Présentation du livre

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nous séparions. Il habitait à vingt kilomètres de là, dans un appartement à cent mètres de la plage et du casino, d’ailleurs il y allait, il était temps de se dire au revoir, il passerait me prendre pour le boulot le lendemain vers neuf heure.
Je retournais dans ma chambre au deuxième étage, l’appartement 84. Grâce à l’épaisseur des cloisons je me rendis rapidement compte du tempérament méditerranéen de mes voisins italiens du 83 et du fort accent germanique qui caractérisait les braillements venant de l’appartement 85.
Je sortais les quelques affaires du sac qui avait voyagé avec moi et entrepris de prendre une douche.
Quand je me couchais mes voisins devaient déjà dormir, j’ouvris le London mais m’endormis avant d’en retenir quatre lignes.
À huit heures mon téléphone sonna me sortant d’un lourd sommeil avec la bouche pâteuse et l’haleine chevaline, c’était Henri qui m’annonçait un probable retard d’une heure. Je mis mon réveil à neuf heure et me rendormi aussi sec.
À dix heure moins le quart j’étais déjà au comptoir du bar d’en face. Je terminais mon deuxième café noir devant un barman aussi endormi que moi quand le téléphone sonna une nouvelle fois et une nouvelle fois c’était Henri.
- Finalement je viens te chercher qu’à treize heures, on mangera un morceau et on ira à l’usine. Il dit cela d’une voix rauque et trop matinale.
- D’accord, je vais faire un tour dans le quartier acheter quelques trucs pour l’appart.
- De toute façon, aujourd’hui je
t’amène pour te faire voir l’usine, là où tu vas bosser, ce que tu vas devoir faire, on en aura pas pour longtemps.
- Bon, à tout à l’heure alors. Et il raccrocha.
Je me retrouvais sur ce trottoir encore jamais parcouru, le long de ces interminables murs gris, menant à une place en plein travaux visibles au loin. Comme apparemment un peu partout en ville à voir le nombre de grues dépassant des toits.
Ne sachant pas où aller je choisi la première rue sur la droite sûrement à cause d’une façade plus colorée que les autres. Après cinquante mètres de ligne bien droite et sans commerce j’arrivais sur un boulevard rempli de voitures sur une route en piteux état, face à moi une superette discount à la clientèle moins que pauvre, à l’enseigne délavé et aux murs graffés dans laquelle j’entrais après avoir périlleusement traversé la route.
L’extérieur ne jurait pas avec l’intérieur, les caddies sautillaient sur un carrelage noir de crasse et bosselé de tous côtés.
Je n’avais que de quoi me payer le stricte nécessaire, une tablette de chocolat, une boîte de ravioli et quelques tomates puis le savon et tout ça. Trois canettes de bière allemande. Je restais raccord avec mes voisins.
Je fis le chemin inverse pour poser mes courses. Onze heure à peine passée, je m’installais au petit bureau dont je disposé dans un coin près de la fenêtre, j’ouvris presque en même temps une bière et mon carnet.
Ce carnet m’accompagnait depuis assez longtemps pour y voir noter
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appartement 84, premier étage.

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Nicolas SORANZO