Marthe-Pauline, Albert et Chocolat

Ecrit par
ROMAND/GACON MP SERGE
Allan Voyager



Tout va bien par ce beau matin de printemps pour Marthe-Pauline et Albert son compagnon. Réveillé par une douce brise et ce rayon de soleil, rien ne les arrêtera dans leurs démarches pour adhérer à cette association Humanitaire. Ils sont convaincus depuis longtemps mais aujourd’hui c’est le grand jour.
Le grand jour pour signer leur adhésion et quelle adhésion : ils vont faire partie d’une grande association qui aide l’HOMME.
Rencontre avec les dirigeants, signature du contrat et déjà petite déception. Comme bénévole il faut attendre l’accord du Bureau qui confirmera ou refusera leur adhésion. Rien de bien grave en apparence mais la rencontre avec les autres bénévoles qui passent par là les inquiètent. Regards inquisiteurs, questions sur la vie privée, questions indiscrètes et critiques des uns et des autres de la part de personnes élus les attendent mais toujours pas de café de bienvenue.
Marthe-Pauline et Albert posent des questions de fonctionnement aux autres bénévoles présents mais n’obtiennent que peu de réponses, plus semble t-il par ignorance de leurs interlocuteurs mais ... Vous êtes beaucoup de bénévoles ?, Vous faites quoi ?, et bien d’autres questions qui restent sans réponse mais par contre une attitude de méfiance extrême envers les collègues. Marthe-Pauline et Albert ne savent que penser car derrière la responsable s’étend comme une bannière les principes qui régit le fonctionnement de l’association. Une impression indéfinissable les envahit et les rend mal à l’aise. Les débats qui suivent confortent leurs sentiments et ils ne savent toujours pas les actions auxquelles l’association participe, mystère il va falloir mener une enquête serrée.
Les heures passent, les jours passent, cotisations payées et cette impression du premier jour s’incruste avec fermeté. Ils ne rentrent pas dans ce jeu mais ne font toujours rien ou si peu. Le peu ils le font bien, quête diverses, récupération d’habits mais cela s’arrête là. Ils cherchent les objectifs mais ne le trouvent jamais. Que fait-on avec l’argent récolté ?, avec les habits récupérés ? Ils semblent Tabou de poser ces questions. Tous les matins, de superbes voitures floquées au nom de l’association conduites toujours par les mêmes bénévoles téléphonant (avec des téléphones portables appartenant à l’association) à on ne sait qui ?, passent récupérer les fruits de notre travail en portant sur nous un regard dédaigneux.
Les jours passent. L’ambiance devient de plus en plus pesante. Marthe-Pauline et Albert passent le plus clair de leur temps à se défendent, à se justifier comme l’ensemble de bénévoles. Des rumeurs suivies de preuves concernant l’abus de biens sociaux courent courent et elles sont seules à courir.
Et toujours cette affiche qui s’étend comme une bannière avec les principes de fonctionnement. Marthe-Pauline et Albert commencent à penser à une contrefaçon d’une autre association. Ce seraient-ils trompés d’adresse. Depuis quelques jours ils ne subissent comme les autres que : « Délations, Mensonges, Calomnies, Vengeances, Abus de biens sociaux, Dictatures, Harcèlements et violence durant le travail du bénévole ».
Ils ne veulent pas rester dans l’ignorance, la curiosité les gagnent ils vont appeler le siège social.
Oh surprise dans le haut parleur noir de leur téléphone, le leur, payé par leur soin on leur martèle ces principes auxquels l’association et tout membre adhérent doit se conformer. Etonné Albert regarde sur internet ou se trouve cette ville, cette association, ces personnes. Croyant rêver il est rapidement rattrapé par la réalité des faits « Un tel décalage, suis-je tombé dans une baronnie qui s’est déclaré indépendante ». Il en parle à Marthe-Pauline qui lui confirme que la France est territoire unique dans une démocratie. La France défend des valeurs protégés par des lois et que rien ne saurait justifier le comportement de tels personnages.
Il va falloir réagir se disent-ils, mais comment ?
Le soir tombe et la fraicheur pénètre dans la pièce. Marthe-Pauline d’un geste sur ferme la fenêtre et appuie sur le bouton qui va leur permettre d’éclairer cette pièce. Peut-être vont-ils trouver la solution à la question qu’ils se posent « Comment aider efficacement toutes ces personnes en difficulté au sein de cette association «.
Le repas est prêt. Il faut aller manger ensuite aller dormir. Demain peut-être, mais surtout plus jamais entendre parler de : Délations, Mensonges, Calomnies, Vengeances, Abus de biens sociaux, Dictatures, Harcèlements et violence durant le travail du bénévole. Nous ne sommes pas là pour cela. ALLAN VOYAGER
Un lendemain matin, un matin comme les autres, ou presque enfin
Albert
Ai-je rêvé de mes journées passées ou s’agit-il d’un cauchemar ? Je m’étire tout doucement mais bon sang que j’ai mal partout. Chérie, je vais faire le café.
Marthe-Pauline
Le café ? Ah non j’ai vu toute la nuit une cafetière pleine, bouillante passée devant moi sans s’arrêter. Si tu arrive à la prendre ne la lâche pas je crois qu’elles sont redevenus sauvages. J’ai tellement mal partout d’avoir couru après que je ne sais pas si je vais pouvoir me lever.
Albert
Bouge pas je crois que j’ai une solution : Le CDA. Je prends le téléphone.
Marthe-Pauline
CDA, téléphone. Je te parle de café et voilà ce que tu me réponds. Tu as fumé la moquette cette nuit. Tu as de la fièvre ou quoi ?
Albert
Mais non chéri j’ai bien entendu durant nos périples dans les dédales de l’association que le Café Des Autres était le meilleur, donc j’appelle la présidente pour lui dire que l’on arrive. Juste le temps de se laver et on vient.
Marthe-Pauline
Chérie, tu perds la boule ou tu es inconscient. Tu n’es pas président. Le CDA fait partie de la fonction de président comme le fait de lire l’avenir dans ton fond de tasse. Je l’ai bien entendu.
Qu’est ce que je raconte, je débloque. Ce n’est qu’un rêve. Raccroche chéri, on va nous demander d’apporter notre paquet de café et une cafetière qui ne sert plus et des croissants de la boulangerie qui se trouve devant le local, faut ne pas rêver.
Albert
Bon alors je fais quoi ?
Marthe-Pauline
Mais chérie comme d’habitude, notre café, nos tasses, notre pain grillé. T’es traumatisé ou quoi ? Il va falloir consulter un marabout ou alors te présenter aux élections de l’association, tu présentes tous les symptômes du présidentiable il ne te manque plus que d’attraper le virus M1 E1 G1 O1 T1 et te voila sur les rails du futur président.
Albert
Le virus M1 E1 G1 O1 T1 c’est quoi ce monstre dont tu parles.
Marthe-Pauline
Toute la ville, toute l’association le chuchote sauf la présidente qui semble l’ignorer je ne sais pourquoi :
MEGOT veut dire, on me la susurrer
M 1 = Moi je
E 1 = Egocentrisme
G 1 = Gasconnade
O 1 = Oubli des promesses
T 1 = Tait toi et bosse
Albert
Le mégot en quelque sorte ?
Marthe-Pauline
Eh oui chérie, nocif pour l’entourage quand on l’attrape mais si bon pour l’accro quand il sait bien s’en servir.
Albert
Bon allons boire notre café, je sens bien que cette histoire n’est pas fini il va me falloir des forces. Je le sens mal ce truc là. Mégot ou pas mégot, moi je suis le plus beau.
Marthe-Pauline
Ca y est chérie tu viens d’attraper le M1. J’appelle le médecin, il va me dire ce que dois faire.





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