Présentation du livre

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valait la chandelle.
D'un pas assuré, il se dirigea vers le chef des opérations, il se planta devant lui.
-Je souhaite participer à l'enquête, c'est moi qui ai trouvé le corps et de plus nous sommes confrères.
-Ce qui nous différencie petit, c'est que toi, tu travailles à la circulation et moi j'arrête des méchants... répondit le chef, qui éclata d'un rire gras.
Marc, hébété, ne trouva pas la force d'insister.




Chapitre 2


La jeune femme ouvrit péniblement les yeux, le battement du sang dans ses tempes avait fini par la sortir complètement de sa torpeur. Son regard cherchait un objet qui lui appartenait mais n'en trouva pas... Cela confirmait sa première impression, elle n'était pas chez elle. D'abord prise de panique, elle tenta vainement de se redresser pour examiner la pièce mais une douleur fulgurante la cloua au lit. Où était-elle ? Elle ne se rappelait pas avoir bu, juste qu'elle était rentrée tard. Sur un coup de tête, elle souleva la couverture et découvrit qu'elle était habillée. Cependant son soulagement retomba aussitôt quand elle se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de ses vêtements. D'une main tremblante, elle toucha le pyjama en soie qui recouvrait son corps. Sous ses doigts elle sentit une petite bosse, au niveau de l'abdomen, elle s'empressa de soulever le petit chemisier prune pour découvrir un bandage épais et très serré lui entourant la taille. Ses souvenirs de la veille lui revinrent en mémoire.
Il était vingt-deux heures et demi, lorsque la jeune femme sortit du restaurant où elle avait fêté l'anniversaire de sa colocataire. Il faisait extrêmement sombre et elle devait faire attention où elle marchait. Cela faisait une minute qu'elle avançait à la recherche de sa voiture quand un bruit de pas la fit sursauter. Peu rassurée, elle accéléra et s'écroula à cause d'une racine d'arbre. Une silhouette plus sombre que l'obscurité même, jaillit et s'approchait inexorablement. Elle s'obligea à ramper jusqu'au lampadaire le plus proche, et elle put voir ce qui allait être son agresseur. L'homme avait des yeux rouges, un teint cadavérique et de longs cheveux gras bruns dépassés d'une casquette des yankees délavée et trouée. D'un geste serein, il leva le couteau qu'il tenait fermement et la jeune femme eu tout juste le temps de rouler, cependant son assaillant avait réussi à la toucher. Calmant sa terreur, elle se releva et traînant des pieds, elle voulut rejoindre le trottoir en face. Mais elle s'effondra et c'est un crissement de pneus qu'elle entendit avant de tomber dans l'inconscience.
Suite à ce petit passage dans sa mémoire, elle prit le temps d'observer la pièce : les murs demeuraient peint en bordeaux, sauf un pan de mur qui était en briques peintes en noires. La jeune femme était couchée dans un immense lit, qui reprenait les couleurs de la chambre. Deux tables de chevet, vieillottes et élégantes à la fois, encadraient le lit. De temps à autre la demoiselle remarquait des touches de gris. La pièce avait été décoré avec goût et parcimonie.
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La Hache de la Vengeance

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Nicolas SORANZO