Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

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plus rien dire, nous apprécions mutuellement la présence de l’autre. Elle me regarde d’un air affectueux et pose sa main sur la mienne ; elle la saisit et m’entraîne dehors. Je n’oppose pas de résistance et je la suis, curieux de savoir où nous allons.

La fille m’emmène vivement dans les rues de cette paisible cité. Nous arpentons un pont de bois qui enjambe une rivière, puis nous nous dirigeons vers un parc à proximité, tantôt baigné par la lumière du soleil, tantôt plongé dans l’ombre des arbres. Nous ralentissons le pas. J’observe les environs et je remarque encore que l’espace est vide de monde ; qu’importe, mon amie retrouvée me suffit. Nous nous installons sur l’herbe et admirons le paysage. Ici, je suis serein. Le silence est à présent en notre compagnie, nous ne ressentons plus le besoin de parler pour le moment. Cela ne nous gêne pas. Nous nous comprenons mieux que quiconque. Je tourne mon visage vers le sien, je plonge mes iris dans ses prunelles. Je la contemple longuement ; nous nous rapprochons peu à peu, avant de s’étreindre l’un l’autre. Je l’embrasse sur la joue. Je lui murmure à l’oreille que je suis heureux de l’avoir retrouvée. En retour, notre étreinte se maintient pendant longtemps. Nous ne manquons de rien, ne ressentons aucun besoin matériel ; nous sommes deux êtres paisibles, affranchis de toute contrainte. Ma dulcinée et moi nous allongeons sur cette étendue verte et dégustons des yeux le bleu du ciel : les Champs Élysées sont notre demeure.
Je souris.
J’émerge doucement à la lueur du jour, sans me rendre compte immédiatement que tout cela n’était qu’un rêve. Tout avait l’air si vrai ! Cette compagne, ces lieux, cette sérénité… pour la première fois de mon existence, je me suis senti aimé par une fille, je vivais un amour réciproque ; à mon réveil, j’étais certain de pouvoir me souvenir de son prénom, et pourtant, j’étais incapable de le prononcer. J’aurais voulu que ce rêve soit sans fin, sans ressentir le besoin de me réveiller, ni même de vivre ; je me sentais bien en compagnie de cette charmante créature qui me comprenait, qui m’acceptait tel que je suis, qui me parlait comme à un amoureux de toujours : j’avais goûté au bonheur éternel.

Mercredi 29 avril 2015 : j’achève l’écriture de ce rêve effectué dans la nuit du mardi 14 août au mercredi 15 août 2012. À l’époque, j’espérais de tout mon cœur rencontrer cette âme sœur à un mariage, lequel s’est déroulé en septembre 2012. Mais à cet évènement, je n’ai pas trouvé celle que j’avais l’espoir de rencontrer. Il n’y avait pas de fille de mon âge, pas de moitié, pas d’amie à retrouver. Ma naïveté m’a trompé. Néanmoins, je continue d’espérer ; si j’ai écrit ce court récit, c’est pour porter ce message à vous, mes amis, mes compagnons d’écriture : je vous souhaite de vivre ce genre de nuit une fois, rien qu’une fois, afin d’accéder, dans votre rêve, à ces Champs Élysées.
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L’Élysée de mes rêves

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Nicolas SORANZO