Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

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Une grande envie nous prend, cette envie se déchaine et les pages blanches noircissent. Une pile, deux piles, trois piles quand cela va cesser ? Combien encore nous allons devoir en utiliser avant de calmer cet ouragan ? Nous voyons des mots. Ces mots flottent dans les airs, puis ils se posent délicatement sur nos feuilles. Cela crée des phrases, celles qui racontent ce que nous voulons dire, nos histoires. Tellement de choix, trop de choix, nos têtes explosent.

De l’encre coule au sol créant une mare noire, emmenant l’écrivain dans les profondeurs de l’écriture. Cet univers aussi grand de notre monde. Plus on pénètre dans ce monde plus on y prend goût. Plus on est dedans, plus on voit des personnes. Ces personnes sont comme nous, dans une envie de faire une chose, éclairer ce monde, imaginer des histoires. Les partager aux autres, illuminer le monde dans lequel nous sommes. Certains sont plus illuminés que d’autres. Coincé dans cet univers tant que l’aventure n’est pas finie. En haut un trou, ça ressemble à une éclipse. Toutes les personnes dans ce monde de l’imaginaire veulent réussir à finir leur échelle. L’assemblage de ce moyen de sortie doit être fait minutieusement.

Après il faut entrer dans ce trou et nous voilà debout dans la pièce où l’envie d’écrire nous avait pris. Les nombreuses pages nous noient pour qu’on les lises. Elles ne sont pas toutes belle. Elles veulent que nous les habillions puis qu’on corrige chaque imperfection. L’aiguille en a fait des tours, pourtant cette fièvre n’est pas finie. Elle est à moitié guérie.

C’est terminé ! Plus qu’une dernière lecture et voilà que certaines sont assez laides. C’est pourquoi nous les tuons et nous créons d’autres pages. De nouvelles feuilles avec du sang sur leurs visages, de nouvelles améliorations, de nouvelles imperfections qui disparaissent. Espérons que c’est fini. Tant de personnes ont déjà abandonné, pas nous. Il ne faut pas plonger notre univers dans un sombre monde sinon on ne le retrouvera plus, il sera perdu.
On les présente à des personnes qu’on aime bien, puis on attend qu’ils nous disent ce qu’ils pensent de tout ce qu’on a fait pendant longtemps. Quelques monstres dévorent nos feuilles, d’autres s’en moquent. Les personnes aux étoiles dans les yeux sont attentives à chaque détail. Leurs yeux de perles voient ce que nous n’avons pas vu. Ils peuvent nous aider ou faire l’inverse avec leurs conseils. De nouvelles modifications se font. Le lapin peut toujours courir, il ne veut pas être en retard. Nous prenons notre temps, sinon la beauté ne l’est plus.

Fini ! Toutes les pages sont belles ! On est prêt à les montrer à tout le monde. On les lance dans la mer en attendant les poissons. On se fait prendre par le bonheur quand ils viennent. Ensuite on attend qu'ils aient gouté à tout ce l'on a fait. Ils ont aimé, le monde adore. La joie d’avoir fini, la joie d’avoir réussi à aller au bout. L’ouragan, la fièvre est fini.

Pour moi, je suis toujours dans le monde où cette mare m'a emmené, certains sont sortis, d'autres sont comme moi. Construire l'échelle prend du temps. De toute façon le temps passe si vite quand on la bâti. Bon courage à tous ceux dans la mare, bien joué pour ceux qui en sont sorti. Je ne sais pas pour vous, mais ma fièvre n'est toujours pas finie ce n'est que le commencement, mon ouragan n'a pas fini de vous emporter. Espérons juste que vous n'allez pas résister, le souffle doit être assez doux. Mon ouragan m'en a fait voir des choses et je veux que vous les observiez. Mais avant, il faut que je les sculpte, l'aiguille va tourner.
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Une noyade

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Nicolas SORANZO