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Cap de Naze

Une raie sableuse luit violemment et frissonne
Paresseuse au flanc du vieux sphinx étêté
Mage erratique et roux qui plonge bras nus et griffes
Au cœur du flot tendu des sardines et des thons

La vie aveugle chuchote et palpite

Mille milans noirs scalpent moqueurs le vide
En larges disques évanescents
Calligraphie fugace énigmatique
Qu’un blond soleil calcine éblouissant

La vie aveugle chuchote et palpite

image
Érechthéion

A Diam Niadio sur la route du sud
Un harmattan boudeur tourmente
Sur un plateau poudreux desséché
Une bande de baobabs

Colonnes obèses et grises d’étain lisse et luisant
Troncs musculeux jupitériens ardents toniques turgescents
Ondes de chair qui rebondissent avec lenteur et refluent
En muscles lourds inattendus
Saillies de coudes jetés en l’air
Frondaisons ivres de mains tournées
Qui tendent altières l’attique magique

Triomphent obscures les cariatides brunes !

Mamans nègres assises à même le sol terreux
Corps patients aux poitrines mures
Sous le soleil mécanique
Corps caverneux refuges ultimes
Tombeaux des griots reniés
Royaume improbable des djinns
Maléfiques

Triomphent obscures les cariatides brunes !
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