Présentation du livre

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ce qui déculpe son ouïe. Il pourrait se préparer à attaquer si sa couverture sautait. En s’approchant de la porte fermée, il regarde par la serrure. La pièce où il se trouve donne directement dans le grand séjour très moderne avec ces meubles laqués, sa télévision dernière génération, des canapés en cuir et une grande table pouvant recevoir toute une grande famille. Le père se trouve pile de dos, téléphone en min, toujours en train de regarder la pluie, en attendant qu’elle cesse. La fille, elle, tient son cahier dans sa main, enlace son père et il l’embrasse sur son front. L’heure du dodo, pense-t-il, toujours tapi dans l’ombre. L’enfant monte les marches vers l’étage et laisse le père de famille seul. Au moment de se lever, l’homme raccroche et suit les pas de se fille. Le plan doit changer. Les imprévues, il les prenait toujours en considération lorsqu’il élaborait ses plans. Il attend encore quelques minutes avant de sortir de sa cachette. D’après ses constatations et ses repérages, la famille était réglée à la seconde près. L’heure d’aller se reposer. Il entend l’eau couler par les tuyaux derrière lui. C’est le moment parfait.
Après avoir gravi les marches en évitant de faire le moins de bruits possible et en tendant son oreille, il arrive devant la porte de la salle de bain. L’eau avait fini de couler y a quelques minutes, lors de sa montée. Il saisit la poignée et ouvre délicatement, en prenant toujours le temps d’écouter. Hormis la pluie, rien dans la maison ne
peut passer inaperçu à ses oreilles. Le moindre bruit peut mettre son plan en échec. Il aperçoit le mari en train de se raser devant un miroir remplie de buée. Drôle de moment pour se raser. Surtout qu’il vit son dernière instant. Se fait beau pour recevoir la mort. D’après l’orientation du miroir, il ne pouvait être vu. Il attend le bon moment pour se faufiler derrière lui, prêt à porter le coup fatal.
Ce moment là où il ouvre le robinet pour se débarrasser de la mousse. Un puissant orage éclate en faisant crépiter l’ampoule et la pièce est plongée dans l’obscurité pendant quelques secondes. Le mari qui est concentré à passer son visage sous l’eau ne bronche pas face à l’orage. Il n’entend même pas son fils pleurer. Une bonne chose, ils vont pouvoir pleinement se reposer.
Mais au moment où il relève la tête, la lumière réapparait et il aperçoit une ombre derrière lui. Une cagoule l’empêche de voir son visage et il remarque la stature imposante de l’inconnu. Tout s’est passé rapidement quand Marc s’apprête à se tourner mais une main se pose sur sa bouche et sent son corps touché celui de l’agresseur. Il le maintient fortement, impossible pour lui de résister. Une voix s’élève dans son cou. Il sent l’air chaud traverser sa nuque, lui procurant un frisson d’angoisse :
- Tout va se passer rapidement. Tu n’auras pas le temps de comprendre que tu ne seras plus là. Je sais, tu ne veux pas que ta famille suive ton chemin. Mais je suis obligé, c’est mon choix, mon
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La Naissance du Mal

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Nicolas SORANZO