Présentation du livre

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NOVIS DREAM
Episode 1
-Jamais de la vie, maman ! se révolta Newt, son fils ainé. –Bien sûr que si, mon garçon. Tu vas garder ta sœur jusqu’à que je revienne demain soir. –Mais Aretha est une vraie calamité ! Je n’en peux plus d’elle ! La petite sœur fit un grand sourire devant sa mère mais continua à larguer Newt quand celle-ci avait le dos tourné. Stupide peste ! Avec ses deux nattes rousses et ses lunettes de travers, il n’y avait vraiment pas de quoi frimer. Mais Newt ne pouvait pas la critiquer parce que de son côté : il était maigre comme une aiguille, il ne faisait pas du tout ses seize ans et concernant la musculature…les aiguilles étaient en train de le rattraper. Bref, tout à redire. –Tu sais bien que si je pouvais faire autrement….Bon, assez discuté. J’ai un peu d’argent, va donc m’acheter trois baguettes. Voulant échapper à sa petite famille, Newt prit les quelques pièces et sortit de la maison en marmonnant des insultes en arabe.
Perdu dans les rues, il ne trouva pas tout de suite la boulangerie. Comment cela se faisait-il ? Il habitait le quartier depuis trois ans et il ne lui était toujours pas familier. Il tourna à l’intersection d’une rue et se retrouva devant une impasse. Soufflant, il se retourna, prêt à recevoir le soleil accablant sur ses yeux bruns. Sauf que trois ombres imposantes barraient le retour dans le boulevard. Newt distingua un petit maigre au menton rasé habillé en noir, un costaud cagoulé et le troisième…LE TROISIEME !! Il tenait un drôle de couteau argent. UN COUTEAU ? Si Newt ne se tirait pas rapidement de là, il était fichu. Ce n’étaient pas ses talents de lutteur qui allaient le sauver. Comment s’enfuir de là ? Et pourquoi était-il passé par ce chemin ? Ce dont il était sûr en tout cas, c’était que ces voyous ne voulaient pas le laisser repartir vivant de cette rue…
Terrifié, il regarda autour de lui mais rien ne pouvait l’aider. Il y avait juste une poubelle éventrée qui gisait sur le sol. Rien à faire. Il était cerné. Les trois bandits commençaient à avancer sur lui, riant de l’état de leur proie. Ils étaient à moins de cinq mètres de lui. Quatre, trois, deux… Dans un dernier espoir, Newt balança la poubelle en plein sur ses ennemis. Choqués, ils prirent trois secondes pour enlever les déchets sur leurs épaules. Le maigrichon en profita pour s’enfuir. Mais malheureusement, ces trois secondes ne furent pas suffisantes car deux mètres plus tard, Newt ressentit une vive douleur sur l’épaule droite, un éclair argenté se planta dans le mur plus loin. Accablé de douleur, il jeta un œil à son épaule. Le couteau lancé par le malfrat lui avait entaillé profondément l’épaule. Son sang commençait à couler. Il tomba à genoux. Curieusement, les trois cambrioleurs s’enfuirent, laissant leur arme plantée sur le mur. Le jeune garçon commença à pleurer. Il avait si mal….et personne n’était au courant de sa disparition. Même avec toute la volonté du monde, il n’arriverait pas à se relever. Son épaule lui faisait vraiment souffrir. Newt n’avait jamais eu aussi peur de toute sa vie. Il avait mené une existence assez protégée jusqu’à ce jour-là. Jamais il n’aurait imaginé que sa vie se finirait parce qu’on l’avait poignardé dans un cul-de-sac.
Newt resta assis longtemps. Le soleil allait se coucher sur la ville de Halek. Quand enfin, il trouva la force de se lever, son regard se posa sur le couteau, toujours intact. Loin d’être amateur d’une telle arme, il se pencha pour l’examiner. C’était une longue lame argentée, avec un manche enrubanné noir où cinq lettres étaient gravées en rouge : NOVIS. Novis ? Quel était cet étrange mot ? Il n’en avait jamais entendu parler. Emporté par un désir hypnotisant, Newt ramassa l’arme et la glissa dans sa poche. Rentré chez lui, il ignora les questions de sa mère et se jeta sur son lit. Fatigué de cette journée mouvementée, Newt s’endormit presque aussitôt. Le sommeil lui vint facilement, sans qu’il sache pourquoi. Il se dit qu’il devait peut-être faire ses devoirs ou enlever ses chaussures mais il était tellement à l’aise sous ses couvertures qu’il s’enfonça rapidement dans le sommeil.
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Nicolas SORANZO