Présentation du livre

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La Guerre.


Sur le sentier de guerre, interminable bataille
S’acharnent nos plus braves combattants
Poursuivant l’ennemi, le brûlant vif dans la paille
Des fermes abandonnées par leurs occupants.

Bruits infernaux, odeur de chair brûlée !
Des lumières qui canonnent les lignes ennemies !
Des mots d’une langue étrangère, ordonne le repli !
Des insultes pour les perdants comme pour les gagnants…
Ces hommes tous laminés jusqu’aux derniers,
Une balle bien logée, pour tombe une mare de sang !

Et lui, dans sa petite tranchée, simple innocent !
Tremblant de tout son petit corps de dix-sept ans !
Quel est donc ce bruit monstre ? Celui des craquements
Des corps brisés volants comme des oiseaux en liberté
Et ces balles qui se suivent comme des avions américains !
Dieu seul sait ce que l’homme se fait…- Ayez pitié !
On ne lui mentira pas sur la défaite, c’est le destin !

Il n’a jamais rien demandé, toujours sage et obéissant.
Pourquoi le mettre là alors qu’il pourrait être utile ailleurs ?
Il ne se pardonnera jamais d’avoir telle peur :
Il était le symbole de ce pays, on lui disait ! A probant !

Il se lève, saute hors de la tranchée, prends la grenade et balance
Il aura peut-être le temps d’y parvenir chez ses ennemis. Il lui faut une chance.
Des milliers de bille de haine se projettent dans l’air.
Elles n’ont pas une seule once d’amabilité, c’est à refaire…
Douleur, douceur, rouge, noir et blanc ?
Voilà ce qu’on voit quand on offre sa vie à son pays ?
Est-ce ce sentiment étrange d’homme en paix, probablement ?
Grâce à la volonté de son Père et de sa mère, il sauve sa patrie
Avec son sacrifice, des pires folies !
Adieu à mes frères et sœurs, soyez forts et vaillants !
Quelle princesse pourrait-elle être ?


Face blanche, destin volé, pleurs cinglants.
Trace franche dans la blafarde neige,
Où se déposent mille baisers tendres d’un sang,
Frais et chaud, glissant sur ces coussins de rêves.

Grand rire diabolique d’une terrible sorcière,
Les dents comme celles du Naja,
La langue aussi fourchue que le serpent,
Elle tient à elle seule, prisonnière,
La demoiselle au cœur doux et plat,
Dans son donjon d’esprits mourants,
Elle repose figée, les mains jointes en une prière.

Courage et bonté, bravoure et amitié,
Naît la peine de la belle, galope par amour !
Il la rejoindra au lever du jour,
Lui volant par tendresse le baiser de l’union sacré.
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Recueil de mes poésies.

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Nicolas SORANZO