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CHAPITRE II


Arrivée aux toilettes, je me plante devant les miroirs et sors ma trousse de toilettes. Je sors mon mascara et commence à l'étaler copieusement sur mes cils. Une nana en jean et petit top rose fluo débarque des talons aiguilles encore plus hauts que les miens. Assortis à son haut et son sac en plus.
-Salut, lance-t-elle.
-Alut...Dis-je en reprenant mon maquillage, la bouche ouverte.
-Tu serais pas nouvelle? Demande-t-elle avant d'entrer dans une des cabines aux portes vertes.
-Si, je réponds. Pourquoi?
Elle sort, ferme la porte et vient se planter devant moi. Je termine mon œil, referme mon tube et lui fais face. Visiblement, elle ne semble pas ravie de me voir dans ce nouveau bahut. Ca doit être SON terrain de jeu.
Et effectivement, à peine me suis-je tournée vers elle qu'elle
pointe son doigt sur ma poitrine.
-Ecoute la nouvelle. C'est pas parce que tu es canon que tu vas me piquer la vedette! Vu? De deux, essaies même pas d'approcher les footballeurs ou je balance des rumeurs sur toi. Et pour finir, tu seras bizuter, quoi que tu dises. T'y échapperas pas.
-Tu t'appelles comment? Demande-je gentiment.
-Ah! J'ai failli oublier. Tu m'adresses même pas la parole. Capiche?
Elle ne me laisse pas le temps de répondre et elle s'éclipse. Je me tourne vers le miroir.
Mes cils ont des petits paquets... C'est moche. Ma journée aussi.

La sonnerie retentit. Déprimée, je me suis démaquillée et j'ai enfilé mon autre tenue. J'ai attaché mes cheveux et j'ai mis mes écouteurs dans mes oreilles. A quoi bon? Cette nana avait pas l'air de rigoler tout à l'heure. En mode Grosse-Déprimée, j'ai marcher le plus lentement possible dans les couloirs laissant les gens pressés me bousculer. Ils ont raison. Je ne sers à rien et changer de style et de couleur de cheveux car ça ne me rappelle que trop ce que j'étais avant. Et ça, c'est insupportable. Pas question de redevenir celle que j'étais avant. Absolument hors de question!
Les cours débutèrent. A peine arrivée, toutes les meilleures places étaient prises et le prof ne sembalit pas particulièrement ravi de voir des retardataires.
-Asseyez-vous. Me dit-il.
Je cherchais du regard une place et quand je me suis dirigée vers la seule place libre, des chuchotements ont parcourus les rangs.
Qu'est ce que j'avais fait encore?
Je me suis assise, j'ai enlevé mes écouteurs et j'ai regardé mon voisin.
Ah ouais.
Ah ouais!
Oh le canon!
Il m'a dit bonjour et tout ce que j'ai pu dire... ou balbutier c'est un grognement inaudible. Il a fait une drôle de tête et je me pris la tête dans les mains. Quelle nouille!

C'était un beau brun avec des yeux bleus. Des cheveux en bataille, mi-longs. Il portait un tee-shirt blanc moulant ses formes. Ses tablettes de chocolat ressortaient. Ses bras étaient musclés. Un jean et des Converse noires finissaient sa tenue.
-Maintenant je comprends pourquoi tout le monde faisait une drôle de tête quand je me suis assise ici.

Toute la classe a rigolé et j'ai mis un temps à comprendre que j'avais dit ça tout haut. J'ai rougi et je me suis affalée sur la table. Le prof, en train d'écrire a, bien entendu, fait une remarque et ma journée ne s'est pas arrangée.
-Mademoiselle Vickers, vous viendrez me voir à la fin du cours.
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Nicolas SORANZO