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internationale se méfiait de lui, craignait qu’il ne fut dangereux, comme l’étaient les grands despotes tristement célèbres du vingtième siècle. À force de propagande, les gens ont cru que l’Irak possédait des armes de destruction massive, et les États-Unis, rejoints par d’autres nations, leur déclarèrent la guerre, par prise de sécurité en apparence.
- Pourtant, nous n’avons jamais retrouvé d’armes de guerre dissuasives, n’est-ce pas ? objecte Joachim.
- En effet, mon cher. Hélas, nous nous en sommes aperçus trop tard, et le mal était déjà fait : les États-Unis ont détruit et pillé la région. Nous savons qu’en réalité, les bombes atomiques et autres outils d’extermination furent un prétexte pour s’emparer des ressources en pétrole et en gaz. Avec la mort d’un monarque et un pays ravagé, cela n’a pu que favoriser la naissance de groupes extrémistes ; c’était la porte ouverte au chaos et à l’anarchie. D’ailleurs, ça n’a fait qu’empirer après le départ des américains. Ainsi, des organisations terroristes ont grandi et ont pris le contrôle de certains lieux, tandis qu’un fragile gouvernement irakien voyait le jour.
- À ce moment, nous sommes loin de la situation actuelle, dit Joachim.
- Pas tant que ça, lui réponds-je. Il faut comprendre que dans la plupart des pays musulmans ont alors lieu les « révolutions arabes », qui expriment de la part de certains peuples un besoin de démocratie. En Libye, en Tunisie, en Égypte et
ailleurs encore, les gens veulent des institutions pareilles à celles de nos pays occidentaux.
- De même qu’en Syrie, ajoute Joachim, où ça ne s’est pas bien passé.
J’opine du chef et bois une autre gorgée de café. Je parle beaucoup, et un peu de liquide m’aide à garder une voix claire.
- En fait, le chef de l’état syrien, Bachar El-Assad, a qualifié les opposants à son régime de terroristes, alors qu’au départ, et dans l’ensemble, il s’agissait de manifestants pacifistes. Évidemment, ça a mal tourné, et ces mêmes opposants se sont radicalisés. Nous pouvons sûrement témoigner que la Syrie est un pays fini, comme ce fut le cas pour l’Irak. Dans le premier cas, pourtant, la présence continue du dirigeant suprême maintient un semblant d’ordre ; sans lui, et malgré le nombre important de morts qu’il a commis, les terroristes maîtriseraient le Proche-Orient.
- Les terroristes ; vous voulez dire l’État islamique en particulier.
- Bien sûr, mon cher. Daech garde encore là-bas un grand contrôle de domination, et surtout de terreur, bien qu’ils reculent devant les efforts de la coalition, à ce que l’on dit. Il n’en demeure pas moins qu’ils attirent sans cesse de jeunes gens ! Il faut bien comprendre les notions de guerre externe et de guerre interne.
- La guerre externe, c’est celle que nous sommes en train de gagner, avance Joachim.
- Je pense que c’est le cas, oui. Nous avons d’un côté un
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Nicolas SORANZO