L'heure du crime

Ecrit par
Ephraa





L'HEURE DU CRIME
BOSOBO Ephrasie



Le monde a toujours été un mystère à résoudre, une équation dont le chiffre ou nombre correspondant à x restait inconnu. Ma vocation ? Découvrir celui-ci.

1
La grande aventure

Je m’appelle Alexandra, aujourd’hui, je m’embarque dans une grande aventure. En retard, je ne trouve plus mes sous-vêtements ! Kyle, mon sexfriend va me manquer. Je pars sans rien dire à personne, je me sens vide, je ne sais plus qui je suis, j’ai oublié ce qui était l’essentiel dans une vie. L’amour n’est qu’un immonde bruit sourd parcourant mes oreilles les rendant sourd d’alanguissement. L’amitié n’est que rêverie, promesse tenant à un fil, dont les lendemains sont incertains et peut-être bien remplis de maux qu’aucun d’entre nous auraient pu croire. J’enfile une jupe taille haute noir, un pull à rayures noirs et marrons, des longues chaussettes, des gants, je fais deux petits chignons mignons, un coup de crayon par là et un autre par ci, un rouge à lèvre couleur mauve, mon grain de beauté que je ne dois surtout pas oublier. J’enfile mon impair noir et mes compensés d’une couleur similaire, je prends ma valise et embarque dans un taxi direction CDG, c’est là que l’aventure commence.
***
J’avais pris le premier vol qui était affiché, un vol destination Vancouver, au Canada. Le Canada n’a jamais été une destination de rêve pour moi, mais suis-je toujours en position de dire ce qui me plaira ou pas ?
Arrivée à cet aéroport, les choses se sont déroulées tellement rapidement, alors que j’errais à l’aéroport réfléchissant au lieu où j’allais dormir. Je fus prise par une main me ramenant vers elle.
- Mme Adams ! Mme Adams ! Nous vous cherchons depuis une trentaine de minutes !
- Quoi ?
- Allons-y ! Dépêchez-vous ! Vous avez une affaire à résoudre !
- Euh je pense que vous vous…
- Benjamin ! Conduis-la à la résidence ! Prends donc sa valise ! Nous n’avons pas de temps à perdre ! Cette affaire doit être résolu au plus vite !

Je fus entrainée par ce Benjamin sans que je ne puisse placer un mot, mes bagages ont été pris et embarqués dans une très grande limousine, d’une minute à l’autre, je me retrouvais à l’arrière de celle-ci, il me parlait mais pour moi c’était que du chinois, je comprenais rien.
- C’est un assassinat Mme Adams, votre devoir, trouver le responsable.
- Benjamin... je dois vraiment vous dire quelque chose d’important.
Il dépose sa main ferme sur ma cuisse, ma main la rejoint, il la serre fortement, fixe ses yeux miels dans les miens qui sont si sombres. Avec un air triste, il me regarde comme un supplice en me disant :
- S’il vous plaît, Rose, trouvez celui ou celle qui m’a enlevé l’amour de ma vie, qui a tué mon âme…
- Benjamin…
- Je vous en prie, vous êtes mon unique espoir…
- Je vous le promets, je le retrouverai. Qui que ce soit, votre amour sera vengée.

Je ne sais toujours pas pourquoi j’ai fait cette promesse, juste, que dans ses yeux, je me voyais, un homme ayant perdu celui qui le rendait heureux. Je ne savais pas comment j’allais faire, mais désormais, j’étais devenue Rose Adams.

Rose Adams – L’heure du crime.
2
Bienvenue chez les O’Neil.

Après ce moment qui était pour moi plutôt bouleversant, je me rends rapidement compte que cet état n’était pas réciproque. Ce Benjamin fut rapidement remis de ses émotions, on dirait presque que rien ne s’était passé. Le chauffeur s’arrête devant une villa, il descend pour entrer un code et remonte dès que les portes du royaume s’ouvrent. Les fenêtres teintées s’abaissent lentement, puis le noir disparaissait plus je découvrais cette magnifique demeure. La nature était spécialement resplendissante, La voiture a contourné une fontaine qui se trouvait là, particulièrement magnifique en forme de cupidon. En descendant de la voiture, j’avais l’impression de faire un tête-à-tête avec la maison. Elle est gigantesque ! Comment vous la décrire ? J’avais l’impression que la maison était de gros bloc d’escalier, vous voyez quand on était petits et qu’on jouait au logo pour construire des grandes maisons ? Bon un peu trop complexe comme exemple !
Le garage comportait trois portes pour garer les voitures, derrière la maison aussi il y en avait, en haut du garage, se trouvait un grand balcon qui pouvait amener ou soit aux chambres ou peut-être au séjour. Ceci on va l’appeler l’aile gauche de la villa. En face, se trouvait des escaliers
en bloc de trois qui emmener à la porte principale. Effectivement, c’était un peu en hauteur, on peut remarquer aussi que la beauté de cette maison sont ses baies vitrées et ses lumières fluorescentes. L’aile gauche comporte une petite porte menant à la cuisine et derrière il y a cette fameuse piscine. Benjamin interpelle un homme qui arrive et monte mes bagages, je n’ai même pas le temps de dire un mot car l’intérieur m’éblouit beaucoup trop. C’est un style moderne mais ça fait un peu ancien, du genre, année 80, c’est ça qui doit lui donner son charme. Elle est vraiment immense, je sens que j’vais me perdre dedans. On m’interpellait mais j’étais tellement éblouie par cella que j’en oublie ma nouvelle identité.
- Rose ?!
- Oh… excusez-moi, j’étais un peu perdue. Que dissiez-vous ?
- Greta va vous montrer votre nouvelle chambre ainsi où vous allez manger, vos soins de bains, tout ce dont vous aurez besoin ensuite vous descendrez afin que je vous aide à commencer votre investigation.
- Euh… d’accord, comme vous voulez.

Mes soins de bain ? Mais qui dit ça ? Cette Greta a une allure forte et droite. Une vraie cambrure hydraulique, bien formée en tout cas, elle est blonde, elle attache ses cheveux en une queue de cheval et porte des lunettes à la Mia Khalifa. Une tenue parfaitement accordée pour la gouvernante qu’elle est, une robe en tailleur bleue marine ayant du blanc également. Des escarpins noirs qui claquent au sol lorsqu’elle s’arrête.
- C’est ici votre chambre, dit-elle avec un drôle d’accent.
- Le personnel a ce genre de chambre ?
- C’est similaire mais ça ne doit pas vous intéresser, Mme O’Neil veille à que tout soit beau.
- C’est qui elle ?
- C’est votre tante un peu de respect.
Mais qu’est-ce qu’elle raconte ?!
- Oui, je vous taquinais et donc mes affaires sont dedans c’est ça ?
- Madame Adams, je ne comprends pas très bien ce que vous dites. Mr O’Neil et Mme O’Neil nous a informés que vous étiez une cousine éloignée venant de la Grande-Bretagne mais vous posez des questions insensées. Sous tout mon respect, ressaisissez-vous !
- Ils vous ont dits que j’étais une cousine éloignée ? Euh d’accord, si je le suis, après tout, je suis bien Rose donc merci bien et à tout à l’heure.

Je ne comprends rien à leurs histoires, d’abord, je suis Rose Adams, l’investigatrice, celle qui doit résoudre le meurtre de la femme à Benjamin, ensuite je suis la cousine éloignée, mais à la fin qui suis-je vraiment ? Bon j’ai pas à me plaindre de faire partie de la « famille », la chambre est splendide et je ne parle même pas de la salle de bain intégrée ! Mes vêtements étaient déjà soigneusement pliés et rangés, j’avais pas à me plaindre, j’allais me déshabiller quand le bruit qui émergeait du couloir m’interpela. Je dépose mon impair sur le lit et
ouvrit ma chambre. Je fus tournée en bourrique par des enfants.
- Excuse-nous ! crie un brun tout mignon.

Derrière lui, poursuivait une jeune adolescente de 14 ans environ.
- Excuse-le, il est stupide.
- Eh ! crit-il.
- Tu dois être la cousine Rose.
- Je suppose et toi tu es ?
- Sarah O’Neil, enchantée. J’aime beaucoup ton style.
- Merci Sarah, tu es toute jolie aussi.
- Moi c’est Ryan O’Neil, le dernier de la famille. Si t’es gentil, on va bien s’amuser ensemble cousine.

Je tiens à préciser que je n’ai jamais été proche de mes cousins, commençant par mes frères et sœurs. Mes cousins germains je ne les ai jamais vraiment connus à part quelqu’un qui ont une dizaine d’année de plus que moi, mes cousins paternels, on s’est jamais vraiment calculés, on a arrêté d’être proche à partir de l’âge de 10 ans donc voir que des inconnus me considèrent déjà comme des membres de leur famille ? Ça me fait froid dans le dos. Je peux pas tromper autant de personne, je dois dire la vérité. Je rentre de nouveau dans ma chambre, si je peux l’appeler comme ça, je mets des pantoufles tout en gardant ma tenue mais par contre les deux couettes me serrent beaucoup trop la tête donc je décidé de la transformer en queue de cheval simple. Je
descends donc au bureau voir Mr O’Neil, enfin Benjamin.
- Je peux entrer ?
- Oui bien-sûr, fermez la porte derrière vous. Ma mère va nous rejoindre dans quelques minutes, elle a une petite occupation.
- Pas de problème.
- Comment trouvez-vous votre chambre ?
- Je ne m’y attendais pas. Je n’ai pas compris une chose Mr O’Neil. Je suis celle qui doit résoudre le meurtre de votre bien aimée on est d’accord ?! Donc comment ça j’apprends que je suis votre cousine éloignée ?!
- Mais Rose…
- Mme Adams.
- Mme Adams, nous en avons parlé au téléphone. C’est une astuce que nous avons mis en place ensemble. Car si vous étiez venue en tant qu’investigatrice, tout le monde aurait été sous ses gardes alors que là vous êtes La petite cousine éloignée dont personne peut se fier. Enfin petite mais jolie quand même, je ne vous imaginais pas comme ça.
- Tout simplement parce que je ne suis pas investigatrice, je ne suis pas Rose Adams, je m’appelle Alexandra. Je déteste le mensonge donc je voudrais pas profiter de votre gentillesse.

Il me fixe pendant une bonne minute, son expression était neutre, je ne pouvais pas lire dans ses pensées ni savoir ce qu’il pense. Apres cette minute, il se décide enfin d’ouvrir sa bouche.
- Je ne regrette pas de vous avoir engagé, vous avez failli m’avoir. Je ne doute pas une seule seconde de votre talent.
- Mais qu’est-ce que tu dis ?
- Donc récapitulons, vous êtes Ma cousine Rose, côté maternelle. La fille de la cousine à ma mère, vous avez eu votre diplôme à Oxford, et vous avez un master en médecine.

Quand je pense à mon vrai parcours ça me fait beaucoup rire, tout d’abord, j’ai eu mon bac S ensuite en quête de liberté je suis partie vivre à Londres pendant un an voulant faire médecine. Ça m’a pas plu, l’indécence a eu raison de moi et j’me suis amusée. De retour au bercail, mon père m’envoie à Bruxelles faire des études d’infirmière, j’ai réussi en quelque sorte, le concours en tout cas mais c’était pas ma vocation. J’ai eu Ma licence et là, a 23 ans, j’ai décidé de me découvrir moi-même avant de continuer mon parcours. Et me voilà à résoudre un meurtre d’une inconnue dont je m’en tape complètement.
- T’es fille unique. Aucun frere et sœurs, t’as 27 ans. Et je vais te montrer les photos de famille comme ça tu sauras qui est qui.
- 27 ans ? Non mais ça va pas de me vieillir de 4 ans ! Bon c’est pas grave. J’ai rencontré votre petite sœur Sarah et votre petit frère Ryan. Je ne comprends pas pourquoi vous ne dites pas la vérité, vous pensez qu’ils pourront tuer votre femme enfin !
- On ne sait jamais, puis, ils parlent beaucoup trop. Vaut mieux qu’ils croient que vous êtes de la famille. Donc vous connaissez Sarah et Ryan, tous deux âgées de 14 et 12 ans. Il manque mon petit frère qui est juste après moi, Caleb. Il a votre âge, enfin un an de plus, 24 ans. Mais ce n’est pas l’image modèle de la famille. Ma défunte femme enfin fiancée, Claire Steales, âgée de 28 ans elle était belle, magnifique, gentille, elle aimait La vie et son rêve était qu’on construise une grande famille…
- Oui bref, comme tout couple amoureux quoi. J’aurais besoin d’une description d’elle neutre, de ce qu’elle a fait depuis ses premiers jours aux derniers, ses amis, sa famille et son parcours. Merci de me le remettre dès que possible, pour l’instant. Je vais étudier ce que j’ai en ma possession, et essayer de mener ma petite enquête.
Je me lève et lui serre la main, je sors de son bureau mais je tombe sur celui qui est censé être Caleb, je pense. Il est encore plus beau que son aîné. Il n’avait pas encore fait attention, à moi, mais quand il pose ses yeux sur moi, je crois bien voir ses yeux me déshabiller du regard. Je ne sais pas si je dois bien le prendre ou le gifler.
- En quelle honneur une si belle créature m’attendait au pas de ma porte ?
- En l’honneur de te gifler peut-être ? De la façon si vulgaire dont tu m’as regardée. C’est un exemple bien-sûr, après prends-le comme tu veux.
- J’aime celle qui ont du caractère. C’est intéressant. Assez parle.
Il me prend fortement par la taille, enroule ses gros bras de sorte que je ne puisse pas sortir de son emprise, et dépose ses lèvres sur les miennes qui étaient si pulpeuses. Je ne vous mens pas que l’envie de le gifler me parcourait, mais ce baiser si intense fut éphémère quand la maîtresse des lieux tapent du talon en haut de sa tour.
- Caleb ! résonne sa voix.
- Maman…
Dans quelle merde m’étais-je embarquée ?
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