Présentation du livre

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D'un souffle vif et effrayé, le vent propulse les gouttes fraîches et turbulentes contre le mur de droite, puis celui de gauche, provoquant ainsi la colère d'une lumière aveuglante à demi cachée par un épais brouillard. Le cri du tonnerre résonne et prévient les autres du danger arrivant. La pluie entasse chacune de ses perles sur le sol, les faisant fusionner en une seule et unique flaque destinée à repousser l'assaillant. Un vacarme dépassant le raffut du temps résonne alors à travers les petites ruelles de la ville. Les rafales se font plus denses et les éclairs se multiplient dans l'espoir de frapper le coupable de ce chaos.

Au loin, une ombre semble, elle aussi, essayer de fuir la menace ayant l'air de la poursuivre. Sa respiration s'allie avec la mélodie du vent, donnant un rythme angoissant à l’atmosphère installée. Cette même ombre grossit de plus en plus, jusqu'à aller cacher l'immense lueur blanchâtre de la pleine lune. Cependant, de petits éclats rouges et bleus clignotent derrière elle, remplaçant la faible luminosité apparue. Une sirène résonnant à travers la ville fait maintenant concurrence au son de l'orage.

Deux pieds chaussés de vieilles baskets noires avancent l'un après l'autre, dans la pénombre de la ruelle, d'une allure irrégulière. Un pas s'écrase alors dans le piège aqueux, faisant retomber quelques gouttes sur le sol. Le mouvement
n'étant pas terminé, la chaussure glisse sur la flaque d'eau et fait renverser le corps entier. Deux chocs résonnent chacun leur tour. D'abord celui d'un humain, puis d'un objet métallique. Un orage éclate, se reflétant sur le liquide incolore prenant une couleur rougeâtre. Durant les quelques instants de luminosité, on peut apercevoir distinctement un pistolet posé près d'une main ensanglantée.

-Eh bien eh bien !

Un rire machiavélique emplit la petite rue d'une aura de folie. Les gouttes arrêtent subitement de tomber, l'orage d'éclater, la sirène de sonner. Le temps a l'air de s'être arrêté. Un vieux lampadaire, autrefois cassé, se remet tout à coup à fonctionner. Il éclaire particulièrement une forme à demi-mourante, étalée sur le sol humide et boueux. Une paire de talons noirs coupe le silence installé. La voix reprend son discours d'une tonalité plus forte.

-Il me semble... Que tu as échoué.

La main, à l'aspect inerte, se met alors à rassembler une panoplie de doigts à l'intérieur de sa paume. Un instant de silence passe avant que le corps ne se mette à trembler. Un rire empli à la fois de sarcasme et de désespoir retentit. En un seul mouvement, le pistolet se retrouve pointé en direction d'une personne complètement couverte de noir.

-Non... non... ce n'est pas fini...

Un sourire se forme au milieu
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De la chair au sang

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Nicolas SORANZO