Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

4 commentaire(s)

Elle ouvrit la porte et fut surprise par l’étrangeté du lieu. En effet, elle se trouvait dans un couloir faiblement éclairé. Celui-ci était composé de plusieurs portes foncées, toute étaient numérotées de couleur dorées, de une à huit.
Celle que l’on appelée Elia, décida d’ouvrir la première porte. Elle pressa, d’une main légèrement hésitante, la poignée et fut attirée à l’intérieure de la pièce. Celle-ci était entièrement noire, Elia n’en voyait même pas les limites. La jeune femme commençait à s’inquiéter lorsqu’une odeur de chocolat envahit le lieu sombre, puis apparue devant ses, la cuisine de ses parents. Une petite fille aux boucles brunes nettoyait, à grands coups de cuillère, le plat qui contenait, il y avait quelques minutes, du chocolat fondu. Sa maman la regardait avec attendrissement pendant qu’elle mélangeait les blancs d’œufs et le fameux cacao. Elia se souvenait parfaitement de ce moment là de sa vie. Sa mère faisait beaucoup de pâtisserie quand la jeune femme était une petite fille, sa plus belle réussite était le gâteau au chocolat avec un coulis de crème Anglaise. A se souvenir, un sentiment de bonheur envahit alors Elia et elle se retrouva de nouveau dans le couloir. La jeune femme se retourna, le porte numéro deux lui faisait face. Elle n’eut pas besoin de presser la poigné, la porte s’ouvrit d’elle-même. Une fois de plus, elle se retrouva dans le noir. Ce fut cette fois, un vent remplis d’odeurs de fleurs qui vint lui chatouiller le nez. Un immense chant vert apparue alors. Elia vit qu’au loin deux cavaliers, au galop, se dirigeaient vers elle. Se souvenir était celui de la première fois qu’elle montait à cheval de manière libre. Cela avait été un moment magique, elle avait eu l’impression de pouvoir faire ce qu’elle voulait.
La porte se ferma et de nouveau le couloir se montra. La troisième porte l’attendait, déjà ouverte. Quand la jeune femme entra, elle découvrit, avec amusement, la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elia ne devait pas avoir plus de douze ans et elle s’était essayée à la guitare. La jeune adolescente qu’elle était à l’époque, en jouait normalement sans talent particulier. Se souvenir montrait la première fois qu’Elia avait jouée devant un public, essentiellement composé de sa famille. Elle avait ressentit à se moment précis, un stresse, qui disparut au fil des années. La pièce redevint noire et la jeune femme en sortie pour se diriger vers la quatrième. Se fut d’une main volontaire qu’elle l’ouvrit. Elia apparue alors, à l’âge de seize ans. Elle se trouvait au coté d’un garçon de son âge, ils étaient tous les deux à un match de foot et alors que tout le monde attendait, anxieux, si le coup franc serait bon ou pas, les deux adolescents s’étaient prit la main. Son premier vrai amour, comment aurait-elle pu
échapper à se souvenir ? Cette idylle avait alors durée deux ans, le temps du lycée. Se fut un sourire aux lèvres qu’Elia sortit de la pièce.
Puis elle se rendit compte, que plus elle avançait dans se couloir, plus celui-ci devait sombre. Elle ne voyait désormais que les numéros des portes restantes, qui scintillaient pour lui indiquer le chemin. Alors qu’elle s’approchait de la cinquième porte, une sensation de froid la parcourue mais c’était d’une main franche qu’elle l’ouvrit. La jeune femme se vit faire une mauvaise chute de cheval. Cela lui coûta les deux jambes casées et plusieurs années de rééducation. Cela ne se passa pas sans mal et ses années d’études en pâtirent. Elia avait alors vingt ans. Une légère douleur au niveau des genoux lui fit serrer les dents lorsqu’elle retourna dans le couloir mais la jeune femme continua.
Une pièce faiblement éclairée apparue devant ses yeux, un lit d’hôpital se trouvait en son centre. Au milieu de ce lit, gisez, un homme chauve. Une profonde déchirure refit alors surface dans le cœur d’Elia. L’homme sur le lit n’était autre que son père, qui après une énième chimiothérapie, n’ayant plus la force pour se battre contre le mal qui le rongeait, avait sombré. C’était à l’âge de vingt-quatre ans qu’Elia perdit son père.
La jeune femme se retira, les larmes aux yeux. Une pause s’imposa à elle. Ainsi donc elle entamait la partie douloureuse de sa vie, allait-elle pouvoir continuer ? Affronter une nouvelle fois ces épreuves ne serait pas chose facile mais elle devait continuer, elle le sentait au fond d’elle-même et puis il ne lui restait plus que deux portes. La sept et la huit étaient étrangement proches.
Elia ouvrit la porte non sans une certaine appréhension. Un paysage se dessina devant-elle, s’était un jardin, remplis de fleurs, surplombant une plaine verdoyante. Au milieu de cette rivière de fleurs, avait été installé une table et des chaises. Elia se souvenait maintenant, il s’agissait du jardin de la maison hospitalisée de sa mère. D’ailleurs sur l’une des chaises, ce trouvait celle-ci. Une jeune femme légèrement boitant apparue à ses cotés. Aucune parole ne fut prononcée. La suite de cette scène, qui ne lui était pas montré, avait été particulièrement douloureuse pour la jeune femme. En effet, sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer, l’avait complètement oublié. Un an plus tard, elle s’endormait sereinement, enfin c’était ce que se disait Elia.
La jeune femme ne put retenir ses larmes et tomba à genoux dans se couloir, qui désormais l’oppressait, l’étouffait, la faisait souffrir. Elia savait parfaitement pourquoi elle était là mais elle ne voulait pas l’admettre. Comment aurait-elle pu l’admettre ? Cela faisait trop mal.
La porte huit, la dernière, l’attendait, ouverte, mais ce ne fut que quelques minutes après qu’Elia se releva et la franchit.
Des bruits de sirènes de pompiers retentirent alors dans la pièce. Le bruit
Page précédente
Vous lisez :

Les portes de mes souvenirs

page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO