Présentation du livre

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Ma mère m’a toujours répété les mêmes paroles : « Prends soin de toi. Tu es belle, profites-en. »
Je n’ai jamais voulu me préparer comme la norme des filles de mon âge. Elles sont toutes pareilles mais se croient différentes. Vêtues de tissues vu et revu. Elles se regardent dans le miroir, brossent leurs cheveux d’un lisse parfait. Regardes la courbe de leur nez si fins et se disent : Ah, non ! Je suis horrible ! Regardez mes cheveux, qu’ils sont plats ! Mes jambes sont trop épaisses ! Comment est-ce possible d’être si moche ? »
Elles disent ça, mais ne le pensent pas. Désespérant.
Elles sont pourtant toutes si belles, si fines, si gracieuses. Leurs vêtements sont bien entretenus et leurs cheveux ne bougent jamais. Souvent, elles sont en jean, débardeur noir et parfois une légère chemise à carreaux rouge et noir, les manches retroussées jusqu’aux coudes.
Elles sont belles.
Mais toutes pareilles.
Et y a moi. Numéro sur un écran d’ordinateur, que la société à décider de classer différemment. Je suis une fille placée dans la catégorie « déchets de la société » ou encore « anomalies ». Je suis une anomalie aux yeux des élèves de ce collège. Ils essayent de m’apprécier, de me montrer qu’ils ne sont pas égoïstes car il accepte un pauvre déchet que personne ne veut. Je trouve ça encore plus égoïste que s’ils n’essayaient pas de se montrer gentils, pour prouver qu’ils ont un cœur et que tout le monde peut être accepté. Envie de vomir devant tout ces imbéciles.
Mais bon, je dois admettre qu’ils sont tout de même drôles et sympas.
Ma mère me trouve belle, et pense que je dois être comme toutes ces filles. « Lâches tes cheveux, humidifies-les, brosses-les et laissent-les faire de belles boucles. » ou encore « Arrêtes de t’habiller comme ça ! Tu devrais enlever tes énormes pulls et montrer ton corps. Mets des minis-shorts, des robes, des jupes et des débardeurs ! »
Je dois admettre que je ne fais que peu d’efforts pour mon corps, je l’entretien, bien sûr, mais ne le montre pas sous toutes ses formes. Mon corps, c’est mon intimité, mon jardin secret. Je ne veux pas le tailler dans des vêtements près de celui-ci, je ne veux pas que mes cheveux soient bouclés et tout le temps lâchés.
En faite, ce n’est pas que je ne veux pas, mais que je trouve inutile ce concours de « ce sera moi la plus belle ! ». Je trouve que c’est une perte considérable de temps. Je ne comprend pas que la société dise ce qui est censé être beau ou non, normal ou non. Je ne l’écoute pas. Jamais.
Donc, la plupart du temps, je suis en tee-shirt noir, jean noir, baskets ou bottes noirs, et, selon mon humeur et la température le matin, je mets une chemise à carreaux noirs, verts, bleus, gardée ouverte, trois fois trop grande pour mon corps ou un pull noir ou gris, mais ils sont à peine plus grands que moi. Et pour mes cheveux, c’est simple, un chignon horrible ou une queue de cheval tout aussi horrible.
L’école pour moi est comme le gris, j’aime les cours mais déteste les élèves. Plus mon niveau monte, plus je me demande se qu’ils font réellement là. Et les professeurs sont tellement patients. Je serai à leurs place, je me serai déjà tirer une balle. Pourtant ils font un métier honorable. Transmettre la connaissance est quelque chose de magnifique. Je les vois comme des livres truffés de trésor à découvrir petit à petit.
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Elles et moi

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Nicolas SORANZO