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Les Génésis

I Je suis une Génésis !

La douce brise du printemps embauma mon visage et ébouriffa ma chevelure noire. Le soleil, quant à lui, laissa de multiples rayons passer par la fenêtre entrouverte pour venir se poser sur mon visage. Prise dans mes pensées je laissais des larmes s'échapper de façon à vider mon corps de tous ces tracas. Savez-vous ce qu'il a de pire que la mort . C'est d'être transparent. Jusqu'à hier j'ignorais s'ils le faisaient exprès. Ils m'ignoraient puis se souvenaient de moi mais non, j'ai bien compris le mois dernier qu'ils ne plaisantaient pas. Revenons en arrière....

Après avoir fêté mon anniversaire- le 6 février- je me suis affalée sur le canapé avec mon appareil photo à la main. Marie, ma sœur me l'avait offert pour mes dix-huit ans. J'apprenais à le manier lorsque j'entendis des pas dans le hall d'entrée. Ma mère et Marie venaient tout juste de rentrer. Elles entamèrent une discussion quelque peu étrange. Je les écoutais en m'asseyant et en me penchant sur l’accoudoir pour pouvoir les voir.

- Tu penses qu'elle s'est amusé . Elle n'avait pas l'air tout à fait là, elle semblait étrange. Lança Marie sur un ton quelque peu inquiet.


Je supposais par sa question qu'elles parlaient de moi et qu'elles ignoraient totalement ma présence. J'étais offusquée par ce qu'elle venait de dire ! Non je n'étais pas étrange et je me suis très bien amusée ! Pour qui elles me prenaient. C'est vrai qu'il m'arrivait
parfois d'être dans les vapes mais jamais je ne me serais plein après autant d'effort de sa part !

- Oui c'est vrai, mais je suis sûre qu'elle t'en est reconnaissante. Répondit ma mère en rangeant à leur place les courses qu'elle venait de faire.

- Enfin une vraie parole avais-je pensé. Je me levais, m'approchais de la cuisine et m'appuyais dans l'encadrement de la porte pour qu'elles voient enfin ma présence. Mais...rien. J'avais l'impression qu'elles m'évitaient sans m'éviter : comment expliquer ça ? Elles m'évitaient mais paraissaient ne pas me voir vraiment, comme si elles ne jouaient pas la comédie.

- Ce n'est pas drôle, c'est mon anniversaire peut-être mais me faire ce genre de farce est totalement puéril ! Grondais-je


Pendant environ deux minutes j'avais insisté pour qu'elles daignent me parler mais ce fut en vain. Finalement agacée, je m’avançais vers le canapé mais la porte s'ouvrit et papa fit son entré. Je m'apprêtais, alors, à lui faire câlin lorsqu'il continua sa marche comme si je n'existais pas et à ma stupéfaction il venait de...je n'y croyais pas ! Il venait de passer au travers de mon corps ! Yeux exorbités, j'avais regardé mon corps. J'avais ressenti une sensation de mal être, comme lorsque l'on vous arrache un morceau de chair comme si j'avais déjà ressenti cela- mais, la sensation était bien plus forte. C'était presque indescriptible. Mes larmes s'étaient mises à couler sans mon consentement car dans l'état où j'étais je me fichais de pleurer ou pas, j'étais juste choquée. Je tombais à même le sol, incapable de me relever ou même d'être relevé.

Depuis ce jour là, je compris que je n'existais plus.
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