Présentation du livre

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Le jour de la pré-rentré étudiante en mi-septembre, l'amphi était bondé de monde qui écoutait. Notant sur un bloc ou tapant sur leurs ordinateurs, la présentation des cours de l'année, donnée par la voix monocorde d'un conférencier proche de la retraite.
Assise au fond de la salle à l'abri des regards, Lilith, dont l'attention avait baissé, été concentrée à faire tourner son stylo. Non pas dans ses mains, mais en le faisant tenir debout et en essayant de le toucher le moins possible. Il semblait que seule sa pensée le faisait tourner. En fait c'était cela, la jeune femme avait quelques dons de télékinésie, magnétisme et d'autres choses dans l'art ésotérique, sans vraiment savoir d'où ils venaient. Elle n'avait pas toujours eut ce genre de don. Ils s'étaient déclenchés lors de ses vacances d'été quand, elle avait 14 ans. Elle était sorti le matin pour faire une balade en vélo dans la campagne et c'était retrouvée le soir allongée par terre, le corps endolorie comme si elle avait fait une chute de plusieurs mètres et une plaie sur les épaules, peu profonde ressemblant à un "S" était visible sur son omoplate gauche. Avec un black out total de ce qui c'était passé la troublant et l'effrayant en même temps.Malgré l'absence de souvenir,elle avait senti que quelque chose de terrible lui était arrivée, quelque chose qui aurait pu lui couter plus que les courbatures qu'elle avait au moment où elle avait repris connaissance.


Ses parents travaillant toute la journée, ne s'étaient pas aperçu de son absence durant la journée, part une sorte d'instinct, elle ne s'était pas plainte et n'avait parlé de rien devant eux. Mais de ce jour là, elle remarqua qu'elle avait des fourmillements dans les mains, un peu comme des décharges électriques et c'était mise à faire involontairement, des choses proches de la sorcellerie (ou de l'idée qu'elle c'était toujours faite de la sorcellerie). Ses nouveaux dons, l'avaient d'ailleurs obligé à apprendre la maîtrise d'elle même, de façon plus rapide que n'importe quel autre adolescent, afin de les cacher pour ne pas paraître trop différente des autres. Elle qui, était d'avance "l'exclu de la classe" par son refus de ce plier à la "pression de groupe" tel que se maquiller, avoir la coiffure à la mode ou "s'habiller en fille" alors qu'elle ne voyait aucune utilité à faire tout cela.
Aujourd'hui pourtant, elle n'avait aucun soucis avec ce genre de marque de féminité, mais elle le faisait avant tout pour elle et non pour plaire aux autres. D'une manière général, avec ou sans ses dons, Lilith n'aimait pas qu'on lui dicte sa conduite et n'en faisait qu'a sa tête, appliquant la doctrine "fait ce qu'il te plait, du moment que ça ne fait de mal à personne".
- Vous pouvez noter le code de votre Espace Numérique de Travail avant de sortir, nous-y mettrons vos groupes et votre emploie du temps dans le courant de la semaine prochaine. Je vous conseille, de consulter régulièrement le site internet dés Lundi.
Le chahut provoqué par cette phrase, sortit Lilith de son expérience, comme la plupart des étudiants, elle avait déjà notée le code, affiché dés le début sur la page d'accueil du diaporama de présentation. Elle rangea donc son stylo et son bloc note dans son sac pour sortir de l'amphithéâtre.

Il était 11H30, elle avait un petit creux et ne connaissait encore personne pour manger au restaurant universitaire. Elle décida de s'acheter quelque chose dans le distributeur, en attendant de rentrer dans son studio.
- Non pas celui là, il est en panne, fit la voix d'une jeune fille aux traits asiatiques qui se servait dans le distributeur a coté.
En effet, le petit écrito indiquait "Hors Service".
- Merci, répondit Lilith, j'ai pris un bon petit déjeuné ce matin, mais là, ça commence à faire long.
- Oui, c'est pareil et je ne connais pas assez la fac pour savoir où manger, je grignote là et après je repars manger chez mes parents.
- Ah, tu es originaire de Lille, moi j'ai aménagé depuis hier seulement et j'ai fais quelques courses, mais faut que je me mette à la cuisine.
- En effet, tu ne vas pas encore manger tout de suite. Au faite, je m'appelle Caroline et toi ??
- Moi c'est Lilith.
- C'est originale comme prénom, facile à retenir, c'est de qu'elle origine si ce n'est pas indiscret ?
- J'ai l'habitude qu'on me le demande, ma mère m'a dit que c'était un vieux prénom de Mésopotamie, sinon ma famille est originaire d'Espagne. Et la tienne ?
- Je suis mi Japonaise, mi Française. Répondit Caroline. Ma mère était venu faire des études en France et elle est tombée amoureuse de mon père.
- "On sait quand on part, mais on ne sait pas quand on revient", c'est la phrase que mon père m'a sorti quand j'ai étais acceptée à Lille. Ils ont du mal à me laisser partir.
- Tu viens de loin ?
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Récit d'une Lilith contemporaine.

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Nicolas SORANZO