Présentation du livre

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3/Ma colère

L'humour, signe de mon amour. Ça a toujours été comme ça, rire pour cacher un faux sourire. Vous m'aimerez encore si je vous dis que je me sens de moins en moins fort ? Si je tombe, viendrez vous me déterrer ou bien creuserez vous ma tombe ? Ma tête cogite, je ne sais même plus où j'habite. Pour guérir, faut aller vite d'après ce que vous me dîtes, ah d'accord, c'est donc cela, il y a deux camps : les faibles et les forts, je n'ai toujours pas construit mon château fort, est-ce un tord ?

Derrière les toits, qu'est ce que tu fais toi ? Tu ne pleures pas ? Dis moi, toi qui sait apparemment bien mieux que moi ce que la vie a fait de moi. Je dois me bouger ? Tu n'as donc pas l'impression de te dérober ? Jamais ?

Bienveillance depuis toutes ces années, et oui, mais quand vient le jour des remontrances, tiens, voilà la malveillance. Tu sais donc mieux que moi que la dépression n'existe pas ? Ma maladie te fait rire ? Rappelle toi ce que je t'ai dit le soir ou tu as eu bêtement honte de revenir à ce que tu appelles l'animalité, c'est à dire ne plus rien cacher, se mettre à chialer, l'humain, apparemment sait se contrôler. Conformité que de ne jamais rien montrer ? Atrocité que de ne rien écouter ? Non ? Bon !

Il y en a d'autres qui souffrent ? Bien sûr, ce texte vaut pour nous autres, qui se sont dit un jour, tiens, chez nous, il nous manque un "vous" ou après tout un "tu", je vais faire un tour, quand j'aurai fait le tour, peut-être que tu pourras me reparler d'amour. Dire je t'aime, c'est simple, c'est rapide mais parfois, au moment ou en a besoin, on entend une voix qui n'est plus la même, comme un cratère dans l'atmosphère. Alors, comme ça, la dépression n'existe pas ? C'est moi qui veux pas ? C'est moi qui ne me bat pas ? Personne n'est à l'abri ma petite tatie, tu sais, bien sûr, je ne te le souhaite pas, je t'aime bien trop pour cela. Je sais que tu ne me l'as jamais souhaité, mais tu aurais pu m'écouter sans pour autant me provoquer.

Ma colère est amère, sur cette Terre, tu as toujours été comme une seconde mère. Aujourd'hui, je ne vois plus la mer, je suis à terre, mais sur Terre, peut être qu'un jour, on recultivera la terre, celle qui ne crie pas "moi je sais, j'ai eu tout à construire et j'ai tout bâti" celle qui dit "ensemble, on va repartir". C'est ce noyau là qu'il nous faut retrouver. Pas de division avec ou sans dépression ! N'oublie jamais que même si les réponses, je ne les aies pas, contrairement à ce que tu crois, ma plus grande force, c'était en partie toi.
Préambule : Je vois déjà les féministes se rebeller, brandir des pancartes en criant "QUE CET HOMME SOIT COMDAMNÉ, IL NE RESPECTE PAS LES FEMMES !!!!" Mesdames, pas de panique, je vous respecte. J'ai voulu écrire un texte qui va à l'encontre de ma nature, comme un challenge à la mode Dr Jekyll et Mr Hyde, ou Gainsbarre pour les initiés. Je parle beaucoup d'amour au sens de l'émotionnel, que pourrait bien écrire un homme que les désillusions amoureuses ont tant torturé ? N'oubliez pas que si la vie est un art, alors, tout est masque !

4/Dépendance

Tu m'as touché de plein fouet, je ne crois pas que ce fut ton souhait. Monter les blancs en neige, ça te gène ? Fais pas genre, entre le sexe et les exs, qu'une question de langue. En anglais, XX, parce que je suis hétérosexuel, en français, peut-être excès. Qui sait ? Je veux trop de femmes ? Ouais, je sais, c'est vrai.

Mais tu sais bien, plutôt qu'aller voir les putes, je préfère venir chez toi, petite conne. T'es pas sage, je sais, moi non plus dans le fond comme j'arrive à faire.

Prend pas ça pour de la vulgarité, je suis juste un peu excité, tu sais bien que je suis un homme torturé, c'est pas de ma faute si je suis attiré, ça va ! C'est pas non plus déplacé. D'ailleurs, toi qui aime bien tirer sur ta clope, tu pourrais me la tirer ? Je te banderais les yeux, t'inquiète pas pour moi, le reste se fera tout seul, après tout, c'est peut-être ça être amoureux. C'est dans ton habitude de ne pas piper mot ? Oh grande fumeuse, t'es pas heureuse mais si fameuse !

Je veux repeindre les murs de mon petit appartement en blanc, c'est tout ce que j'ai sous la main. Ça t'irait bien le blanc, pas vrai ? Tiens, encore un excès. J'en met de partout, je le fais pas exprès, j'ai jamais su me protéger. Je n'aime pas trop en parler. Le prazépam vient de faire effet, t'inquiète, y'aura plus d'excès, du 10 milligrammes je prends, parait-il que le 69 n'excite pas les meufs. Je suis enfin réveillé, je sais bien qu'on s'est oublié. C'est bon ? T'as d'autres questions ? Moi en tout cas, j'ai pas la solution.

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Pour l'amour du ciel

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Nicolas SORANZO