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Nouvelle n°2

-Chambre de l'artiste-

Note de l'auteur : Bwah les gens, voici la deuxième nouvelle de l'asile 505 ; plus sanglante mais plus courte.

Chapitre1


Seul dans une pièce où mélancolie, peur et souffrance s'allient, n'est-ce pas de la torture ? Privé de parole, la plainte est inaccessible. Dans ce cas là, il ne reste qu'une solution : faire parler les murs. Écrire grâce à l'unique colorant en notre possession, le sang. D'un rapide geste, la main s'écorche contre l'un des coins du lit. Oui, c'est de la mutilation, pourtant ce n'est pas douloureux ; le mal est déjà occupé à l'intérieur du corps, il ronge l'âme. Cela pousse l'enveloppe charnelle à déverser son contenu sur les frontières la séparant du monde réel. Le bras fait de rapides vas et viens, tel un pinceau préparant sa toile. L'œuvre se construit petit à petit, l'on commence à voir apparaître des traits, des formes, des lettres puis enfin des mots.

L'artiste est concentré sur son tableau, il faut qu'il le finisse avant la tombée du jour. Encore quelques dessins et il aura terminé. Son chef d'oeuvre commence enfin à prendre forme, la fin est proche... Mais il manque quelque chose. Son tableau n'est pas assez vivant, il doit lui donner la touche finale. Un membre, oui, une partie de lui ! La dernière touche n'est autre que sa propre signature. Un sacrifice pour cela est nécessaire, de quoi n'a-t-il plus besoin ? Un doigt ? Non, il ne pourrait plus peindre. Un orteil ? Une oreille ? Non, cela ne lui convient pas, ce n'est pas adapté à son thème. Un œil, membre vital du peintre ordinaire, pourquoi pas. Il fait noir, la vue lui est inutile. L'artiste s'exprime grâce à sa douleur, Ses yeux ne lui sont pas nécessaires.

L'index et le pouce viennent s'enfoncer sous la paupière, tentant d'attraper la cornée. C'est chaud et ça glisse,
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Asile 505 #2 Chambre de l'Artiste

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Nicolas SORANZO