Condado Casimir

Ecrit par
CASTAINGS LIONEL
lio64400

Né le 12 Février 1922 à Saint Pé d'Oloron
A Servit la France à la 2nd Division Blindée du Général Leclerc
Au 12ème régiment des chasseurs D'Afrique
Groupe tactique du Général de Langlade et du Colonel Minjonnet
Matricule MAROC 236
Huit mois de prison en Espagne
Débarque ensuite au Maroc à Casablanca puis en Angleterre pour le Débarquement en Normandie. Participe à la Libération de Paris, Strasbourg, la campagne d'Allemagne, fin de campagne de guerre, Berchtesgaden le nid d'aigle d'Hitler.
Décoré de la Légion d'honneur - Médaille Militaire - Croix de guerre avec Étoile de bronze - Citation Américaine, Présidential Unit Citation - Médaille des Évadés de France - Médaille des combattants Volontaires de la Résistance - Médaille des Internés résistants - Médaille commémoratives des armes – Médaille des réfractaires Médaille de Combattant- Certificat de Bonne Conduite Militaire
Comme toute la France Oloron Sainte Marie était occupé par les allemands et ils réquisitionnaient les jeunes pour le travail obligatoire en Allemagne.
En février 1943, je travaillais chez Tarascon, une usine qui fabriquait des sabots.
Le 3 février j'ai reçu une convocation pour aller travailler en Allemagne.
J'en ai parlé à ma fiancée qui travaillait alors chez un professeur juif du collège à Oloron.
Ce même professeur lui a dit que si je voulais partir en Espagne pour rejoindre les forces françaises libre il me mettrait en relation avec des passeurs pour traverser la frontière. Évidement j'ai tout de suite accepté cette proposition.
Ainsi le 6 mars 1943 grâce à Monsieur Jean Tarascon qui allait chercher des grumes en camion à Tardets nous retrouvions ses passeurs qui m'attendaient.
Il n'y avait pas que moi dans ce convoi il y avait mes camarades, Gil de Bidos et Jeannot d'Oloron ainsi qu'un couple de juifs et deux jeunes filles juives de mon age! La nuit tombée le passeur nous a dit « on y va » ! On est partis par Larrau, on a traversé la foret d'Iraty . Toute la nuit on a marché dans l'eau, la neige et a midi on est arrivé à la frontière.
On était très fatigués. Le passeur très gentil nous a dit «  vous êtes rendus et pour me payer vous me donnez ce que vous voulez », moi je lui ai donné 1000 Frs toutes mes économies. Je suis resté sans rien, le passeur nous a dit « vous traversé le petit ruisseau de l'autre coté il y a un petit sentier qui mène à la maison des carabiniers », puis on s'est dit au revoir.
Une fois que l'on a eu traversé on sait dit « nous sommes sur le territoire espagnol on ne risque plus rien », on sait assis par terre et on a ouvert nos sac pour manger tranquillement quand tout à coup j'ai entendu un bruit, j'ai retourné la tête et j'ai vue la patrouille allemande qui était cachée de l'autre coté du ruisseau derrière un hêtre et nous mettait en joue! Alors j'ai dit «  attention il nous visent » alors tout le monde s'est levé et nous sommes allez nous cacher derrière les arbres pendant que les allemands nous mitraillaient.
C'est là que nous nous sommes perdus. Je me suis retrouvé tout seul, et tout à coup j'ai entendu «  on est là », je me suis retrouvé avec le couple et les deux jeunes filles juives.
Au bout d'un moment je suis redescendu pour reprendre mes affaires les allemands m'ont aperçus et m'ont retiré dessus. Ils étaient venus récupérer nos affaires alors je suis retourné vers le couple et les filles et on a essayé de retrouver le chemin mais hélas on s'est retrouvé au sommet de la montagne sous les sapins.
Il neigeait et la nuit tombait j'ai dit à ce couple et les filles «  on va passer la nuit ici et demain il faudra trouver une issue ». J'ai alors coupé des branches de sapin j'en ai fait un matelas et j'ai dit aux quatre personnes de ce coucher. J'ai ensuite coupé d'autres branches et je les ai recouverts. Je me suis couché à mon tour , on avait froid moi je n'ai pas dormis de la nuit un moment donné j'ai entendu du bruit j'avais peur que se soit une patrouille allemande .
Mais le matin quand j'ai voulu me lever mes jambes ne me tenaient plus . Je les ai frotter un peu et ça a été.


C'est alors que j'ai marché un peu pour voir qu'elle direction il fallait que l'on prenne et à ce moment là je me suis aperçu que le bruit que j'avais entendu c'était en fait des sangliers qui avaient retourné la terre à quelques vingtaines de mètres de là où nous avions dormis. Quand mes jambes ont été bien j'ai fait lever les quatre personne, je leurs ai dit qu'il fallait trouver une issue dans la journée. On avait rien à manger ni à boire et on avait très froid. Une fois qu'ils se soient frictionnés les jambes on est partis à l'inconnue à travers la montagne. Quand on est arrivés en haut on ne voyait que d'autres montagnes. Alors j'ai pris la décision de redescendre dans la foret. J'étais très fatigué et mes collègues aussi , on a continué à marcher et tout à coup j'ai aperçu une lisse, pour vous dire ce qu'est une lisse c'est un couloir entre des arbres, on met les grumes de bois en haut et ils descendent en glissant vers une plate forme. J'ai dit à mes camarades qui étaient résignés à vouloir abandonner, «  nous sommes sauvés on va tomber sur quelque chose » on a donc pris la lisse et on l'a descendue au moins sur trois ou quatre cent mètres et on est arrivés a la plate forme. On a alors continué à marcher sur ce chemin puis dans la foret pour ne pas être vus . Une centaine de mètres plus loin on est arrivés à l'endroit où on l'on avait mangé c'est à dire qu'on avait tourné en rond. J'ai dit maintenant on va prendre ce petit sentier que nous avait dit le passeur et on sera sauvé. Il était environ quatre heure de l'après midi et on ne savait pas à quelle distance ce trouvait la maison des carabiniers . C'est alors que les deux jeunes filles m'ont dit tu t'en vas tout seul avec le couple car le couple était plus agile mais les deux jeunes filles étaient épuisées, les pieds pleins de plaies et ne pouvaient plus marcher. Elles m'ont dit on reste là mais je leurs ai dit de prendre un peu de courage on était presque arrivés, de ce mettre chacune sur une de mes épaules, en faisant quelques pauses on est y arriveraient.
C'est ce qu'elles ont fait, on a continuer de marcher sur ce sentier plus d'un kilomètre toujours les deux filles accrochés sur mes épaules j'étais très fatigué mais j'étais obligé de faire cet effort pour sauver leurs vies et la mienne. Enfin au bout de deux heures et demi de calvaire nous sommes arrivés à cette maison des carabiniers.
Ils nous ont emmenés dans une grange pour nous faire dormir sur la paille et c'est là que l'on a retrouvé nos trois camarades qui était avec nous quand la fusillade a éclatée. Ils avaient fait comme nous ils avaient dormis sous les sapins on devait être à cinq cents mètres les un des autres ! Mais le hasard ne nous a pas fait rencontrer. On était mort de faim alors une de ces jeunes filles a appelé un carabinier. Ils ont parlés ensemble et le carabinier est revenu aussitôt avec une bassine dans laquelle nous avions de quoi manger. Je ne me rappelle pas ce que c'était. Il y avait de la viande . Bref on a mangé tant qu'on a voulus et c'est cette jeunes filles qui avait des sous dans la doublure de sa veste qui a payé. On sait ensuite couché tous cote à cote sur la paille et on avait bien chaud. Le lendemain matin il a fallu reprendre la route pour arriver à Issaba. Au moins cinq kilomètres à pied et moi toujours avec ces deux filles qui avaient mal au pieds, accrochées à mes épaules. Je peux vous dire qu'on a souffert beaucoup mes ces deux filles en particulier avec leurs pieds en sang et la fatigue elles ont vécus un drôle de calvaire. A Issaba on a été pris en charge par les espagnols . Ils nous ont mis dans un bus et direction Pampelune. Il faut que je vous dise que dans cette maison des carabiniers on était nombreux à ce moment il y en avait beaucoup qui passaient la frontière.
Arrivés à Pampelune, ils nous ont fait mettre en rang par deux et ils ont sortis les filles et d'autres femmes ainsi que leurs maris. Nous ils nous ont mis en prison, et le femmes avec leurs maris allaient à l'hôtel. Alors quand on a su ça une des filles que j'ai sauvais m'a dit «  si on avait su, on aurait dit que tu étais mon mari ». Je suis donc rentré en prison et les filles et le couple à l'hôtel.
Dans la prison principale de Pampelune on était douze, on couchait par terre sur une couverture. Au bout d'un mois on nous a changés de prison. Ils nous ont mis dans un wagon avec des menottes attachés par deux . Quand on voulait aller au toilettes il fallait y aller à deux. Ils nous ont amenés à Figueirido dans une ancienne caserne en haut d'une colline isolée de tout, on était deux cent dans cette prison tous ensemble avec tous les camarades de la région on dormait sur le ciment avec une couverture et la nuit les punaises nous dévoraient le sang. Le matin on les attrapaient et avec le sang qu'elles nous avaient pris on écrivait notre nom sur les murs. L'eau était ouverte une heure par jour il fallait faire la queue et parfois quant on arrivait devant le robinet il se refermait. On allait une heure par jour dans la cour qui s 'appelait « le Patio » tout autour il y avait une bande de pelouse avec des petits rosiers . Quand le gardien était tourné de dos on prenait une poignée d'herbe ou des feuilles de roses et on allait les manger au milieu de tous sans se faire voir.
Quand on devait aller au patio les gardiens mettaient leurs poubelles au milieu, on était en rang par deux et après avoir écouté l'hymne national espagnol et salué Franco en disant «  Viva Franco ! » et levant le bras parfois il nous arrivé de dire « Viva grand con ! » on courrait vite piller les poubelles et on mangeait ce qu'on pouvait. Les épluchures de pommes de terre et les racines de poireaux il fallait ensuite remettre tout ce qu'il restait dans les poubelles. Les gardiens rigolaient à plaine gorge en nous regardant. Le jour du 14 Juillet on rentre dans le patio en rang par deux et quand on a eu finit d'entendre l'hymne on a refusé de lever le bras et dire « viva Franco »  , on sait mis à chanter la Marseillaise tous ensemble ! On avait préparé ça la veille tous ensemble alors, comme punition ils nous ont laissés en rang sous un soleil de plomb, à s'évanouir les uns après les autres. Ils ont finit par nous faire rentrer en prison , moi du 4 avril au 26 octobre , j'ai perdu 33 kilos.
Le 26 octobre on a été libérés on est descendus libres, à cotés des gardiens qui nous amenaient jusqu'à la gare, torses nue et claquettes au pieds que nous avez donnés les prisonniers espagnols .
Dans cette prison on vendait tout pour pouvoir manger un peu , moi j'avais une montre que ma fiancée m'avait offerte , j'ai résisté pendant deux mois avant de la vendre pour un morceau de pain de 200 gr environs. J'ai mangé ce pain comme un fou et une après avoir finit de le manger je me suis mis à pleurer car je n'avais plus rien mais toujours aussi faim.
Pour être libérés c'est la Croix Rouge qui négocié ! C'est pour cela que l'on nous appelait «  les sacs de blé » car en contre partie elle devait donner tant de sacs de blé ou d'autres choses !
On est donc montés dans le train direction Madrid. On était libres dans le train et on avait à manger autant qu'on voulait
Arrivés à Madrid ils nous ont amenés dans un hôtel où il y avait une grande pièce fermée , on devait se déshabiller et rentrer dans cette pièce où il y avait de la vapeur. On pouvait rester deux à trois minutes ensuite on avait des serviettes pour s'essuyer. On nous a ensuite dirigés dans une autre pièce où nous avons reçus une belle chemise, un pull, un slip, des chaussettes, des chaussures et un costume tout neuf . De prisonnier ils nous ont transformés en prince on a repris alors le train direction Malaga. On fut parqués dans les arènes où se trouvait plusieurs autres français qui venaient de plusieurs autres prisons. On nous donna deux couvertures, on dormait sur la paille mais on avait à manger tant qu'on voulait, de bonnes choses , de la viande.
A peine on avait mangé, on avait plus faim, on était libres, la journée on allait se promener en ville.
Cela à duré pendant trois jours la nuit aussi on sortait, il y avait des prostituées sur les trottoirs mais ce n'était pas notre préoccupation ni nécessité prioritaire. On avait aucun sous alors moi même comme mes camarades on a vendu nos jolies vestes et nos chaussures en cuir pour avoir quelques sous pour aller boire un pot au bistrot et acheter quelques friandises. Pour remplacer les chaussures en cuir on a acheté des espadrilles très bon marché. Ça nous a fait un peu de bonus.
Ces trois jours passés, on embarqua sur le Sidi Brahim direction Casablanca. Quand le bateau est sortit du port on a été heureux de quitter le sol Espagnol car jusque là on était en guerre.
Confiants on s'est dits «  maintenant on est libres ». Après une traversé sur ce bateau malade comme un chien, on est arrivé à Casablanca. Sur le quai des militaires nous attendaient pour nous prendre en charge et parmi eux il y avait une de ces deux filles que j'avais sauvé. Elle m'a donné une cigarette et m'a embrassée, je n'ai pas pu lui parlé même une minute, l'officier qui nous conduisait nous faisait avancer trop vite pour se rendre dans les locaux. On est passé dans plusieurs bureaux pour savoir qui on était et d'où on venait car il faut savoir que tous ceux qui sont passés par l'Espagne n'était pas que des Français.
Une fois bien identifiés on nous a habillé en soldats et on nous a demandé à qu'elle unité on voulait appartenir.
C'est là que je me suis engagé dans la deuxième DB pour la durée de la guerre j'ai touché alors une prime de trois cent francs. Quelques jours après on est partis à la foret de Témara, on était campé dans de grosses tentes, c'est là qu'était basé tous ceux qui restaient de la deuxième DB qui venaient du Tchad et avec tous les évadés de France comme moi ils ont reconstitués la deuxième DB. On a fait les classes à la foret de Témara et comme on était très faibles ils nous faisaient manger très souvent et on nous donnait du bon vin.
L'après midi on s'asseyait tous en rond dans la foret et les officiers nous apprenaient à démonter les armes après un petit moment ils nous faisaient marcher au pas, apprendre à faire le demi tour et enfin tout ce qui concerne l'apprentissage de guerrier comme la plus part ne savaient pas conduire, moi le premier, ils nous faisaient l'auto école sur place . Ils avaient mis des jeep sur cales et ils nous faisaient passer les vitesses. Un peu plus tard on est partis sur route et là j'ai passé mon permis car à la deuxième DB tout le monde devait savoir conduire.
Le dimanche on allait en permission à Rabat on mangeait à l'hôtel qui s'appelait « La gerbe d'or »Le matin on allait faire le marché au souk et l'après midi on allait au bousbir, quartier réservé  aux soldats. Dans ce quartier il n'y avait que des bocsons avant de rentrer on était obligé de passer dans une cabine où il y avait deux infirmières et un officier qui nous mettaient ce qu'il fallait sur les parties génitales et à la sortie c'était la même opération afin d'éviter toutes maladies. Je passerais tous les détails qui se passaient là dedans.
Quand la deuxième DB a été bien complète et bien préparé dans la foret de Témara on a été présenté au Général Leclerc qui nous a dit qu'il y aurait des taches dures à accomplir mais qu'il avait confiance en ses hommes. On a quitté alors le Maroc pour se rendre en Angleterre . Nous étions campé là aussi dans de grandes toiles de tentes à deux kilomètres à l'écart de la ville. Là c'était la vie de château, il a fallu s'habituer à leur alimentation, mais quand on y goutte c'est aussi bon qu'autre chose. Le matin on entretenait le matériel petit train de vie tranquille et l'après midi c'était repos jusqu'à dix sept heures où l'on passait à table. Deux fois par semaine on faisait la séance de tir au canon et à la carabine, c'est là que j'ai eu le brevet de tireur d'élite.
Pour aller à ce champ de tir il fallait traverser la ville de Hul avec les blindés. A notre passage on était applaudit par la population et par les jeunes filles qui nous envoyaient des baisers. Ce séjour en Angleterre était très beau, tous les soirs on prenait le bus à deux étages pour se rendre dans les salles de bals. Pas tout le monde évidement mais les plus dégourdis. Les anglais étaient très gentils pour nous les personnes âgées se levaient de leurs places assises dans les bus pour nous les offrir. L'entrée des salles de bals pour nous étaient gratuites et on était les bienvenues, il y avait très peu d'hommes alors on avait beaucoup de choix enfin on s'amusait parfaitement bien, on rentrait à trois ou quatre heures du matin. Le plus dur c'était qu'il fallait rentrer à pied
Finit le séjour en Angleterre, arriva le débarquement en Normandie. Là ce n'était plus la fête il fallait aller au combat et avancer vers Paris. C'était dur surtout la nuit car les patrouilles allemandes étaient très fortes pour s'infiltrer dans nos lignes. Quand on était en poste il fallait avoir l'oreille très attentive. Tous les jours c'était le combat on voyait des morts sur les bords des routes même si on y était habitué il fallait toujours penser à avancer et livrer nos combats. Paris se rapprochait et nous donnait du courage mais on ne pensais pas qu'on aurait eu un accueil de cette envergure. A Alençon on a livré un combat dur il y a eu beaucoup de morts et de blessés moi même j'y ai été blessé mais superficiellement, un obus a éclaté derrière mon dos et j'ai reçu plein de petits éclats dont j'en porte encore les cicatrices.
Le lendemain matin j'ai été voir l'infirmière, j'ai refusé de me faire hospitaliser je me sentais bien et je ne voulais pas quitter mes camarades. Mais jours après jours ces petites plaies s'aggravaient et ça me démangeai, je souffrais de plus en plus. A l'infirmerie tous les matins on me mettait de la pommade mais rien n'y faisait. Alors un matin à l'infirmerie se trouvait un major américain qui me demanda pourquoi j'étais là, je lui montre mon dos et il me dit tu viens demain matin à huit heurs et dans huit jours tu n'auras plus rien tu seras guéri je vais te faire un traitement.
Le lendemain matin il me dit « mets toi en slip » il prend alors une grande seringue il fait une prise de sang dans mon bras gauche et aussitôt il me l'infiltre dans ma cuisse droite et le lendemain l'inverse et ça pendant huit jours. Au quatrième jour j'avais une grande amélioration au huitième jour je n'avais plus rien , il m'a alors dit «  tu es guéri tu as eu de la chance de me rencontrer tu aurais pu mourir d'empoisonnement du provoqué par le déchet de poudre que contenaient les éclats d'obus » , je lui ai dit Merci mon capitaine et je continua avec mes camarades le combat vers Paris et après quelques batailles rencontré en chemin on entre dans Paris. Je me suis trouvé avenue Raymond Point Carre il y avait encore quelques échauffourées des allemands qui sortaient des maisons d'autres qui tiraient depuis le haut toit à l'entrée la nuit tout rentra dans le calme et la fête commença. C'était la folie il n'y avait que des soldats la deuxième DB qui comptaient, les filles nous prenaient dans leurs bras, il faut l'avoir vécu pour le croire pour ma part c'est une si belle aventure que je ne l'oublierais jamais, ça dansais dans tous les rues ça buvais et j'en passe . Dans ma vie c'est une des plus belles choses que j'ai eu. Après avoir passé quelques bonnes journées de vacances à Paris au repos au petits soins il fallu reprendre le combat et aller de l'avant . Le treize septembre on arrive dans les vosges où il y eu une terrible bataille à Dompaire damas. C'était une vrai bataille pour moi ce jour fut une terrible journée. C'est là que je détruit deux chars ennemis. C'est par mon initiative que je pris le premier d'une colonne qui montait à flan d'une colline et ensuite je tourna mon canon vers le dernier que je détruit également. Et par ce fait toute la colonne a été prise en sandwich. C'est alors, voyant que toute cette colonne ne pouvait ni avancer ni reculer qu'ils envoyèrent dans ma direction toutes leurs munitions, obus, mitrailleuses mais comme j'avais dégoupillé deux grenades fumigènes ils tiraient dans la fumée , il ne pouvais donc pas être précis sur l'objectif moi je me suis couché par terre derrière le blindage du canon et j'entendais les balles qui tapaient et les obus qui tombaient. Il y en a eu un qui est tombé à vingt centimètres de moi heureusement que c'était un perforant si ça avait été un explosif j'aurais été réduit en miettes.
Ça a été un feu très violent j'ai eu beaucoup de chance de passer à travers quand ils n'ont plus eu de munitions pour tirer dans ma direction ils sont descendus de leurs chars pour s'enfuir et à ce moment là, la fumée de mes grenades fumigènes n'avait plus d'effet! J'y voyait clair, j'ai pointé mon canon sur tous ces soldats allemand qui avaient abandonné leurs chars et à mon tour j'ai envoyé un feu violant sur eux.
J'en voyais tomber mais je ne peux pas vous dire combien sont morts, mais il y en a eu pas mal!Aussitôt après j'ai vu arriver une petite voiture allemande sur la route qui se trouvait entre les deux collines, elle se repliait à toute pompe, j'ai donc repris mon canon, j'ai tiré et j'ai fait mouche!
Soit disant c'était une voiture de commandant contenant des documents sérieux. C'est ce qu'un lieutenant ma dit le lendemain.
A peu prés une heure après tout est rentré dans l'ordre, le feu d'artifice était terminé!
C'est alors que je vis arriver le colonel Minjonnet avec d'autres officiers. Il m'ont félicité d'avoir pris cette initiative et m'ont décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze.
Le lendemain alors que je m'apprêtait à quitter la position je vis arriver deux jeeps.
La première était piloté par le soldat Loustalot d'Aramits qui était évadé de France comme moi, à son bords se trouvait le général Leclerc toujours avec sa canne à la main. La deuxième était piloté par le capitaine Stard et à son bord se trouvait le Colonel Minjonnet. Ils s'arrêtèrent à ma hauteur descendirent de voiture et pendant que Loustalot discutait avec moi le général et les deux officiers discutaient ensemble.
Puis le Général se dirigea vers moi avec les deux autres officiers et m'interrogea sur ce terrible combat !
Quant je lui eu tout expliqué il me tendit la main et me la serra, avec son sourire il me dit «  Tu as fait du bon travail ».
Ce général voulait tout savoir c'était d'ailleurs sont rôle pour nous c'était notre père, d'une grande gentillesse il venait nous voir très souvent en première ligne, toujours avec sa canne à la main il n'avait pas peur du feu.
Huit jours après l'adjudant Dubus me fit appeler et me dit «  on va te nommer brigadier chef » je lui dit que je préférait rester deuxième classe que je me sentait pas capable de commander mes camarades et que ça risquait de nuire à l'ambiance qui régnait entre nous.
On était la plus part des évadés de France, on avait souffert ensembles et je voulais pas me trouver au dessus d'eux. Je préférais rester comme j'étais alors l'adjudant me répondit «  je te comprends et je respecte ton choix », j'ai fini la guerre comme deuxième classe tout n'était pas finit!
Il fallait reprendre le combat à Baccarat jusqu'à Épinal où il y eu une bonne bataille. Toujours vainqueurs on avançait, on débloquait la route.
A Colmar il y eu une autre bataille puis on entrepris la bataille du Col de Saverne celle là fut très longue et très éprouvante, on avait très froid et on était toujours en première ligne.
Un soir on a livré une bataille on a pris toute une compagnie allemande et quelques français ça a été très dur ce soir là!
Je n'ai crue qu'à ma mort, mais une fois de plus j'ai eu beaucoup de chance, car il y a eu beaucoup de morts, de blessés.
Le lendemain matin une délégation américaine et des officiers français sont venus nous féliciter . C'est là que j'ai été décoré par le chef d'escadron Marion de la médaille américaine qui s'appelle La Présidential Unit Citation soit disant que ça correspond à la légion d'honneur mais je ne peux pas le certifier car je ne me suis pas renseigné. C'est un général français qui nous l'avait dit.
Quant Savergnes fut gagné , mais très difficilement on pris la route pour Strasbourg et graçe à la ruse du Général Leclercon a surpris les allemands et on est rentré dans la ville sans trop de résistances.
Alors vu qu'ils étaient pris ils se sont repliés chez eux en Allemagne.
Une fois la ville bien libérée on a fait beaucoup de prisonniers et nous toujours en vainqueurs on avançait, on passait le Pont de Kehl les allemands nous attendaient chez eux.
C'est là qu'on a livré un autre rude combat mais rien ne nous résistait on démolissait tout sur notre passage les allemands étaient alors déstabilisés et beaucoup résignaient!
Ils se rendaient prisonniers et on avançaient toujours.
Arriva le huit Mai on se trouvait au pied du nid d'aigle à Berchtesgaden c'est alors qu'un officier est venu nous dire de déposer les armes la guerre était finit.
On a poussait un cri de joie en disant «  on a gagné » mais on était méfiants car il y avait quelques SS fanatiques qui tiraient encore.
D'ailleurs il y a eu encore quelques morts des deux cotés après le cessé le feu.
La guerre finit nous sommes descendus au lac de Constance en occupation on avait alors la bonne vie on surveillait notre matériel, le nettoyait, l'entretenait, moi je ne pouvais pas trop marcher je venais d'être blessé au pied, et on se promenait par ci par là le soir on couchait chez les civils dans les maisons où on était très bien reçus.
Il n'y avait, dans la plus part de ces maisons, que des filles ou des femmes dont leurs maris étaient eux aussi à la guerre, alors vous pouvez penser qu'on était dans une chambre bien meublée!
Le matin on nous servait le petit déjeuner et les chaussures qu'on avait laissés au pied de l'escalier, étaient bien cirés. Quand on pouvez les mettre le matin !
Toutes ces filles et femmes étaient friandes de chocolat et comme nous en avions dans notre menu on leur en donnait et elles nous le rendais bien à leur façon.
Il faut que je vous dise que les américains étaient très biens organisés nous étions habillés comme eux, il n'y avait que le calot pour nous différencier!
Ils fournissaient tout l'armement et le ravitaillement, tous les matins un camion venait nous porter le carburant, et nos rations dans un grand carton étanche.
Il y avait le ravitaillement pour cinq personnes pour la journée. Ces cartons étaient très complets, de la poudre d'oeufs pour faire les omelettes, du bacon, du lait concentré, du cornet beaf, du chocolat, du jus de tomates, et de citron qu'on délayait dans de l'eau, un petit paquet de trois cigarettes des brosses à dents jetables et même dans certains cartons il y avait des préservatifs. C'était très copieux alors quand on arrivé dans un petit village surtout en Alsace on échangeait nos conserves contre des aliments frais, pommes de terres, ventrèches, même des fois ils nous faisait cuire un poulet car il faut savoir que partout où passait la deuxième DB , on était admirés et reçus comme des rois. Après l'occupation au Lac de Constance on regagna la France et la dernière escale fut à Nemour.
On était tranquille on couchait chez des civils on entretenait le matériel et on éduquait les nouveaux venus qui allaient prendre la relève c'est à Nemur que le colonel Minjonnet me convoqua dans son bureau et me remit le certificat de bonne conduite puis me félicita en me rappelant le coup d'éclat que j'avais fait à Damas et tout fut terminé.
Je fus démobilisé le 25 octobre 1945 de mon parcours je suis fier de l'avoir fait surtout dans la victorieuse deuxième DB. On a eu des moments très dur parfois avec un froid terrible -20 et -25° pendant les gardes de nuit.
Dans cette guerre j'ai vue des choses horribles des morts sur les routes on était souvent obligés de descendre des dodges pour ne pas y rouler dessus surtout sur les français, d'autres qui étaient gravement blessés ils appelaient leurs mères en attendant que la croix rouge arrive.
On s'était habitué à voir tous ces morts et on pensais que peut être demain serait notre tour! Mais quand même je préfère être en guerre plutôt qu'en prison.
Là on était libre et nous mangions bien et entre nous l'ambiance était excellente!
J'avais eu la chance d'avoir avec moi trois camarades de la vallée d'aspes s'appelant Jean Loustau, Laurrent Casbas et Julien Casedepats, malheureusement tous les trois sont décédés.
Dans ce parcourt on a eu beaucoup de mauvaises aventures mais aussi des bonnes, on a gardé de bon souvenirs comme la Libération de Paris, de Colmar, de Strasbourg et dans les petits villages en Alsace en plein hiver on ne pouvait pas avancer tant on était gelé, alors on campait chez des gens très gentils qui nous faisaient à manger en échange de nos conserves, il y avait aussi des filles très gentilles!
Les plus mauvais souvenirs pour moi auront été l'internement en Espagne où j'ai beaucoup souffert de faim et de soif, j'ai souvent pensé au miens et à quelques uns du village, et ça je l'ai toujours en mémoire.
Comme je vous le disais j'ai eu beaucoup d'aventures.
Celle que je vais vous raconter je suis obligé d'en parler car elle était diffusée dans la vallée d'aspe surtout du cotés de Lees-Atas par mon ami Bellocq, dit Farol, qui assistait un peu plus loin à cette aventure !
On se trouvait en première ligne avant de rentrer à Épinal, sur une colline qui surplombait la plaine et ça chauffait aux alentours.
La nuit avant on avait eu la visite d'une patrouille allemande qu'on avait maîtrisée ils avaient réussi à pénétrer dans nos lignes!
Ce soir là je devais prendre la garde sur la tourelle du char Sherman de quatre heures du matin à six heures. J'ai demandé au collègue qui me précédait comment ça se passait, il m'a répondu tout est calme.
Je me suis installé alors sur la tourelle, la mitrailleuse de cinquante en main tout était calme. Tout à coup vers cinq heure il y avait un petit clair de lune, au fond de la plaine très loin, dans une prairie qui avait des broussailles très hautes je voyait une masse qui se déplaçait et venait dans ma direction.
On la voyait puis elle se cachait derrière la broussaille alors j'ai observé un moment et j'ai crue que c'était une patrouille allemande qui venait nous encercler j'ai alors pris la décision de faire feu aussitôt qu'elle réapparaîtrait.
J'ai attendu un moment, rien ne bougeait, je pensais toujours que ça ce rapprochait, tout à coup cette masse réapparu alors je pointais l'objectif de la mitrailleuse et je fis feu à volonté!
Comme dans la bande de balles il y avait une balle traçante touts les dix ça m'indiquait que j'étais dans la bonne direction.
Alors tous les hommes qui dormaient dans leurs tentes sont sortis mitraillettes aux poing et le lieutenant me demanda « que c'est il passé ? ».
Je lui ai expliqué il est resté un moment sur la tourelle avec moi un bon quart d'heure et les collègues autour du char mitraillettes aux poings.
Quant il eu vu que tout était calme il m'eut dit d'être très vigilant et il repartit se coucher ainsi que mes collègues.
Quand fut le levé du jour ma garde était fini alors le lieutenant ma dit on va aller voir sur quoi j'avais tiré car on voyait de loin une masse qu'on ne pouvait distinguer!
Alors on prend la mitraillette, on descend vers la plaine arrivé sur les lieux on découvrit une vache criblé de balles, alors le lieutenant se mit à rire et me dis ça prouve que tu es un bon tireur on rejoigna alors les collègues et quand le lieutenant leur appris la nouvelle tous les collègues se moquèrent de moi c'était bien sur de la rigolade mais j'en ai entendu souvent parlé !
Il y aurait encore beaucoup d'aventure à raconter de bonnes comme des mauvaises mais c'est sans importance.
Mon idée c'était de poursuivre ma carrière militaire à la deuxième DB qui partait alors se battre en Indochine.
Quand j'en ai parlé à mes parents, lors de mon retour en permission, ils venaient de passer presque deux ans sans savoir où j'étais, et d'apprendre cette nouvelle leur donna beaucoup de chagrin!
Alors mes frères m'ont dit « tu t'en ai bien sortie jusqu'à maintenant et si tu repars tu vas les faire mourir car la première fois que je les ai revus un an et demi après mon départ ils ne s'attendaient pas à me revoir vivant.
Je suis arrivé chez moi par surprise et ça a été un moment de joie et de larmes. Ils avaient retrouvé leur enfant!
Soixante ans après il m'arrive, la nuit, en rêvant de revivre cet instant et bien d'autres!
Alors je pris la sage décision de me faire démobiliser le 25 octobre 1945 et je rentrais à Oloron. Je repris mais habitudes et un an je me mariais avec cette fiancée que j'avais avant mon départ dont elle a contribué pour une bonne part.
Sans l'aide de son patron le professeur Klingebiel mon départ aurait été beaucoup plus compliqué. J'ai poursuivie ma carrière professionnelle au sein de la société Messier à Bidos. Cette carrière je la dois à Mr Levy devenu par la suite Mr Lucien qui comme moi emprisonné en Espagne m'a fait le privilège de rentrer dans cette société et quand il venait en visite à Bidos il était comptant de bavarder un peu avec moi. Comme j'aime l'activité j'ai joué au rugby au Fco et depuis 1965 je suis toujours au contrôle des entrés. J'ai participé également pendant 35 ans au festival des Pyrénées depuis ça création par Mr Louis Haure. J'ai toujours travaillé à ses cotés jusqu'à sa mort! Je suis également porte drapeau de la section des évadés de France d'Oloron et depuis deux ans porte drapeau de la Légion d'honneur !
Pour toutes ces activités Mr le maire d'oloron Hervé Lucbéreilh m'a honoré en me remettant la médaille de la ville d'oloron.
J'ai écris ces pages à la demande de mes enfants et de Mr Alain Agnès qui désire en faire un livre. Comme j'étais bloqué pendant trois mois par une cruralgie j'en ai profité ça ma fait passer le temps. J'ai écris ces pages au mois d'avril 2009 ça fait très longtemps que mes enfants me le réclament.
Voici un récit de mes aventures de guerre !

J'avais écris plus haut que dans les petits villages en Alsace on échangeait nos conserves contre des pommes de terre.
Un jour dans un de ces villages avant d'arriver à Colmar il faisait très froid tout était gelé on patinait dans la glace alors le capitaine est venu dire on va sûrement être bloqué ici quelques jours, alors vous allez vous chercher des maisons pour dormir. Je vais avec mes camarades Casbas, Loustau et deux autres copains dans une maison, il n'y avait qu'une femme de 70 ans environ qui nous a dit avoir assez de lits pour nous loger. On est alors partis chercher nos affaires dans nos camions et on s'est installé. J'ai demandé à la femme si elle pouvait nous échanger des pommes de terres contre des conserves mais elle ne comprenait pas bien le français alors elle m'a dit d'attendre un peu elle reviendrais tout de suite;
Elle parti et cinq minutes après elle est revenu avec très belle fille a peu prés de mon age.
La fille lui expliqua ce je que je voulais alors la femme a dit «Ya, Ya» et elle est partie chercher un panier de pommes de terres. Alors la fille me dit « ce matin j'ai le temps, je vais vous aider à les éplucher » et on se rapprocher de plus en plus, ce n'était pas pour me déplaire alors j'ai tout de suite compris qu'il se passerait quelque chose entre nous. Quand les frites ont été cuites elle a regardé notre installation dans deux chambres c'est alors qu'elle m'a dit que pour cinq c'était un peu serré et si je voulais elle avait une chambre chez elle que je pouvais aller y dormir.
Je n'ai pas réalisé tout de suite car des occasions comme ça c'était rare alors le lui ai dit de venir me chercher cet après midi et j'amènerai mes affaires. A une heure et demi elle est venu me chercher j'ai amené mes affaires et elle m'a installé.
Elle m'a dit «  viens je vais te montrer les chevaux » car elle vivait dans une exploitation agricole spécialisé dans la culture du tabac j'ai alors visité les granges et les séchoirs à tabac » et puis elle m'a dit «  je dois aller soigner les chevaux » c'était de beaux chevaux de trait alors on est monté au grenier à foin et à force de se rapprocher on s'est rapproché pour de bon c'était magnifique.
Comme le soir elle travaillait tard avec ses parents à trier le tabac je lui ai dit ce soir je vais amener mes copains et on va vous aider les feuilles de tabac. Elle m'a amené voir son père et sa mère pour leur faire part de ma proposition. Les parents étaient ravis d'avoir toutes cette main d'oeuvre. On est alors repartis aux granges c'est là qu'on a combiné notre aventure.
Moi j'avais la chambre en haut et elle en bas alors elle m'a dit «  quand tous tes copains seront partis tu monte dans ta chambre, mes parents ont la leur à coté, tu attendras qu'ils soient endormis, que tu n'entendes plus rien alors tu descendra tout doucement je laisserai la porte entre ouverte pour que mes parents n'entendent pas.
Et le matin avant qu'ils se lèvent tu remonteras dans ta chambre ».
Ce plan a très bien marché pendant cinq jours mais au sixième c'est là que c'est passé la mauvaise aventure. Il y avait a peu prés une heure que j'étais au lit bien au chaud, j'ai vue une lueur devant moi, la fille s'est mise à crier , je lève alors ma tête à trois mètres de moi se trouvait son père avec une lampe à pétrole à la main et une fourche dans l'autre en criant après sa fille en alsacien!
Moi je n'ai pas hésité une seconde j'ai ouvert la fenêtre et je me suis retrouvé à poil dans la neige.
J'ai vite couru à la maison où étaient mes copains à une centaine de mètres !
J'ai tapé à la porte, Casbas s'est levé et à dit « qui est là» , je lui répondit « c'est Casimir» il m'a demandait «qu'est ce qu'il t'arrive ?».
Il a ouvert la porte et quand il m'a vu il s'est mis à rigoler comme un fou ainsi que mes camarades.
Ils ont tout de suite compris ce qui m'était arrivé alors Casbas m'a dit «il faut toujours qu'il t'arrive quelque chose» j'avais mon coeur qui battait fort mais j'avais pas froid. Le lendemain matin Casbas a été chercher mes affaires à la chambre, pas trop rassuré, la fille lui a demandé si j'allais bien et elle pleurait !
Le sur-lendemain on repartait j'ai aperçu la fille devant sa porte et quand elle m'a vue elle m'a fait un signe de la main, elle avait les larmes aux yeux et je n'ai jamais plus eu de ces nouvelles.
CASBAS
Je vous ai souvent parlé de Casbas on était très copains tous les deux et il jouait très bien de l'harmonica.
Un dimanche on était à Rabat en permission alors il s'est acheté un harmonica. Le soir sous la tante il jouait et nous on faisait une belote ou on fumait une cigarette mais comme cet harmonica c'était de la pacotille il y avait souvent des fausses notes alors on se moquait de lui et il répondait « si j'avais un bon harmonica vous verriez qu'il n'y aurait pas de fausses notes!» Alors je lui ai dit «pourquoi tu t'en achètes pas un bon ?» et il me répondit «parce qu'ils sont trop cher et je n'ai pas les moyens» c'est vrai qu'on avait pas beaucoup d'argent et on le gardait pour nos loisirs quand on allait en ville alors je lui ai dit dimanche on va a rabat on ira au souk et on verra comment ça ce passe.
On est arrivé sur la place à Rabat puis au souk . Le souk c'est un marché fermé où il y avait beaucoup de camelot ils vendaient de tout ! Alors on a fait un petit tour pour regarder les étalages et tout d'un coup on en aperçu un qui vendait des harmonicas et bien d'autres choses!
J'ai dit à Casbas « tu as vu ces harmonicas, oui mais ils coûtent très cher alors je lui dit choisit le plus beau et après tu suivra mon plan »
On va se présenter devant le camelot juste devant les harmonicas il y avait beaucoup d'autres soldats autour de nous mais avec eu on ne risquait rien, ils piquaient eux aussi quand ils voulaient. Alors comme j'avais prévus mon Casbas se met derrière moi et tant que je commandais un verre de lait et que je le paye , Casbas avait passé sa main tout le long de mon corps et a pris l'harmonica, l'a mis dans sa poche et est sortit du souk.
Pour qu'il est le temps nécessaire moi je prenait mon temps pour boire mon verre à contre coeur et ensuite faire semblant de chercher mon porte monnaie. Le temps s'écoulait quand j'eus payé mon verre de lait j'ai dis au revoir au camelot et je suis sorti à mon tour du souk . Quand Casbas m'a vu il s'est mis à rire et m'a dit il faut être gonflé pour faire ça mais en attendant je suis bien équipé et m'a dit merci.
Moi j'étais comptant que la plan ai bien fonctionné et il n'y a plus eu de fausses notes.
Le premier dimanche de permission je me suis fais avoir moi aussi!
A peine on descendait du camion qui nous amenait, on était envahis par de jeunes enfants qui venaient nous cirer les chaussures moyennant quelques petites pièces.
Alors comme on ne connaissait pas la ville et que j'avais besoin de cigarettes j'ai demandai à l'un des enfants s'il n'y avait pas un bureau de tabac comme il parlais un peu français il me dit «là bas, là bas !!!je vais y aller si tu veux !».
Alors je sort de ma poche une pièce de dix francs et je lui dis «Vas y !» j'attends un bon moment et jamais il ne revient! Alors j'ai pensé qu'il ne reviendrais pas et que je m'étais fait avoir et le temps m'a donné raison depuis décembre 1943 je l'attend encore!
Ce jour là il a bien gagné sa journée mieux qu'en me cirant les chaussures, cette pièce de dix francs correspondait à un bon repas que nous nous payons à l'hôtel la gerbe d'or !
Un autre dimanche, une autre aventure, après avoir bien mangé à la gerbe d'or, on est partis au bousbir ce fameux quartier où il n'y a que des bordels, d'ailleurs très grand , il y en a environ cent cinquante! Réservés aux soldats car avant d'y rentrer il fallait passer dans une cabine où se trouvait un médecin et deux infirmières qui vous mettaient une pommade sur les parties génitales et à la sortie c'était la même chose!
Simples précautions pour ne pas attraper des maladies car au Maroc à cette époque là il y avait beaucoup de syphilis.
Alors on se promenait dans le bousbir et on choisissait des jolies filles car il y en avait pour tous les goûts et à tous les prix!
Alors je passait tranquillement avec les copains on avait mis notre calot sur les épaulettes qui se trouvent sur la veste et les filles nous appelaient « tu montes avec moi, tu montes avec moi ! On entendait que ça et comme on passait tranquillement, on rigolait. Il y avait une fille pas trop jolie, qui me dit «tu montes pas avec moi? »
je lui répondit «Non» alors elle s'approcha de moi me pris le calot et remonta à toute jambes dans sa chambre, moi derrière car je voulais récupérer mon calot, à force de batailler j'ai réussi à le reprendre, elle m'a traité de tous les noms d'oiseaux, je lui ai mis un revers de ma main sur le visage, elle était furieuse!
Le temps que j'entrouvre la porte elle avait ramassé un soulier qu'elle tenait dans sa main et juste au moment où j'allais passer la porte, elle me donna un coup de talon sur la tète!
Je l'ai bien senti, je me suis retourné, et lui ai mis mon poing dans la figure.
J'ai descendu l'escalier à cent à l'heure, la fille criait, il valait mieux quitter les lieux le plus vite possible!



Dans mes aventures j'ai aussi fait du tombeau, je vais vous expliquer !
Notre régiment se trouvait à la foret de Témara, bien organisé, chaque régiment était fermé par des barbelés. A l'entrée de chaque cotés, se trouvait une cabine pour les sentinelles où j'ai pris moi même souvent la garde! Derrière ces cabines se trouvaient dix trous dans la terre de la taille d'un homme et cinquante centimètres de profond.
Alors comme punition il fallait être couchait dans un de ces trous, sur le dos avec une couverture dessus et un autre dessous, on avait le droit de se lever que pour nos besoins, il fallait alors appeler la sentinelle.
Moi j'ai donc fait 24 heures de tombeau, à voir comme ça ce n'est rien mais c'est très dur de rester coucher sur le dos dans la même position et pendant 24 heures!
Cette punition je vais vous dire comment je l'ai eu!
Tous les jeudi de la semaine on allait à deux kilomètres environs se laver le linge dans une rivière qui s'appelait Oued. On se trouvait avec plusieurs autres soldats du régiment des spahis et avec quelques uns on était copains.
La plupart étaient de la région. Alors on donnait le linge aux arabes pour qu'ils nous le lavent ça ne nous coûtait pas trop cher. Ils mettaient le linge sur une pierre et le tapait avec les pieds. On entendait «Pi ! Pi !» et le linge était très bien lavé et pendant ce temps on les regardait et comme c'était dans le désert il y avait de grand troupeaux de cochons gardés par une vielle dame.
Alors tant que quelques uns restaient avec les laveurs au cas ou ils partiraient avec notre linge, nous à cinq ou six on est partis avec le camion un peu plus loin on a encerclé un troupeau et on a attrapé un petit cochon. On l'a égorgé sur place, on l'a mis dans un sac à linge et on l'a mis dans le camion. Personne n'a rien vue même pas la gardienne du troupeau. On est donc revenu récupérer notre linge bien propre et on a donné quelques monnaies aux laveurs puis on est rentré.
Ensuite les soldats Spahis nous on dit « on connaît un cuisinier qui est très copain avec nous, il va préparer ce petit cochon et demain soir vous venez à notre camp on fera la fête ! »
Le lendemain vers huit heure du soir on se présente au camp des Spahis il y avait quatre copains de mon régiment dont Casbas et moi même. Les copains Spahis nous attendais alors on a mangé on a chanté, on a fumait et surtout bien bu.
Vers une heure du matin on est repartis dans notre camp et comme on était bien imbibés d'alcool on est rentré dans notre camp en chantant, et en titubant. Alors l'adjudant est sortie de sa tente, nous a dit de fermer nos gueules et est repartis se coucher.

Le lendemain matin on était encore vaseux et au rapport l'adjudant nous apprend qu'on devait prendre nos couvertures et aller rejoindre le tombeau pour 24 heures.
Tous les cinq on est partis au tombeau et de cette aventure on en a rigolé plusieurs fois .
Quand on était en Angleterre on allait deux fois par semaine faire du tir avec les chars et pour se rendre au champ de tir il fallait traverser la ville de Hull.
Quand on passait dans la rue les gens nous applaudissaient et nous faisaient de grands bonjours !

Alors un jour, un de nos copains qui parlait très bien l'anglais nous dit « j'ai une idée!»je vais vous faire une phrase en anglais, vous allez vous préparer des petits bouts de papiers avec cette phrase qui voulait dire «je t'aime chérie» et nous allons mettre notre adresse du camp et quand on va traverser la ville on va les jeter comme des tracs.
Alors on a préparé chacun nos petits papiers et on les a jetait un peu partout en ville. On voyait que quelques personnes les ramassaient.
Trois jours après je reçois une lettre écrite en français d'une dame qui me disait qu'elle avait ramassé un petit papier, et si je voulais la connaître, elle viendrait le mardi soir vers dix neuf heures devant l'entrée du camp et pour que je la reconnaisse elle mettrait un foulard rouge.Je me suis dit « tu ne risque pas grand chose, tu vas y aller ! »
Je me suis mis sur mon trente et un, bien rasé, bien propre, un peu de parfum et je suis partis à l'entrée du camp. En effet je vis arriver une voiture qui s'arreta avant l'entrée du camp et dont descendit une belle femme avec un foulard rouge !
Je m'avança vers elle, alors elle me montra le petit papier et comme elle ne parlai pas le français ni moi l'anglais j'ai sorti mon petit livre traducteur qu'on avait acheté.
Je lui posé quelques questions et elle aussi.
On est resté un bon petit moment, elle m'a demandé si je voulais aller manger chez elle le dimanche suivant qu'elle viendrait me chercher. Je lui ai dit oui. On a alors fixé l'heure et on s'est dit à dimanche mais simplement en se serrant la main.
Le dimanche elle était fidèle au rendez vous je suis donc monté dans la voiture et on est partis chez elle à peu prés à trois kilomètres du camp à la sortie de la ville on arrive chez elle et dans le parc il y avait une petite fillette de 6 ans. Alors elle l'a appelé pour lui dire que j'étais un soldat français, de me dire bonjour.
Moi je dois vous dire que j'étais gêné de me trouver dans une si belle villa et ce beau parc.
J'étais habitué à voir de vieilles maison de campagne et rentrer dans cette villa magnifique je n'avais jamais vu d'aussi belle choses. Mais cette femme était tellement gentille qu'elle me mettait à l'aise. Alors quand on a eu visité le parc et la villa toujours avec cette petite fillette à coté de moi car elle m'avait bien adopté et elle m'aimait bien.
On sait mis à table et là encore je me sentais gêné devant ce luxe. Quand on a eu fini de manger on est allé sur le canapé et elle m'expliquait sa situation et malgré le livre on mettait du temps à se comprendre, on a donc passé l'après midi sur le canapé et c'est là qu'elle m'a fait comprendre qu'elle était veuve de guerre, son mari était pilote d'avion et il avait trouvé la mort. Son avion avait été abattu et c'était la mère de cette fillette, elle avait trente deux ans. Alors vers sept heures je lui ai dit que je devais rentrer, elle est venue me ramener au camp l'après midi avait été très agréable mais une belle femme comme elle et dans cette bourgeoisie ça m'avait intimidé, alors je suis resté très calme ce n'est que quand je suis descendu de voiture qu'on sait fait un baiser et elle m'a dit à dimanche même heure.
Le dimanche suivant elle était à l'heure et quand j'ai été dans la voiture j'étais plus en confiance, elle avait le sourire j'ai vue qu'elle était heureuse alors j'ai mis ma main sur sa cuisse, elle m'a regardé avec un sourire et elle a rapproché son épaule contre la mienne mais comme elle était au volant on à pas pris de risques et on est resté sage.
On est donc arrivé à la belle villa et devant la porte nous attendait la fillette quand je suis descendu de la voiture elle est venue en courant vers moi et elle m'a embrassé. J'avais la cote avec elle comme si j'étais son père. Elle était très affectueuse. Quand on a eu fini de manger on est reparti sur le canapé, à se raconter nos vies et tout en parlant on se rapprochait de plus en plus. On s'est embrassés on était heureux mais comme la petite était par là on n'a pas conclu l'affaire. Je suis renté au camp et dans le courant de la semaine je suis allé voir mon adjudant pour lui demander une permission de trente six heures. Il ne voulais pas en accorder car le matin il fallait être à sept heures à l'appel. Alors je lui ai dit que j'avais connue une famille et qu'ils serraient contents de parler de la France.
Alors comme j'étais le bout en train du peloton et que j'avais la cote avec lui il m'a dit que pour une fois il me l'accordait !
Le dimanche suivant quand Bety est venue me chercher j'avais ma trousse de toilette à la main et elle l'a regardait et je lui ai dit que je resterais la nuit .
Ce n'est que quand on est arrivé à la villa que je lui ai demandé si elle avait une chambre pour m'héberger pour la nuit. Elle m'a dit avec grande joie et elle m'a embrassé.
L'après midi s'est très bien passé elle était de plus en plus amoureuse et elle me tolérait beaucoup de choses. C'était du bonheur, c'était bien enchaîné et il me tardait d'arriver à la nuit et elle aussi pensait comme moi.
Quand a eu soupé la petite est allé se coucher, je lui ai demandé si elle voulais m'amener à ma chambre, elle m'a dit en me tenant la main « pas de problèmes » alors on s'est embrassé fortement.
On a monté les escaliers elle a ouvert la porte de la chambre et elle m'a dit c'est là que tu vas dormir c'est ma chambre.
Je n'avais jamais vue une chambre aussi belle, il y avait des toilettes et une salle de bain et un luxe qui me complexait un peu. Alors elle a verrouillé la porte et m'a dit je dors avec toi c'était pas une surprise , il y a longtemps que je l'avais deviné. Le lendemain il fallait que je sois avant midi au camp. On a passé la matinée à parler c'était assez difficile de comprendre mais à force de temps on y arrivait. Certaines choses étaient facile et ce n'était pas les plus désagréables. Le dimanche après elle est venue me rechercher et pendant trois mois c'était devenue une habitude, et finalement je m'étais très bien adapté à cette vie. Elle savait que la semaine le soir on allait en ville pour aller danser mais elle ne m'en a jamais parlé ni moi non plus j'étais comptent de retrouver mes copains dans ces salles de bals il y avait beaucoup de filles on s'amusait bien et on pouvait changer souvent car on était très bien accueillit avec beaucoup de générosité. Le dimanche on reprenait la vie de château, bien manger bien chouchouté .
C'était une femme très aimable elle m'a dit qu'elle n'avais jamais connue dans sa vie le bonheur qu'elle trouvait avec moi.
Et puis elle m'a dit qu'après la guerre si je voulais, je pourrais aller vivre avec elle et même nous marier. Qu'elle avait la facilité de me faire naturaliser anglais et que je n'aurais aucun soucis financièrement que mon rôle serrait de lui servir de mari et de papa à la fillette. Je lui ai dis « je dois partir à la guerre je ne sais pas quand ni comment elle finira et par la suite on verra ! » Dans mon fond je savais que je ni reviendrai pas car je savais que ma fiancée qui est devenue ma femme par la suite m'attendait et qu'on devait se marier .
J'ai souvent pensé au cloches de mon village quand j'étais interné alors il me tardait de retrouver tous ça .
Cela n'as pas été très honète de ma part de la laisser espérer mais dans le fond je me dis tu as été heureux avec cette belle femme mais je crois qu'elle en a été encore plus. Elle a passé de très bon moments avec moi alors dans le fond une main à lavé l'autre.
Le dernier dimanche que l'on s'est vue je lui ai annonçait la nouvelle, que s'était le dernier dimanche, le prochain je serrais déjà très loin car dans la semaine on allait embarquer.
On avait eu l'ordre qu'à partir du lundi il était interdit de quitter le camp de jour comme de nuit qu'il fallait se tenir prêt on pouvais partir a tout moment.
C'est le jeudi que ce moment est arrivé, alors ce dernier dimanche je l'ai passé avec elle .
Elle ne me quittait pas une seconde et quand on eu finit de manger on est repartis s'asseoir sur le canapé et la petite était entre nous deux.
Elle était très heureuse d'être à coté de moi mais on ne lui à pas dis que c'était la dernière fois.
L'après-midi passé Bety m'a dit «  tu vas rester ce soir avec moi je te ramènerais à cinq heure demain matin » quand je lui dit oui elle s'est jeté sur moi et elle était heureuse !
Le matin on s'est levé à quatre heure et elle est venue me ramener au camp on s'est arrêté un peu avant l'entrée et la on s'est dit au revoir mais elle n'a pas pu retenir ses larmes et moi pour ma part j'avais le coeur serré mais j'ai résisté, ce n'est que quand la voiture était loin et que j'ai vu son bras par la vitre de la portière que mes larmes sont tombés aussi.
J'ai passé de bon dimanches pendant trois mois, elle s'était une femme très simple et très gentille elle devait être bien financièrement, à l'époque il n'y avait pas beaucoup de femmes au volant ni de voitures sur les routes.
Alors elle m'a laissé son adresse et m'a dit bonne chance.
Le jour d'embarcation elle était sur le port avec la petite regardant si elle me voyait au milieu de tous ces soldats en tenue de combat avec le casque , elle ne me voyait pas mais moi je l'ai aperçu à une trentaine de mètres derrière la balustrade alors j'ai crié « Bety » c'est alors qu'elle m'a vue pour la dernière fois.
Elle m'a fait un signe de la main et la petite aussi.
Au bout de deux moi j'ai reçus une lettre d'elle écrite en français sur ce elle disait qu'elle priait tous les jours et qu'elle espérait me revoir un jour auprès d'elle !
Comme j'étais tous les jours au combat je n'ai pas eu le temps de répondre alors je ne sais pas si elle a continué à m'écrire ou non car le courrier se perdait souvent ou arrivait un voir deux mois après !
Depuis que j'avais reçu cette lettre je n'ai pas eu de nouvelles et l'aventure s'est terminée comme ça mais le temps qu'elle a duré elle a était très agréable pour tous les deux.
Ces petits papiers qu'on avait jetés ont servi à d'autres copains car eu aussi ont eu de bonnes aventures soit avec de jeunes filles ou des femmes mariés certains m'ont racontés leurs histoires mais ils étaient tous très comptant de ce séjour en Angleterre.
Je vais vous raconter ce qui m'est arrivé dans un petit village avant d'arriver à Colmar.
On avait livré un combat assez dur, il y avait eu beaucoup d'allemands tués, on les avaient encerclés par surprise quand le combat fut terminé on a vu une vingtaine de soldats allemands avec un capitaine à leur tête qui agitait son drapeau blanc ça voulait dire qu'il se rendait !
Alors on s'est avancés pour vérifier qu'ils étaient bien désarmés et les envoyer sur l'arrière pour qu'ils soient faits prisonniers.
Mais tout à coup je m'aperçoit que le capitaine avait une très belle paire de brodequins et un très beau ceinturon avec une grande boucle et l'aigle dessus.
Alors j'ai dis à ce capitaine de me donner ce ceinturon et je lui ai dit de se déchausser et de me donner les chaussures.
Il m'a alors dit qu'il était officier et moi je lui répondit qu'officier ou pas d'exécuter mes ordres.
Il ne voulait pas, alors j'ai pris ma carabine, je l'ai armée et je l'ai mis en joue. Il a alors pris peur il me donna d'abord son ceinturon mais il ne voulait pas ce déchausser alors je lui ai fais signe de se dépêcher, il s'est alors déchaussé et m'a donné ses beau brodequins.
Il est resté avec ses chaussettes il y avait de la neige on les a alors dirigés une centaine de mètres vers l'arrière qu'ils soient prisonniers je peu vous dire que ce capitaine n'était pas content mais je me suis amené les chaussures jusqu'à oloron. Je les ai mises plusieurs hivers jusqu'à ce quelles soient usées quant au ce++ceinturon je l'ai toujours en ma possession chez moi.
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