ben d’être là sans toi je serais morte de tristesse ou pire… Seule.
Je viens de passer une semaine au lit, les médecins m’ont dit que c’était par précautions, mais je sens que quelque chose ne tourne pas rond, je suis si faible ces derniers jours. Ca ira mieux demain je suis pessimiste j’ai tenu tous ce temps ce n’est pas pour abandonner du jour au lendemain. Je tiendrais le coup pour moi pour eux et parce qu’il y a plusieurs choses que je n’ai jamais faites comme embrasser un garçon, enfin si ! Dans mes rêves, mais ce n’est pas un homme réel, il a de magnifique yeux vert, un grand sourire angélique, il me voit avec des yeux amoureux, pas de pitié dans son regard, pas de tristesse non plus, l‘homme dans rêves m‘aime tel que je suis, dans mes rêves je ne suis pas malade non plus et c‘est avec tout son amour qu‘il me serre fort contre lui et qu‘il m‘embrasse tendrement. Qu’est-ce qu’on ressent à ce moment la ? J’ai souvent rougi en m’imaginant dans les bras de ce garçon, parfois j’ai l’impression de sentir réellement ses lèvres contre les miennes. Elles sont si douce, mais lorsque j’ouvre les yeux je suis seule et mes lèvres à moi sont rêche et sèche. Comme la fille malade que je suis.
Je tiendrais !! Parce que je veux vivre ça, moi aussi, ne serais-ce qu’une seule fois, juste, pour savoir.
Ce qui me tient le plus à cœur c‘est de rentrer à la maison, avec maman et papa, revoir Ben. Je pense sans cesse à lui, comment grandit-il ? Est-ce que les parents lui disent comment je suis devenue ?
Il aurait certainement peur de me voir je n’ai plus de cheveux ni de sourcils je met un foulard mais quelle fille de 17 ans ne rêve pas de pouvoir se coiffé durant des heures chaque matin devant son miroir ? Moi j’en rêve, je rêve beaucoup je voudrais tellement être comme toutes les autres et sortir le soir, me faire criée dessus parce que j’ai 30 minutes de retard. Je vois bien papa s’arracher les cheveux à m’imaginer dans les bras d’un garçon en discothèque, avec un joint à la main. Ca me fait beaucoup rire et beaucoup pleurer aussi. Je ne vivrais jamais ça.
Quand maman me dit que je rentrerais bientôt, je lui réponds qu’elle à raison, chacune de nous deux tente de réconforter l’autre. Alors, on s’imagine parfois des heures ce qu’on pourrait faire à mon retour.
On a prévu des gâteaux au chocolat et des pancakes, j’en vois souvent à la télé, mais je n’en ai jamais mangé. Je dois faire attention à respecter le menu que l’on m’a donné à
l’hôpital, car le moindre écart pourrait me valoir du diabète ou des monter de tensions du coup je mange tout ce qu’une ado n’est pas sensé aimé. A si !! je veux manger dans un fast-food, j’ai toujours rêvé de manger dans un fast-food, les sauces qui dégoulinent et tous ce fromage Mmmm !!! Que du bonheur !
Finalement m’a vie me fait penser au livre de la jungle « Il en faut peu pour être heureux », il « m’en » faut peu pour être heureuse. Heureuse je ne sais pas non plus ce que ça veut dire, je ne pense pas qu’un jour je l’ai été. Je ne suis pas malheureuse non plus, mais disons que je suis moi-même, ni bien ni mal je dirais cinquante, cinquante.
J’ai eu Ben au téléphone je ne l’ai pas vu depuis l’an dernier. A présent ça fait un an c’était pour mon anniversaire le 18 décembre. Bon sang il me manque ! Il ne doit même pas se souvenir de mon visage maman voulais faire une photo de moi pour lui. Mais je pense que lorsqu’on prend la photo d’une personne c’est pour en garder un bon souvenir, avec ma tête le souvenir ne pourra être que mauvais. Je ne veux pas que maman et papa pleure chaque jour devant une photo de moi malade. Je l’imagine déjà au-dessus de la cheminée ou sur ma pierre tombale, Grrrh hors de question.
Enfin bref Ben m’a dit que je lui manquais beaucoup et qu’il parlait souvent de moi à l’école avec ces copains, il m’a avoué aussi qu’il aurait souhaité que je sois là pour son anniversaire. Pour dire vrai je ne me souviens même pas de la date. J’ai honte, je lui ai dit comme excuse que j’étais très fatiguée durant cette période, maman ne m’a même pas prévenue c’est dingue et quand je lui ai demandé pourquoi elle ne m’avait pas tenu au courant elle m’a répondu que ce n’était pas une priorité ! Et qu’elle-même ne s’en était pas souvenue ce jour là. Papa non plus en passant.
Alors, voilà on en est arrivé là, ils délaissent Ben à cause de moi. Mon pauvre bébé il doit m’en vouloir tellement au fond de lui. Je suis sûre qu’il ne comprend pas, comprendre quoi ? Que sa méchante sœur à voler ses 10 ans ? Je suis si malheureuse. Personne ne voudrais être seul comme moi et pourtant mon Ben se retrouve sans personne. Je m’en veux de jours en jours, sans moi il aurait eu son anniversaire et tout le monde aurait eu une vie différente. Mes parents ne seraient pas devenue de ceux qui privilégient un enfant malade à leurs autres progénitures.
Jamais je ne me pardonnerai ça. A sa place si on m’avait volé mes 10 ans j’aurais pris la voiture et je serai parti à Las Vegas avec la carte bleu des parents. Non je plaisante ! Quoi que l’idée aurait été sacrément alléchante. Ben au contraire, n’en veux à personne, il est si gentil, il devrait être hyperactif et fanatique des jeux vidéos comme ses amis au lieu de ça, je suis sûre qu’il ne fait rien. J’espère qu’il a des amis.
Je dois rentrer pour que tout redeviennent comme avant lorsque Ben était le p’tit chouchou, c’était plus réconfortant comme ça j’avais tous mon temps pour faire mes bêtises et jouer aux poupées et maman et papa nous aimaient autant. Là Ben, il n’existe plus, à cause, une fois de plus de moi.
Ce monde est dégueulasse.
Peut-être que si je disais aux médecins que je me sens mieux ils me laisseraient rentré ? Pour ça il faudrait déjà que je puisse me lever seule. Mais ils doivent le croire, eux aussi, sinon à quoi bon tant d’efforts si au final ils continuent de me savoir en piteuse état.
La journée impossible si je tombe ou si je vacille, jamais ils ne me laisseront rentrer, je dois m’entrainé la nuit lorsque je suis seule, mais je n’ai pas beaucoup de temps une infirmière passe a minuit vérifié ma tension et mon goutte à goutte. Alors, j’aurais peu de temps mais j’y arriverai pour nous.
Cette nuit j’ai essayé de me lever, c’est assez bizarre de se dire que j’ai l’impression de me sentir bien, mais que dès que je tente de faire quelque chose de moi-même j’ai du mal. J’étais couché depuis peu, je dirais environ une heure lorsque j’ai essayé de me lever, c’était très difficile, ma tête tournait beaucoup et comme à son habitude mon corps était très faible. J’ai simplement pu me levé du lit et me rassoir vite avant de m’affalée sur le carrelage froid de ma chambre. Je dirais que pour une première tentative c’est un bon début, si je m’entraine chaque jour j’y parviendrais rapidement. Je l’espère…
Maman et papa sont venues aujourd’hui comme tous les jours depuis cinq ans, juste après ma chimio, ils avaient l’air triste comme toujours mais sereins, je dirais qu’ils étaient remplient de compassion et leurs yeux noyer de larmes, mais je n’ai pas trouver de différence dans leurs timbre de voie malgré qu’ils aient eu rendez-vous avec les médecins juste avant. C’est bon signe ça veut dire que mon état ne s’empire pas. Je pourrais certainement rentré bientôt. S’ils n’étaient pas là je ne me battrais pas j’attendrais mon heure avec impatience pour enfin découvrir une nouvelle vie… La haut !
Mais il y a Ben et je refuse qu’il sombre dans l’oubli juste pour moi, sa ne dois pas se passer ainsi.

Aujourd’hui je suis très fatiguée, je me suis relevé cette nuit j’ai pu faire quelques pas, rien de bien spectaculaire à première vue mais sa m’à comblée de joie vous n’imaginez pas, ça fait deux semaines que tout le monde me croit cloué au lit, j’imagine déjà leurs tête lorsque je me lèverais pour les embrasser. J’ai hâte, mais chaque chose en son temps je ne dois pas tous bâclé par impatience il faut que je me sente prête.
Maman m’a dit que la voisine Mme Savery était décédée, elle me gardait quand maman travaillais avant. Apparemment elle aurait fait un arrêt cardiaque pendant son sommeil, à 62 ans «une belle mort » d’après maman, moi je pense qu’elle a dû beaucoup souffrir durant sa vie et que sa récompense était de partir en douceur. Trop tôt, car elle aura à peine connu la retraite, mais elle n’aura pas souffert. C’est le plus important. Quand je regarde derrière moi, si je meure durant la nuit, les gens diront la même chose, quel belle mort. Faux, sa fait des années que je souffre, le moins qu’il puisse m’arrivé est de partir dans mon sommeil, je considère que ce serait un minimum après ce calvaire.
En tous cas il faut que j’aille mieux même si c’est faux, même si je souffre encore plus personne ne doit savoir, que je suis épuisé sinon ils me traiteront comme ils l’ont fait jusque là, comme une enfant en phase terminale. C’est visiblement la phase la plus longue dans mon cas mais de toute façon je n’ai pas l’intention de raccrocher dans ce centre. Je ne suis plus les cours non plus, mes amis doivent s’inquiéter, si je ne reprends pas le dessus Adieu les permissions.

La chimio étant de plus en plus difficile à supporter, je tente de garder un semblant de lucidité pendant les séances sinon ils vont me renvoyer à la case départ. Donc je prends sur moi en espérant chaque seconde que tous s’arrête, ou que le médecins fasse une syncope pour enfin être tranquille.
Mais ça n’est pas arrivé bien sûre. Je suis de plus en plus faible, je pari que ce sont les médicaments qui me fatigue autant car mentalement je pourrais faire un marathon, mais physiquement me lever était impossible cette nuit. Ca me donne l’impression d’avoir régressée, d’avoir perdu une fois de plus contre cette chose qui me bousille.
Maman n’est pas venu aujourd’hui j’ai essayé d’appeler à la maison mais rien. J’étais très inquiète, j’ai eu peur que tous mes espoirs soit stopper par un accident ou pire. Qu’est ce qui pourrait être pire ?
Rien !! Puis elle m’a appeler en fin de journée en s’excusant, elle avait m’a-t-elle dit des courses à faire. C’est vrai qu’elle vient du matin au soir depuis cinq ans tu m’étonnes qu’au bout d’un moment il y ait vraiment besoin de faire des courses.
Je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire que bientôt nous ferons les courses ensemble. Elle à éclaté littéralement en sanglots me disant que c’était à cause des nerfs, je comprends, elle ne croit pas en mon retour c’est normal si je ne me bouge pas plus, je n’aurais pas assez de temps pour lui prouvé.

Donc la nuit venue, je me suis remise à mes exercices de marche. Je trouve que c’est de plus en plus difficile, certainement à cause du fait que je n’ai pas pu m’entrainer hier. Mais c’est normal, plus c’est douloureux, plus sa fonctionne, on va dire ça comme sa !
Cette nuit j’ai réussi à aller jusqu’à la salle de bain, faut dire qu’il ne sont pas bien loin de mon lit, 12 pas exactement, des pas de fourmi bien sur mes jambes ne sont plus aussi souples que celles d’un enfant.
J’ai donc réussi à me rendre à la salle de bain c’était génial, je ne vous parle pas du retour qui fût nettement plus difficile mais j’y suis arrivé ! N’est-ce pas ? Maintenant il ne me reste plus qu’à avoir un air naturel et décontracté, donc encore quelques temps d’entrainement.
Je suis si contente, je vais rentré, pour mon anniversaire peut-être !! C’est génial.


Cela fait quelques jours que je n’ai pas écrit, l’autre nuit j’ai souhaité refaire mes entrainements de marches, mais mon corps était si lourd, je me suis levée avec comme d’habitude le tournis, rien d’anormal. En faisant trois pas peut-être quatre, j’ai commencer à ressentir une gêne à la tempe, une sorte de douleur me disant de me rassoir, mais c’était prévisible je suis coucher toute la journée, forcément si je me lève sa tape à l’étage. Dans tous les cas, mes jambes n’ont pas tenue le coup et m’on abandonnée, je les ai sentis si lâches, si désireuse de me laisser tombé. C’est-ce qu’elles ont fait.
Si seulement il n’ y avait pas eu le fauteuil pour réceptionné sauvagement le haut de mon crâne, j’imagine que j’aurais pu me relever et continuer comme la battante que je suis depuis si longtemps. C’est une infirmière qui m’a retrouver à minuit endormie sur le sol. J’ai toujours eu le don de m’endormir dans toutes les situations.
J’ai eu trois point de sutures, moi sa me fait rire je ressemble à Franck Einstein maintenant avec cette bosse aussi grosse qu’une seconde tête. Je crois n’avoir jamais vu maman courir aussi vite, on pouvais l’entendre à l’autre bout du couloir. Bien sur papa allait plus vite, et lorsqu’il est entré et qu’il m’a vu dans cet état, j’ai vu son visage se fondre, se marbré de douleur. Je lui est alors esquissé mon plus grand sourire, et il à pleuré comme soulagé de voir que j’étais là et que ce physique ne représentait toujours pas ce que j’étais à l’intérieur.
Maman, elle n’a même pas réfléchi, elle a accouru à mon chevet pour hurler qu’elle m’aimait et qu’elle resterait même la nuit dorénavant. Non pitié ! Elle ne va jamais me laisser dormir, ni même retenté l’expérience de la marche. Heureusement sauver par le Gong, le médecin arrive. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui raconter pour expliquer ça, je ne peut pas dire que j’allait aux toilettes, j’ai une sonde.
Je peut dire que j’avais les jambes engourdi.et qu’il fallait que je marche un peu.. Malgré l’interdiction catégorique qu’il m’a donné. Oh puis zut je lui dirais que je me sentais bien, mais que dans le noir ej n’avais pas vu la chaise et que pourtant je n’avait eu aucunes difficulté à me levé. C’est faux bien sûre mais qui va le savoir il n’y avait que moi et la chaise cette nuit là. Je suis persuadé qu’elle ne m’en voudra pas si je l’accuse d’avoir été au mauvais endroit.
Je me suis faite sacrément criée dessus par tous le monde. Il m’on bien ordonné de resté coucher maintenant. C’est vrai que depuis je ne me sens plus du tous en état de me levé. Comme si j’étais épuisé en permanence. Ce sont leurs médicaments qui font sa j’en suis sûre.
Si ces satané cachets m’empêche de rentré, alors c’est eux que je vais viré de ma vue. Je ne prendrais pas des médicaments qui m’enterre au lieu de me permettre d’accomplir ma « mission »… Tien je vais l’appelé comme sa, c’est drôle c’est la seconde mission de ma vie, on dit jamais deux sans trois. Je vivrai alors suffisamment longtemps pour en accomplir une troisième ? Bien sûre que oui. Ma première mission fût de survivre, de combattre la chose cette mission là je ne l’ai pas encore terminé, j’espère être vainqueur. Pour le moment j’ai réussi à la combattre durant cinq ans mais je n’ai encore rien gagné. C’est un énorme bras de fer que nous jouons toute les deux depuis longtemps. C’est cinquante, cinquante je dirais.
Bref en tous cas, les médecins ne sont pas près de me laisser rentré avec cette chute.


Premier jour sans  médicaments, sa peut aller je me sens pété la forme, sans rire je vais bien. Finalement je pense que c’est médicaments ne sont là que pour nous rendre stone. Dorénavant je n’en prendrais plus, ils ne servent à rien finalement. Sauf à me faire dormir 24 heures par jours c’est tous.
Même maman et papa on vu que j’étais en forme, je ne ni pas que ma bosse me fait mal ais c’est normal, avec les infirmières qui nettoie chaque jours je ne risque pas d’oublier la douleur.
Enfin si on peut appeler ce petit picotement « douleur » comparé au reste c’est du pipi de chat.
Je me sens bien, bien, bien j’ai envi de chanter. C’est génial, génial, génial. J’ai pas pu m’empêcher de sauter au coup des parents du matin au soir, leurs montrer ma forme, à eux sa leurs procure du bonheur alors si il en faut si peu pour qu’il soit heureux, pour voir de si beaux sourires illuminé leurs visages, leurs yeux pétillants de joie. Non c’est clair il n’y à rien de plus beau pour moi dans ce monde… Rien . Manque plus que celui de Ben.


La maladie est composé de haut et de bas, souvent on ne retient que les bas, que l’on soit impliqué dans cette maladie ou que l’on soit extérieur à tous cela on ne retient souvent que les mauvais moments.
Je suis très faible aujourd’hui, c’est bizarre comparé à hier je dirais que je vais moitié moins bien. Je n’ai pas pris les médocs ce matin sinon à mon mal être s’ajouterai la fatigue.
Ce qui est pire que tous c’est que sa voit. Maman à remarquer tous de suite mon état malgré mon grand sourire d’ange elle n’a pas sourire de tendresse. Elle est entré, m’a regardée avec de grands yeux surpris et j’ai vu les larmes monté. Puis elle est venu m’embrassé et ma dit que j’étais tous pour elle, et que jamais elle ne se battra pour
autre choses que pour moi. Et Ben ? L’a-t-elle déjà oublié ?
Je dois rentré, je dois rentré . Pour lui.
Papa n’est pas venu, maman m’a dit qu’il c’était mais à chercher du travail, il y a deux solutions ou je ils sont à cour d’argent, ou je vais mieux.
Je ne pense pas qu’il puisse être à cours d’argent, les parents avaient prévu le coup lorsque je suis tombé malade jamais il n’auraient pris le risque de se surendetté bêtement juste pour resté à mes côté.
Non je pense plutôt que je vais mieux.
Je n’en est pas vraiment l’impression car je suis épuisé ces derniers temps mais peu être est-ce une simple impression ? Peu être que j’ai tellement été faible ces dernières années que je ne vois même pas lorsque je m’améliore. C’est génial je suis sûre que je vais bientôt rentrée.


Aujourd’hui je me sens normal comme je disais des hauts des bas, je n’ai pas réessayer de me relevé cette nuit j’étais tellement fatiguée que je n’avait pas le courage de sortir du lit, puis a vrai dire j’ai bien dormi donc je ne me suis même pas réveillée.
Je ne prend toujours pas mes médicaments j’espère que personne ne va le remarquer ! Normalement non je les caches bien il faudrait que je puisse me levé pour les jeter car si je les met dans les déchets de mes repas j’ai peur qu’ils ne les vois. Et je dois avouer dans mon étui de lunettes de vue ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. Je les cacherait dans un mouchoir usagé et les mettrait dans la poubelle ni vue ni connu avant qu’il y en est trop.
Je me sens moins stone depuis que je ne les prend plus comme si je réalisait enfin ce qu’il m’arrive.
Je vais mourir et pour la première fois depuis des années je ne me sens pas pressé d’en finir. Je pense que je me suis façonné une carapace, pour mieux encaissé les coups durs. Mais je ne remet pas en cause le fait que si je pars enfin je serais libre.


Mon anniversaire approche à grand pas. En ce moment il m’est difficile d’écrire, sa doit faire une éternité que je n’ai pas continuer ma lettre. Maman m’a dit que la dernière fois que j’étais en forme c’était il y a 3 semaines environ. Sa fait donc trois semaines que je suis dans cet état. Le médecins à dit à maman qu’il ne comprenait pas pourquoi mon état semblait empiré alors qu’il était stable depuis longtemps. Je ne me souviens même pas de la dernière fois que j’allait bien, sa me semble si loin.
Les cachets ne font qu’augmentés avec mon état qui s’empire. Mais je ne les prends toujours pas sinon sa risque de me mettre dans un état second.

J’essai de ne pas montré ma douleur, et de me cacher dans ma carapace en espérant que personne ne voit ma souffrance. Les résultats médicaux n’annonce rien de bon mais si je maintient que tous va bien, alors tous ira bien.
Si mon entourage me croit en forme, je pourrais accomplir mon dernier souhait. Je veut juste rentré, je souhaite que tous redevienne comme avant. Que je reprenne ma place de fille et que je quitte enfin celle de « priorité », c’est e mot que maman emploi à mon égard. Je ne suis pas une priorité car dans quelques temps, peu être quelques mois je serais devenue du « passé ».
En plus maman et papa s’inquiète d’avantage et sa c’est le pire de tous.
Je me sens mieux, j’ai l’impression d’avoir repris du poil de la bête. Plus rien en tourne autour de moi c’est drôle, moi qui pensait déjà au pire en voyant mon état s’empiré là je pourrais soulevé une montagne. Enfin , à condition d’avoir une bonne prise !! Je plaisante je suis super contente. En plus la nuit dernière j’ai pu me levé et gambadé dans ma chambre tel une gazelle. Non en réalité j’ai beaucoup souffert mais je l’ait fait, sans que l’on m’aide et surtout aucunes bosse. Elle est pas belle la vie. Je demanderais la permission de rentré sa nous fera du bien … A tous.
Les parents eux ne sont pas aussi joyeux que moi mais il faut dire qu’eux ils s’attendent toujours au pire, je pense que l’essentiel c’est mon état au jour le jour et non de s’aventuré dans l’avenir. Soyons réaliste, je ne ferais plus parti de cet avenir qui approche à grand pas.
Donc j’ai décidé de fermé mes oreilles et de n’écouté que moi-même. De toutes façon le médecins que j’ai en ce moment ( l’autre est en vacances) il n’arrête pas de me dire que sa va aller. Je le croit, surtout si on tient compte du fait qu’il est tellement beaux que j’accepterais volontiers de rester encore un peu s’il me le demandait ! Non je le forcerais à me suivre à la maison. Le pauvre, attaqué, ligoté et séquestré par une poupée sans cheveux. Excellent ! sa fait un peu film d’horreur. Je me contenterais de lui dire merci pour être venu me voir tous les jours, si je n’avais pas ce foulard, je passerait des heures a me coiffé juste pour le sex-symbol qu’il représente. J’ai honte si on m’entendait.
PS : Maman, papa je sais que vous lirez cette lettre après mon départ, oubliez ce dernier paragraphe il est nulle croyez moi . Je vous aime et mon p’tit Ben aussi.
Aujourd’hui j’ai appris qu’à mes 18 ans je serais transféré dans un pavillon pour adultes, et que je ne reverrais certainement pas mes amis ici, ni les médecins, ni personne faisant parti de mon monde actuel. Sa me chagrine, je ne connais personne d’autres dans ce monde que tous ceux qui se trouvent ici. Et je ne veut connaitre personne d’autres d’ailleurs j’aime être là. Je vais me retrouvé avec des vieillards, et un personnel soignants aigri à cause des années passé à changé des couches pour adultes.
Ici au moins on n’a pas de couches. Je ne veux vraiment mais alors vraiment pas bougé de ma chambre, je l’ai décoré moi-même avec l’aide de tous ceux que j’ai rencontré, les cadeaux de noël des collègues du centre les peluches des parents, les dessins de Ben quand il était tous petit. Tous cela appartient à cette chambre, je ne veux pas les changés de place, il ne seront pas pareil là-bas. Ici ils ont une signification, j’ai atterri dans ce nouveau monde il y à 5 ans, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j’ai souffert plus qu’il n’en fallait. J’ai eu les moments les plus triste de ma vie ici. Je suis passé du rire aux larmes et vice versa, et j’ai rencontré des enfants, des adolescents, des parents, jamais je ne pourrais oublié tous ce que j’ai vécu ici, c’est comme si on m’arrachait à mon corps pour en intégré un encore plus malade. Tous ce que j’ai fait,
tous ce qui à été dit et entendu dans cette pièce, dans ce centre… Dans mon monde. Tous cela à été déterminante pour mon avenir, je n’aurais probablement jamais tenu le coup si il y à trois ans Sophie ma première amis au centre ( décédé de la leucémie le 4 juin de l’année dernière. Cette date là je ne l’oubli pas) ne m’avais pas dit la phrase la plus touchante qu’on m’est permis d’entendre. Elle m’a dit «  Ne pleure pas sur ton sort, pleure pour ceux qui en ont un pire que le tien». Sophie avait perdu sa grande sœur deux ans plus tôt une leucémie aussi celle-ci avait tenue 9 ans avec sa maladie, Sophie elle ne connaissait sa que depuis un ans, sa maladie à elle avait décidé de la libéré plus tôt que sa sœur. Ma chose à moi n’a pas suivi ce rythme elle a choisit de me faire attendre, et moi de la combattre.

Je n’arrive pas à cesser de pleuré, je ne réalise toujours pas. Le doc ’sex-symbol’ m’a annoncé que je rentrais, je rentre, je vais rentré chez moi. Définitivement, il pense que sa me fera du bien. J e n’ai pas revu ma chambre depuis quatre ans, jusque là je refusait de rentré, pour évité la déchirure du retour au centre.
Je vais rentré, il ma dit qu’une infirmière passerait deux fois par jours, et que je devais impérativement me reposé. Bon sang je vais faire des boules de neige, sa fait des lustres. Je vais mangé des pancakes aussi et je veux mangé dans un fast-food maman à dit oui mais je ne dois pas le dire aux doc, il n’apprécierais pas.
En plus pour me comblé de joie papa à enfin retrouvé un emploi, il travail dans la mécanique, apparemment se serait le garage d’un voisin qui à bien accepter de l’embauche.
Oh mon Dieu, tous s’arrange alors. Peu être que ma chose va me lâcher la grappe assez longtemps pour embrasser un garçon ? Si non je retourne au centre et je saute sur le doc, de toute façon rien à perdre il ne me verra plus après.
Je vais rentré, je me répète mais imaginez, il y a quelques mois je ne souhaitais qu’une chose, en finir. Mais aujourd’hui je veux plus que tous retrouvé Ben, et surtout retrouvé notre vie d’avant.
Oh là, là je vais pleuré, encore. De joie, sa ne m’est jamais arrivé et jamais je n’aurais cru cela possible pour moi. Sa fait du bien, mais sa fait mal.
Je repense à tous ce que j’ai vécu, tous ce que j’ai vu, entendu. A mes larmes, mes douleurs. Je n’ai jamais été heureuse ici, je me suis simplement contenté d’être là et de ne pas me plaindre.
Et si mon rêve n’en valait pas le coup? Si à la maison tous changeait et que je ne m’y plaisait pas ?
Serai-je une corvée de plus là-bas ? Je me pose beaucoup de questions, beaucoup de dilemme, je n’ai jamais été aussi heureuse mais au détriment de qui ? Je ne veux pas devenir le fardeau, la palie humaine de la maison. Celle à cause de qui on est forcée de resté coincé entre quatre murs.
N’ai-je pas le droit de pensé un peu à moi après tous ? Puis je fais sa pour que Ben et moi sommes sur un point d’égalité. Que je reprenne ma place de peste comme avant.



Sa aura mis une semaine entière mais je suis à la maison, après avoir écouté pendant quatre jours les multiples millions de milliards de recommandation de Mr sex-symbol et de ces collègues. J’ai cru qu’il me garderait au dernier moment. C’était très émouvant, ils m’ont offert une boite de maquillage très jolie. Et tous mes amis m’ont écrit une lettre, j’en suis resté bouche bée, c’est tellement gentil de leurs part.
Je n’ai pas eu la possibilité de la lire devant eux, je voulais surtout que cette lettre reste intime, qu‘elle reste entre eux et moi comme un au revoir douloureux mais partagé , je l’a lierais donc plus tard lorsque je serais seule. J’ai quand même beaucoup pleuré, eux aussi d’ailleurs et je vous parle pas de mon médecin, celui qui m’a suivi durant c’est cinq années. Il était en vacances mais il est revenu en apprenant la date de mon départ, il m’a serré fort en pleurant et m’a dit que jamais il n’avait vu une personne aussi courageuse et méritant autant de respect que moi.
Je ne pouvais pas répondre car les larmes noyaient mon visage et impossible de parlé, à
part des cris de douleur, rien ne voulais sortir.
Le moment tant attendu était là et pourtant j’aurais aimé qu’il n’arrive pas pour ne pas avoir à subir cette déchirure. Avec maman et papa je l’avait déjà fait mon départ il y à cinq ans ce fût le moment le plus dure de toute mon existence mais je m’en suis remise car je les voyaient chaque jours.
Mes amis du centre eux je ne les reverrais jamais.

En entrant ce qui m’a frappé c’est l’odeur. Chez nous sa sentait toujours la vanille, le parfum préféré de maman. Je me souviens que quand j’étais petite je volais les bougies vanille de maman et je m’amusait à y faire fondre des crayons de couleurs et toutes sortent d’autres choses. Un jour alors que j’allumait des allumettes dans la bougie ( allez savoir ) je me suis brûler le pied, alors j’ai hurler et maman a immédiatement accourut elle ma plonger le pied dans le lavabo de la salle de bain et à allumer l’eau froide. Maman m’avait dit «  Tu m’a fait la peur de ma vie ». Si je lui redemandait aujourd’hui je ne pense pas que se soit toujours la peur de sa vie.
En tous cas moi je n’en est pas de peur de ma vie, je ne regarde jamais de film d’horreur et surtout je ne suis pas beaucoup sorti du centre avant ça donc forcément sa conserve.
Mais mon plus grand bonheur ce jour se fût de voir Ben, il était si grand, si beau, ouah si beau qu’il m’à manqué c’est incroyable. Et son odeur à la seconde même ou il m’a sauté au coup, c’était génial, j’ai tellement attendu ce moments qu’il me parût ne plus finir, comme si j’étais au paradis. Je ne pensait qu’à mon Ben j’avais tant rêvé du jour ou nous retrouverions. De coutume j’ai pleuré encore un bon moment, Ben lui il retenait ces larmes, comme papa il était fort, robuste et fier. Il n’aimait pas montré son chagrin.


Je suis un peu fatigué ce matin, première journée sans chimio c’est cool, et les cachets, je ne les prends toujours pas je veux profité du temps qu’il me reste.
La fatigue c’est normal d’après maman, avec la journée pleine d’émotions d’hier j’ai eu beaucoup de difficultés à m’endormir. Mais sa ira mieux dès que j’aurais pris mes marques. Maman à fait des pancakes au petit déjeuné, bon sang rien à voir avec les biscottes matinale du centre. Que c’est bon les pancakes ! J’en est souvent vu à la télé mais jamais devant ma bouche, un rêve de réalisé c’est clair je pourrais plus m’en passé.


Sa fait au moins deux semaines que je n’ai rien écrit pour la simple et bonne raison que malgré la fatigue et les douleurs toujours présente, maman et Ben m’on promené, ils m’ont fait visiter des endroits fantastique près de chez nous. Il y a un lac splendide, derrière notre patelin on peu s’y baigner en été, là il sert de patinoire pour l’hiver, j’aurais bien voulu en faire mais mes jambes m’en auraient voulu à mort. J’ai bien vu que mon frère était déçu mais maman lui à expliqué que pou le moment, jedevais prendre aucun risque. Pour tous dire je suis sur un fauteuil pour évité tous basculement de tête, vertige et pliage de genoux fatigué aux mauvais moments.
N’empêche cette journée était super, si j’avais vécu ça dès le début ou avant mon entré au centre, jamais je n’aurais voulu en finir. Mais comme je l’ai précisé un jour dans cette lettre, avant je n’étais ni privilégié, ni mise en avant et maman n’étais pas très disponible pour moi avec Ben qui était encore un bout de chou à l’époque.
Mon anniversaire est dans une semaine, je suis contente j’ai eu ce que je voulais, le fêté ici, à la maison avec ma famille.
Je sens maman très tendu c’est dernier temps, je lui est dit que je ne voulais pas de cadeau car le plus beau était d’être avec eux. Elle ne m’a pas répondu mais son sourire cachotier en disait long. Malgré tous je l’a connais bien et je sens le gros cadeaux à deux kilomètre à la ronde.
Si elle pouvait m’offrir l’homme de mes rêves! Je plaisante.
Bon alors petit point sur ce sui c’est passé ;
_ Je suis rentré à la maison
_ Je suis avec Ben
_ J’ai mangé des pancakes
_ On est même allé au fast-food ( le plus beau jour de ma vie en matière de nourriture)
_ J’ai le câble (sa ne faisait pas parti de la liste car je ne connaissait pas, si jamais su sa aurait fait parti du top 5

Il me reste donc le baiser d’un garçon, et … c’est tous il ne me reste que sa ne réalité.



Joyeux anniversaire à moi-même, 18 ans sa fais bizarre toute ma vie j’ai pensé que je ne les fêterai jamais et on y est, sa fait donc six ans que je suis malade, mais je ne penserai pas à sa aujourd’hui je vais sortir de ma chambre ( plutôt le petit salon de la maison réaménager en l’exactitude de ma chambre au centre). Donc je sors d’ici, et je passe la meilleurs journée d’anniversaire que je pourrais passé. Même si je souffre aujourd’hui j’ai très mal à la tête, je pense que je suis très stressé.

C’était génial, maman et Ben ont décoré chaque pièce avec des ballons, des cotillons et une grosse banderole que papa n’avait pas encore finit de poser c’était drôle de le voir gêné quand je suis entré et que je l’ai vu se bagarré avec du papier.
C’était superbe, et tous fût parfais, Ben m’a offert une paire de boucle d’oreille avec ces économies j’étais très mal à l’aise mais elles sont si belle, je les aient misent immédiatement et je suis tous bonnement splendide.
Maman et papa m’on offert un cadeaux super. Une semaine entière à Disneyland, j’en est rêvé pendant longtemps avant d’être malade, et ma première pensée fût d’avoir honte concernant mon physique si on me l’avais demandé j’aurais pensé y aller en tant que jeune femme normal et pas d’une poupée chauve de 46 kilos. Mais vu que j’ai les parents els plus merveilleux du monde ils m’ont offert avec les billets une perruque! Identique à mes défunts cheveux j’avais oublié mon visage mes cheveux brun long comme ils étaient au début. Je n’ai jamais eu de perruque, en réalité au centre je préférait montré que ce n’est pas grave, beaucoup d’enfant étaient très effrayés par la perte de leurs cheveux, et beaucoup étaient réconforté par le fait que je n’en aient pas non plus. Du coup la bas les « grands » n’en portaient pas pour conforté les « petits ».
Là je dois dire que je suis plutôt surprise, je ne pensait pas retrouvé ma personnalité dans une perruque, comme si le retour de mes cheveux me rendais à nouveau femme.
C’est cool comme cadeaux, j’ai même reçu une lettre du centre ils me félicite pour ma majorité et me souhaite tous le bonheur possible, ils me conseille aussi de ne pas mangé trop de chocolat, ils ont écrit: « Ne mangé pas trop de chocolat Amélie, c’est très
dangereux … Pour vos fesses ». Ils sont dingue, ils ont pas tord mais le chocolat je ne m’en passerait jamais.
Mon gâteau était chouette, il y avait mon prénom dessus avec une belle rose en pâte d’amende qui n’à pas duré bien longtemps. Avec 18 bougies, je me sentait invincible, indestructible, en forme. Mais tous était faux mon état n’est pas meilleur. Je n’ai même pas réussi à souffler plus de 5 bougies en même temps. Mon souffle n’était pas assez puissant, pourtant mon gâteau n’était pas si énorme.
Le regard en larmes de maman, la gêne de papa, et Ben qui lui se mit à rire en pensant simplement que j’étais nulle. Heureusement qu’il était là sinon les parents auraient fait cette tête toute la soirée.
Le pire c’est que je n’ai même pas pensée à faire un vœux. Je suis nulle, je souffle mes bougies et j’oublie le plus important, le vœux. C’est certainement le dernier anniversaire que je ferait, je ne me vois pas faire les 19 et j’avoue que dans les conditions actuelles je refuse d’attendre mes 19 ans, ma souffrance est trop forte, trop présente. Je sais que je devrais prendre mes médicaments, les douleurs se verraient estompé mais je serai totalement dans du coton. Je ne pourrais même pas profité de ces moments inoubliables. Pour l’instant je vais mieux on verra au jour le jour.
Ah au fait je n’ai pas encore lu a lettre des copains du centre, elle est dans la table de chevet, qu’elle égoïste, je l’avais totalement oublié. Je la lie dès ce soir promis les mais et désolé.!!!
Voici la lettre écrite par…. Les jeunes du centre.


«  Chère Amélie

Nous sommes très heureux pour toi que tu puisse enfin rentré avec ta famille, nous n’imaginons même pas le plaisirs que sa dois faire de ce dire que ce calvaire va enfin terminé.
Beaucoup d’entres nous on souffert plus que n’importe quel être vivant normal sur cette terre, et pourtant nous nous sommes soutenu et aimé comme de vrai amis. D’ailleurs nous te considérons comme une vari amis. Sans toi Amber ne serait plus là, tu te souviens elle à tenté de sauté de la fenêtre il y a 2 ans. Si tu n’avait pas été là elle ne le serait plus non plus. Sans toi Josh et Lisa n’aurait pas pu revoir leurs parents avant de partir, tous le monde les croyaient en état de tenir encore un moment, mais toi tu savais qu’il n’irais pas plus loin que la nuit et grâce à tes appels ils ont revu leurs familles. Tu as aussi sauver le bébé chat Max tu as demandé du lait durant «  semaines au infirmière en faisant croire que c’était pour toi et tu le lui donnait.
Ton cœur est aussi gros que la bonté et la gentillesse que offre aux autres. Tu es courageuse, honnête, douce et magnifique. Et pour nous tu représente tous ce que nous souhaitons être le plus.
T’imaginé partir est la plus difficile chose que nous ayons eu à faire depuis longtemps, tu manquera dans ce centre comme tu l’a toujours appelé, grâce à toi beaucoup d’entres nous on appris et accepté leurs sort. Et beaucoup d’autres ont
appris a vivre ici et surtout a aimé cet endroit.
Tu laissera un vide énorme, et le p’tit Nico n’arrête pas de te demandé il ne comprend pas que tu part définitivement. Il ne sait pas que là ou tu va tu sera mieux. Le paradis c’est le seul endroit ou ont peut t’imaginez car jamais personne ne pourrais prétendre le mérité mieux qu’une personne comme toi ouverte et tolérante. Quand ont imagine que tu va enfin être libre comme tu l’a toujours souhaité, ont est heureux… Pour toi notre amie.
Lorsque les infirmières nous ont dit que tu rentrais pour la dernière fois et que tu accomplirais prochainement ton dernier voyage, on se devait de t’écrire pour que de là haut tu ne nous oublie pas, comme nous ne t’oublierons jamais. Beaucoup d’enfant ont quitté ce monde au centre, mais toi tu aura l’honneur de le faire chez toi près de tes proches.

Nous t’aimons Amélie et nous te t’oublierons JAMAIS.

Tes amis. »



Voilà la raison de mon retour, je suis en phase terminale, je l’ignorais. Personne ne m’a dit que je rentrais pour … partir.
Maman ne sait même pas quoi répondre lorsque je lui demande pourquoi Est-ce qu’elle ne m’a rien dit.
Pourquoi ont m’a caché ça. C’est alors pour sa que je suis si faible, c’est aussi la raison pour laquelle je mange ce que je veux, ce sont mes dernières volontés, mais je n’en savait rien.
Je ne veux pas mourir, pas ici, pas maintenant. Sa va me tombé dessus et ils seront là. Voilà pourquoi j’entend papa pleuré dans le garage, le soir. J’aurais souffert 6 ans pour finir sans le savoir dans ma maison. Seule, je me sens seule, je suis l’unique personne à ne pas savoir ce qui m’arrive depuis le début. Je ne veux plus les voir je resterais seule dans ma chambre comme je l’ai toujours été dans mon cœur. Personne ne doit me voir partir, et … Si seulement e savais quand ? A quel moment vais-je tiré ma révérence ?
Maintenant que je sais tous, j’ai l’impression d’écrire mes derniers mots. Et je ne sais pas quoi dire, quoi faire. Dois-je attendre ?
Les larmes de douleurs ne veulent plus s’arrêtés c’est comme si tous ce qui me motivais jusque là ne comptait plus à présent.
Je vais mourir. Pour la première fois je sens vraiment que c’est proche, et je suis malheureuse.

Je vais gâcher la vie de ma famille, si ‘avais su jamais je n’aurais accepter de revenir.




Depuis la « nouvelle », je sens que ma faiblesse et ma fatigue ont une raison d’être là. Et je sais que ce sera la fin … Bientôt. Trop tôt finalement !
En ce moment je perd la notion du temps, de l’heure, je suis dans le flou en permanence même si je ne prend toujours pas mes cachets, c’est comme si leurs effets fonctionnait quand même sans que je les prennent.
En plus Noël approche, encore un moment douloureux à passé, comme tous les autres, mais cette fois je sais que tous ce que je vie en ce moment, se sont mes derniers moments.
C’est dégelasse, moi qui pensais que tous s’arrangeais que je rentrais car j’allais mieux. Foutaise !! Tous va mal en faite, et je suis rentré pour allé encore plus mal.


J’ai beaucoup de mal à mangé, ces derniers temps, j’ai refusé de fêté Noël avec la famille, alors ils n’ont rien fait. Maman et papa s’en veulent à mort, de ne pas m’avoir prévenue. Je les comprend mais je suis suffisamment intelligente pour comprendre aussi qu’il voulais que je profite de ce qu’il me reste de ma vie.
Profité ? De quoi je ne bouge plus, je ne vais plus aux toilettes seule, je ne peut plus mangé ni boire car je vomi automatiquement. L’infirmière passe tous à l’heure pour me mettre sous poche nourrissante.
A quoi sa sert ? Je vais juste prendre ce que quelqu’un en meilleur santé pourrais avoir.




Le médecins du centre est passé aujourd’hui, je ne sais pas si c’était le matin ou l’après-midi, il est venu me dire au revoir, je n’ai pas pu m’empêcher de lui dire que j’aurais souhaité savoir avant. D’après lui c’est les parents qui voulaient me préservé.
Un prêtre est passé aussi pour me bénir, comme si j’étais déjà morte. Je n’arrivais même pas à pleuré tellement je souffrais intérieurement.
Le prêtre m’a dit de suivre la lumière et que Dieu me recueillerait avec tous son amour. J’ai posé une question au prêtre, je lui est demandé pourquoi Dieu avait de l’amour pour moi s’il m’avait fais subir tans de douleurs, toutes ces années de tortures, à quoi bon ? Il n’avait qu’à me prendre directement s’il m’attendais là haut.
L’homme lui-même n’avait pas de réponse à me donné, il connaissait mon histoire, il m’ simplement embrassé le front et ma souhaité de partir en paix avec moi-même, avec mes proches et avec Dieu.



Maman, papa, Ben cette lettre je l’ais écrite pour vous, pour que vous sachiez ce que j’ai vécu durant tous ce temps. J’aurais tellement souhaité que tous soit différent, j’aurais aimé aussi savoir ce que vous avez vécu pendant mon absence et ma maladie. Je ne prétend pas souffrir autant que vous car vous avez tous sacrifiez pour être à mes côtés, pour qu’au finale je vous abandonne lâchement.
Sachez que je ne vous en veux pas et qu’à mes yeux vous serez la meilleurs choses qui me soit arrivé de toutes ma vie, sans vous je ne serais plus là et je ne me serait jamais accroché à quoi que ce soit.
Il m’est difficile d’écrire j’ignore l’heure qu’il est mais il fait nuit et vous êtes couché, je pense que vous ne dormez pas depuis longtemps. Moi je pense à vous chaque seconde, et je veux vous dire que quoi qu’il arrive si c’est ma dernière nuit, je vous aime, je n’arrive pas à vous le dire en face car je ne veux pas vous faire pleuré. Mais sachez que chacun d’entres vous est une personne merveilleuse, et que vous m’avez accompagné 6 ans dans ma maladie.
Prenez soin de Ben vous ne devez pas l’abandonné sans vous comme moi il n’est rien !
Je vais me couché car ma tête est très lourde, j’espère faire une belle mort comme Mme Riley ma nourrice, partir dans mon sommeil pour que vous ne me voyez pas.
Je ne regrette rien je n’aurais pas embrassé de garçon, mais j’aurais vécu dans une famille qui m’aime et que j’aime encore plus. Je vous laisse une photo de moi récente, celle-ci je l’à trouve belle, j’ai l’air paisible.


Maman, papa, Ben je vous aime.



«  Amélie Carlson est décédé le 29 décembre 2009, à 3 heure 24 du matin durant sont sommeil, et elle aura laissé derrière elle une souffrance énorme et une famille en deuil, mais elle aura aussi appris à sa famille à vivre chaque jour intensément. Et à ces amis à profité de chaque moment comme si c‘étais le dernier »

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