Présentation du livre

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Georges, le grand !

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Au bois de mon cœur, auprès de mon arbre, dans l'eau de la claire fontaine et si le bon Dieu l'avait voulu, ou plutôt le grand Pan,vénus callipyge me serait apparue. Entre les lilas, près de l'amandier. Mais Cupidon s'en fout de la chasse aux papillons, de la ballade des gens qui sont nés. le petit joueur de fluteau sur la route aux quatre chansons,cueillait une jolie fleur, la marguerite, au milieu de la mauvaise herbe. Il jouait la marche nuptiale pour les oiseaux de passage, les amoureux des bancs publics.

Il suffit de passer le pont puis le verger du roi Louis et je rejoindrai ma belle entre les deux ondes. Ploc ! Font les ricochets. le vent se lève, l'orage arrive. Sous le grand chêne, le mouton de Panurge, le petit cheval et la cane de Jeanne s'abritent. Jeanne devant qui je me suis fait tout petit,oubliant maman, papa comme Fernande et Mélanie. A l'ombre du cœur de mamie il n'y a rien à jeter. Effacés Les copains d'abord, les quatre bacheliers, la ballade des dames du temps jadis ; Marinette, Pénélope et Germaine Tourangelle. Adieu les quat'z'arts, le moyenâgeux « le bistrot Bécassine », Colombine et la première fille. J'ai rendez-vous avec vous au bar de la marine près de l'épave de la brave Margot. Nous c'est le pluriel, le Père Noël et la petite fille. Je te ferai Marquise. Vois le blason : la rose, la bouteille et les cornes d'aurochs.

En vérité, je suis un voyou, putain de toi ! Sauf le respect que je vous dois. Un sale petit bonhomme à la mauvaise réputation. On m'appelle Don Juan, le mécréant, celui qui a mal tourné. Misogynie à part, à l'ombre des maris, je cours la fille à cent sous, le nombril des femmes d'agents, les passantes. Le temps ne fait rien à l'affaire, les trompettes de la renommée non plus. La légende de la nonne et la non-demande en mariage sont concurrence déloyale pour le cocu. Gatibelza de Montélimard dit le gorille pleurait les amours d'antan. Il n'y a pas d'amour heureux.

Le vingt-deux septembre, je reçus La visite de la femme d'hector. La traîtresse demanda la fessée, qu'on joue la princesse et le croque-notes, que je la prenne comme une sœur. Surgit alors le vieux Léon, le lèche-cocu, le roi des philistins. Je mimai le mauvais sujet repenti, mais les croquants sur le boulevard du temps qui passe montraient le pornographe, dansant la ronde des jurons et faisant comme hier une tempête dans un bénitier. Jusqu'à l'assassinat !



Le drapeau noir flotte pour les funérailles d'antan. Après la messe, la prière, le vin, on cherche le testament. Ce n'est pas l'enterrement de Verlaine, ni la guerre de 14-18 et son hécatombe. Mais pauvre Martin, entends la complainte des filles de joie pour les patriotes. Les casseuses déclament l'élégie d'un rat de cave et des stances à un cambrioleur. C'est la ballade des cimetières. Pleure le fossoyeur en pensant au pendu, à sa supplique pour être enterré sur Saturne.

Le temps passé à mourir pour des idées est histoire de faussaire. Sous le parapluie, oncle Archibald, tonton Nestor et Grand-père évoquent le trompe la mort. Le bulletin de santé bon à quatre-vingt-quinze pour cent. L'heureux qui comme Ulysse, le modeste, serait devenu l'ancêtre.



Les pensées des morts vont à la tondue. Bonhomme, le fantôme, songe à Mireille.



« Embrasse les tous ! »

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Déférence pour Georges brassens

(honte... j'ai oublié "chanson pour l'auvergnat")



R.D




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Georges, legrand !

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