Billets d'humeur

Ecrit par
Pierre Bourgeois
cap68

Galipettes de l'esprit. Temps 1

La faim des haricots.


Les empapaoutés englacés des magazines écrits au balai de chiotte vont encore nous donner la nausée, mais promis, je n'irai pas jusqu'à la gerbe, recyclage intestinal oblige.
Oui, mes très chairs, le marronnier des régimes approche.Et quand le marronnier approche, la châtaigne me démange.
Entendez, écoutez la gluance sirupeuse de la bête immonde.Ecoutez par le menu,l’édulcorée du cerveau, l’amaigrie du neurone, l’étriquée de la synapse,la journaleuse à deux balles et pourtant pas couillue. Elle seule vous livrera sur papier glacé son miellat abjecte et sur des ondes aussi courtes que ses idées, sa déjection verbale.
Sur des pages virtuelles aussi insipides qu’une endive vapeur,la linotte scribouillarde, effrayée à la seule pensée d’un cassoulet flatulescent ou d’une choucroute encharcutée, déversera ses idées light et sa compétence o%.
Ainsi, dans un français digne d’une bécasse plombée ou d’une génisse en coma dépassé vous pourrez bientôt vous délecter d’un gloubiboulga infâme servi à grand renfort de conseils girly digne d’adolescentes déréglées.
En entrée… la serveuse bobo citadine ressassera à l’envi les ingrédients éculés de la recette culpabilité. En plat de résistance…la prostituée du marketing vous gavera de publicités méchantes pour régimes dictateurs…Enfin, en dessert… carte bleue et chéquier trop longtemps hyperlipidémiés retrouveront la seule sveltesse salvatrice qui vaille, celle décrite sans confusion par Confucius : « Il faut vivre de peu pour être riche de tout. »

Et le fromage dans tout ça, me direz vous ?


Oyez, oyez bonnes gens, la faim des haricots approche.

Galipettes de l'esprit temps 2


Alouette, gentille alouette…


Allons enfants de la vitrine le jour de foire est arrivé. Mes très chers à bifton baladeur, les pétasses à fanfreluche sont de retour.
Comme sa cousine la grue cendrée, la greluche plumée réapparaît deux fois l’an dans notre beau pays. A ceci près que celle-là emplit nos cieux de son vol sans effraction tandis que celle-ci, l’œil cotonneux et la ficelle au cul, s’agglutine aux portes des magasins tel un spermatozoïde le nez dans l’ovule.
Posant leur cri mélancolique sur nos paysages assoupis, les grues dessinent dans nos yeux le V de la vie trépidante.
Poussant leur cri guerrier sur leurs congénères aplaties, les greluches dessinent sur nos chèques le E des espèces trébuchantes.
Ami chasseur- et mon cul c’est du poulet- sort ton gros douze mais pas celui qui tache. Et au lieu de plomber la palombe canarde l’oiseau de malheur à œil de verre, non pas celui qui t’empaffe dans l’urne, quoique, mais celui qui brandit sur l’épaule sa quéquette à image. Le rat camé de la caméra et ses sbires journaleux, voyeurs des p’tites culottes froissées et des ébats guerriers de la junte féminine.
Ami du genre Homo- faut-y pas être con- ne glousse pas tel un dindon de la farce au spectacle en habit des dindes à froufrou. Oui, toi le cadre à smoking, pingouin citadin, métro sexuel qui pète dans la soie, toi, l’homme d’affaire, lubrifié satiné aux atours de corbeau, toi, le bobo des spa, merle siffleur aux idées psittacidées- il est beau, coco-, toi, le jeune choucas beurré croassant, emplumé de marques, et enfin, toi, le moineau moyen, persifleur et râleur invétéré,n’allez vous pas tous, sous l’œil bienveillant de charognards mercantiles, dépecer des cadavres vestimentaires ?
Alors, tas de kamikazes à guano, tuez dans l’œuf vos migrations zélées et souffrez qu’un jour vos cervelles avicoles tendent à griller leur blé pour casser la graine.
Vive la caille aux raisins secs.
Vive la poule au pot libre.
Vive les petits culs-blancs sur canapé.


Et le fromage dans tout ça me direz-vous ?


Oyez oyez, bonnes gens, la fin des soldes approche.






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