Présentation du livre

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Un jour, alors que je poursuivais mon extraordinaire odyssée à travers le monde, ma quête à la recherche de la connaissance me conduisit jusqu'à un paisible village isolé entre les plus hautes montagnes d'une très lointaine contrée.

A mon arrivée, telle ne fut pas ma surprise de constater que ce dernier n'était peuplé que par des ânes. Ceux-ci avaient la particularité de pouvoir parler, de se tenir debout et de marcher sur leurs deux pattes arrières.
Les animaux se ressemblaient tous, ou presque. Ils portaient une sorte de modeste robe de bure, ce qui me rendait impossible au premier abord de pouvoir les distinguer les uns des autres.
Leur pelage gris, qui masquait une maigreur certaine, se confondait à la couleur des nuages qui dominaient leurs chaumières. Leurs dents se montraient plus blanches que la neige éternelle des cimes avoisinantes et leurs sabots, tous aussi forts et robustes que du roc.

Immédiatement, je fus frappé par leurs rudes conditions de vie. Le froid et la neige qui recouvrait le sol gelé semblaient pétrifier toute forme de vie. De même, un éternel vent tempétueux s'engouffrait dans les masures dont certains toits manquaient de tomber. Malgré cela, une chaleur innommable préservait les lieux de la mort.
Cette chaleur, venait des habitants de ce village. Tous, sans exceptions, me proposèrent gracieusement l'hospitalité. Je ne pus contenter l'ensemble de leur générosité spontanée ; celle-ci dépassant largement toutes mes espérances et croyances.
Comment des êtres autant naturellement exposés à la dureté des éléments parvenaient-ils à vivre aussi modestement ? Comment pouvaient-ils accepter leur dur quotidien sans rechigner et se révéler être aussi bienveillants les uns envers les autres ? Était-ce la foi ? Était-ce cela l'amour universel ?

Quoi qu'il en soit, ils firent montre à mon égard d'une attention ainsi que d'une gentillesse exceptionnelles pour des animaux. Quoi de plus appréciable pour l'humble homme que j'étais, que de pouvoir, en la circonstance, apprécier la chaleur d'un crépitant feu de cheminée, de goûter à la douceur d'une appétissante soupe chaude ainsi que d'un bon lit douillet de plumes de poulet.
Nul doute, je venais de rencontrer de véritables compagnons dont la plus grande des richesses, qui ne leur manquait nullement mais ne s'affichait pas, était la sage parole.

Dans le village, chacun y avait sa place. Chacun y avait un rôle social bien défini et veillait à l'occuper dans la plus grande des labeurs.
Inutile de préciser que si dans ces lieux on ne marchait pas sur les sabots de son voisin, l'on ne se laissait pas non plus marcher sur les sabots par ceux des autres. Fort heureusement, chacun vivait en paix avec son prochain. Et c'était bien là l'essentiel. Ils ne connaissaient pas la guerre. De toute façon, ils n'avaient rien à défendre.
Leur langage ainsi que leurs coutumes suffisamment évoluées me paraissaient simples mais honnêtes et bien intentionnés.
Les mâles travaillaient et géraient les affaires de famille. Les femelles, quant à elles, s'occupaient des cuisines puis mettaient bas tandis que la ventrée allait à l'école. Tous se trouvaient affairés et sans relâche à la tâche quelque soit le moment de la journée voire de la nuit.

Puis, on me montra l'église. Ils en étaient fiers et ils pouvaient l'être. La bâtisse ne pouvait être que très belle pour celui qui s'y reconnaissait. Enneigé et surmonté d'une grande croix, son clocher s'érigeait insolemment dans ciel, aussi haut que dix toitures de paille superposées.
Je découvris alors l'école du village que l'on se plut à me faire découvrir juste à côté, accolée entre la bibliothèque et la taverne. On m'affirma que l'enseignement y était sérieux et soutenu. Cela me ravit et me rassura de constater l'universalité du souci de la transmission du savoir.
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Nicolas SORANZO