Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

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regarder les photos pour être sur …Elle allait se pousser un peu pour être certaine de ne pas être vue, mais sans qu’elle ne sache comment le chef de clan était devant elle. Il la toisa du regard et eut un sourire ironique en regardant l’appareil photo qu’elle avait toujours dans les mains.
Il mit une main dans sa poche et en sortit des gants de cuir, il les mit et lui dit :
- « Alors, Mademoiselle, votre maman ne vous a jamais dit que ce n’était pas une heure pour être dehors. »
Virginia lui lança un regard de défit en glissant son appareil photo dans son sac mais ne dit mot. De près, il lui sembla encore plus grand que ce qu’elle avait cru, peut être un mètre quatre vint dix, se dit-elle, mais ce qui l’empêcha surtout de lui répondre c’est qu’il lui parut dangereux. Il n’était pas spécialement carré, pas spécialement imposant par son physique, mais d’instinct, elle avait su qu’elle ne devait pas si fier. Il semblait un peu plus jeune qu’elle, mais ses yeux sombres d’un noir d’encre, qui la regardaient toujours avec ironie, étaient froids comme de la pierre. Elle ne le trouva pas spécialement beau, bien qu’il eut un charme certain. A nouveau, elle eut l’impression d’un animal sauvage en le regardant : un prédateur, se dit-elle. Ce sentiment fut amplifié lorsqu’il passa sa langue sur ses lèvres comme un chat qui vient de boire du lait, bien que le chat n’était certainement pas le félin le plus adapté pour le décrire : un tigre peut être. Virginia ne comprit pas vraiment ce geste mais elle n’eut pas le temps d’y réfléchir plus. Il jeta un coup d’œil rapide pour repérer l’homme au sabre et ses acolytes, puis il lui attrapa le poigné. Le temps qu’elle fasse ouf, elle était dans ses bras. Il fléchit légèrement les jambes et s’élança tel le félin auquel elle l’avait comparé une minute plus tôt. Elle se cramponna à lui et tenta de se raisonner, c’était un rêve et elle allait se réveiller. La vitesse de l’homme s’accéléra encore et elle eut l’impression qu’il faisait des bonds. Elle se rendit vite compte que c’était le cas lorsqu’elle s’aperçut qu’elle n’était plus sur un trottoir mais sur le toit d’un immeuble. La force centrifuge la colla contre lui et la pluie fouetta de plus belle son visage, elle tentait de s’accrocher le mieux qu’elle pouvait à cet homme, c’est tout ce qu’elle pouvait faire pour tenter de sauver sa vie pour le moment. Avec l’habitude d’une journaliste de terrain, elle essayait d’évaluer la situation pour se sortir de ce difficile périple et tenter de comprendre ce qui s’était passé. Un cet homme n’en était pas un, mais qu’était-il donc ?, se demanda t-elle, un produit de la technologie génétique ?
Même dans une telle situation, Virginia ne pouvait s’empêcher de chercher à savoir si cette histoire ferait un bon article. C’était plus fort qu’elle la curiosité était toujours chez elle plus fort que la peur. Elle ne put s’empêcher de l’observer attentivement : à priori en dehors de la blancheur de sa peau, il semblait être humain et pourtant, elle était bien consciente que c’était impossible. Ses cheveux châtains bouclant légèrement, ses hautes pommettes : Comment tout cela n’appartiendrait-il pas à un humain ? Et pourtant, impossible se dit-elle une nouvelle fois.
Il la posa enfin et sans qu’elle ait su comment, il tenait son portefeuille dans les mains. Elle le fusilla du regard, mais sans lui prêter attention, il y jeta un coup d’œil. Elle le vit lire l’adresse sur sa carte d’identité. Puis, il le lui tendit et sans qu’elle ait eu le temps de prévoir son geste, il l’avait reprit dans ses bras et avait recommencé son jeu de saute-mouton au dessus des immeubles.
Avant qu’elle ne comprenne, il la déposa enfin sur le sol, et elle fut consciente qu’elle était devant chez elle. Elle recula d’un pas, instinctivement, même si elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait lui échapper. Il s’approcha d’elle, lui frôla le menton de sa main gantée et lui dit avec assurance :
- « A très bientôt ! », puis il disparut dans la nuit.
Virginia entra rapidement dans le hall de son immeuble et sortit immédiatement son appareil photo de son sac. Elle mettait de l’eau plein l’entrée mais elle ne s’en souciait pas, elle voulait absolument comprendre ce qui s’était passé.
Elle alluma l’appareil et commença à faire défiler les photos, elle eut alors un choc : seuls l’homme au sabre et ses acolytes apparaissaient sur les photos.
Virginia appela l’ascenseur et continua à regarder les autres photos : ils n’apparaissaient nulle part !
Lorsque l’ascenseur arriva, elle y entra et programma son étage. Elle était toujours dans ses pensées : bien qu’elle n’eut pas de preuve de sa rencontre avec cet « homme », elle était néanmoins sur que quelque chose s’était passée.
Arrivée dans son appartement, elle posa son sac dans l’entrée et se dirigea vers la salle de bain. Elle mit immédiatement ses affaires trempées dans la machine à laver, puis elle prit une douche rapide. Elle enfila un long t-shirt et se rendit à son bureau. Là, elle alluma l’ordinateur. Il était minuit dix. Elle s’installa derrière son clavier et lança une recherche sur internet. Elle ne pouvait pas dormir, il fallait qu’elle comprenne.
Pendant plus de deux heures elle fit des recherches, ce n’est que là qu’elle trouva le résumé d’un livre écrit par un archéologue un peu fou qui disait avoir trouvé des écrits à travers les ages sur des hommes à la beau blanche doués de capacités physiques hors du commun. Il pensait que ces êtres avaient fait naître le mythe du vampire car de nombreux écrits disaient qu’ils se nourrissaient de sang. C’était très illogique aux yeux de Virginia, mais la description était pourtant très proche de ce qu’elle avait vu. Elle vérifia que cet homme était toujours en vie et nota son adresse. Il vivait dans une maison reculée au fin fond de l’Auvergne. Elle n’hésita pas très longtemps, elle lui laissa un mail sur l’adresse qui était écrite sur le site, puis se rendit sur le site de la SNCF et réserva sa place pour le lendemain pour se rendre auprès de lui. Peut être ne serait-il pas là, se dit-elle, mais elle devait essayer.
Son train était à dix heures, ça lui laissait le temps d’honorer son rendez-vous avec son informateur, et de se rendre à la gare tranquillement.
Virginia éteignit son ordinateur, puis ferma les volets de tout l’appartement. Puis, elle tenta de dormir un peu, la journée du lendemain allait être longue. Elle eut du mal à s’endormir, elle voyait encore le regard de « l’homme » inhumain lui dire : « A très bientôt ! », il était froid, dur et autre chose qu’elle ne savait qualifiée. En tout cas, elle était sure qu’il reviendrait et que ce n’était pas pour ses beaux yeux !
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Nicolas SORANZO