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Chapitre 04

La nuit précédente.

Une pluie torrentielle s’abat sur la ville. Derrière son volant, à l’abri, l’inconnu scrute une maison remplie de vie. Il aperçoit un homme au téléphone regarder par sa fenêtre les gouttes d’eaux qui frappent la vitre. Une mère de famille tenir dans ses mains un bébé tout en regardant un cahier de sa fille. La famille n’a pas pour habitude de fermer les volets, de cacher leurs vies privées, sachant que personne n’oserait venir les observer. C’est un quartier résidentiel chic, respectant la vie des autres. Chaque villa est délimité par une simple barrière en bois et elle se ressemble particulièrement toutes dont chacun a apporté une touche d’originalité. Comme un porche à l’entrée, une terrasse, une véranda. La maison du couple, quant à elle, n’a rien d’innovant. Sauf un petit garage ouvert où est stationné une voiture de grande marque. Elle a gardé toute son originalité. Murs en pierre sur un étage où repose un toit à pente légère, des baies vitrées donnant sur un balcon. La bâtisse, très en adéquation avec l’environnement, se fond parfaitement bien avec la végétation alentours. Dix hectares de verdures qui les séparent du centre ville de Sophia-Antipolis.
L’inconnu saisit son sac à dos posé sur la banquette arrière et l’ouvre pour jeter une dernière fois un œil à l’intérieur. Il en extirpe une cagoule, des gants et les enfile directement. Il sait très bien qu’il ne se ferait pas remarquer car le quartier est devenu très
calme par ce mauvais temps. Mais il resterait quand même sur ses gardes. Avant de sortir, il vérifie bien que le père n’est plus à sa fenêtre, pouvant compromettre sa position et sa tenue inapproprié. Le danger, il aime ça. Sentir l’adrénaline parcourir chaque centimètres carrés de son corps, l’excitation de pouvoir faire ce qui est tout bonnement interdit. Pouvoir se sentir supérieur aux autres. Un sourire s’échappe de son visage, ce qui est assez rare le reconnaît-il.
Il sort enfin et marche lentement en direction de la villa tout en vérifiant chaque autres habitations et véhicules. Il a été entrainé pour ce genre de situations. Il évite également de passé sous les lampadaires ou même à coté. Cela pourrait attirer une attention qui voulait éviter. Il arrive enfin derrière la maison après avoir enjambé la barrière assez haute pour éviter un chien d’y pénétrer. On avait plus peur d’une intrusion d’un animal que d’un humain. C’est ce qu’il est. Un animal. C’est comme ça qu’on l’appellera lorsqu’on découvrira sa véritable nature.

Anna repose le cahier sur la table et caresse de sa main libre les cheveux de sa petite fille, silencieuse. Elle ne bronche pas, toujours concentré sur son devoir. Cette caresse, elle le prend comme un encouragement. Sa maman ne voulait pas la féliciter oralement de peur de réveiller le dernier de la famille, endormi dans ses bras. Elle sait que ses parents vivent une période difficile car son petit-frère est énergique. Il n’arrivait
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La Naissance du Mal

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Nicolas SORANZO