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Ainsi, dans un modèle théorique, chaque homme fera le Bien, car cela ne pourra que faire croître sa puissance, le Mal sera nécessairement une erreur, car il ne peut aller que contre lui. Bien et Mal ne sont pas des principes issus de la nature, ils sont créer artificiellement par l'instinct de l'homme, l'être humain est donc, non pas naturellement, mais instinctivement bon.
Mais cette vision, on en convient, reste purement théorique bien qu'elle veuille à s'inscrire dans la réalité. Du modèle abstrait fondant les deux notions morales fondamentales, nous pouvons chercher plus loin et observer ses effets concrêtement.
Bien souvent, une action mauvaise profite à celui qui la fait, pour peu qu'elle ait été accomplie de manière suffisamment intelligente. Il devient alors nécessaire de distinguer 2 niveaux: un macroscopique (le peuple) et un microscopique (l'individu). Bien et Mal ne sont quasiment que des notions religieuses pour ce dernier : il se sentira comme tirer vers le Bien, mais usera souvent du Mal avec pareil indifférence. Mais ces 2 valeurs deviennent la norme quand on observe le premier groupe : comme pour beaucoup de modèles, ceux-ci se vérifient à grande échelle, sur un grand nombre de cas notre analyse théorique développée précédemment prend alors tout son sens. Ainsi, un peuple totalement livré à lui-même ne se détruira pas et ne sombrera pas dans le chaos, il se comportera de la façon la meilleure pour ses intérêts, pour lui il sera bon mais, allant sans cesse dans ses propres intérêts, il foulera aux pieds ceux des autres peuples qui le considéreront alors comme mauvais. Mais ces derniers se considèreront eux aussi comme bons, tout en n'hésitant pas à nuire aux autres, le bon est alors de ce point de vue relatif.
C'est alors que s'il existait un regard omniscient contemplant le monde avec ce savoir, il ne verrait pas d'hommes bons, ni d'hommes mauvais, il ne verrait qu'un seul et même fait: la recherche d'un pouvoir. La notion bien entendue reste ici développée au stade de l'homme primitif, le bien propre pour un peuple ayant changée de nos jours, je prend seulement ici le modèle primaire car tout modèle est plus facile à analyser quant-on en comprend les origines.

L'origine de l'Etat:

L'homme se sachant incapable de vivre seul dans sa faiblesse, il va alors devoir vivre en société, et créer les liens de solidarité nécessaires pour cela. Ici, des individus vont exprimer naturellement plus que d'autres de puissances et prendre la tête de groupes, composés d'un chef à la tête de bras armés. Ces bandes luttant entre elles vont effectuer un processus de sélection par les meilleurs, devenant de plus en plus imposantes et étant par là-même de moins en moins nombreuses à s'égaler en taille, elles vont alors, pour pouvoir se maintenir, se structurer, ces ébauches d'organisations pouvant dès lors être considérées comme étant des Etats primitifs. Ces derniers, évolutions naturelles de la société, sont caractérisés par un pouvoir absolu du chef et une absence totale de la loi. Seule est demandée l'obéissance complète à l'Etat, c'est-à-dire à un homme unique, les relations entre les individus continuant de relever d'un état anarchique. Mais ces Etats sont profondemment instables, ne s'appuyant que sur la puissance d'un seul, il s'effondre dès que celle de ses successeurs ne lui est pas au moins égale. Le peuple soumis va alors, au gré de nouveaux chefs s'élevant parmi eux, les renverser les uns après les autres.
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Nicolas SORANZO