Présentation du livre

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AUTEUR: Céleste HEBENA, 14ans
Nouvelle : Une nuit de frayeur

Elle était là, le regard immobile, la queue tendue, les poils hérissés, les pattes hachant le bois, la mâchoire aiguisée et le museau reniflant avec fureur la sueur qui longeait mon corps. J'étais immobile, apeuré, et ne sachant que faire... La bête ne me quittait pas des yeux. Elle tentait de briser une bonne fois pour toute la cage en bois qui me servait de refuge. Victor, caché, et n'ayant plus qu'une seule jambe se débattait à tout prix pour survivre malgré l'hémorragie. Talya, elle abattue par cette course interminable grimpa sur un arbre et s'y réfugia un moment. En me disant que c'était la fin, je vis voltiger sur les branches, cherchant à attirer l'attention de cette créature en me laissant ainsi une chance de m'enfuir, talya. Cela m'étonnait d'autant plus qu'elle n'était pas très bonne acrobate. Dès que je pus, habité par une force surhumaine, je grimpai sur un arbre voisin près à céder malheureusement. J'avais une chance de survivre me disais-je jusqu'à ce que je perde l'équilibre et tombe sur le dos de la bête. J'avais une chance de survivre me disais-je jusqu'à ce que je perde l'équilibre et tombe sur le dos de la bête. C'était là un acte géant et imprévisible. Je soupirai enfin et m'allongeai sur la terre humide de l'Azoumala. L'Azoumala était une forêt très large, étendue sur à peu près 300 Km carré. Le voyage au cœur de cette forêt très dense était la décision la plus insensée de ma vie me suis-je dit avant de m'endormir...
Courez ! Courez ! Était le bruit qui retentit à mes oreilles à mon réveil. Des aigles gigantesques à queues de lion volaient sur nos têtes. Je vis Victor, étalé sur le sol, le sang gisant de partout et mourant à petit feu quand soudain une de ces féroces créatures le dévora tout cru. Je ne pus m'empêcher de verser une larme. Talya fut emportée par cet animal bizarre et transporté dans les airs.


Je me retrouvai à présent seul dans un endroit fort peu courtois. Je me jetai au sol et jurant de venger mes amis, me releva tout de suite après essayant de suivre les traces de ses bêtes voltigeuses. Les arbres et baobab très haut m’empêchaient d’avoir une vue du ciel. Une forte pluie s’abattit sur la forêt et donna la vie à des plantes qui devînt à ma grande surprise, carnivores.Ces plantes qui semblaient être douces et calmes se transformèrent ensuite en monstres carnivores assoiffés de chair humaine. Mon cœur battait, mon estomac était noué, mes yeux écarquillés, mes muscles tendus et mes dents bien serrés. Par instinct de survie sûrement, j’allumai un briquet qui réduisait comme par magie en cendre tout ce qui m’approchait. Ouf ! il en était fallut de peu pour être réduit en bouillie. Je continuais ma marche, pensif, le regard vide et avec une faim de loup… des points d’interrogations envahissaient à foison mon esprit. J’étais éreinté, affamé, assoiffé, et déboussolé. Je ne pouvais que compter sur moi uniquement.

Près à lâcher prise, un espoir apparu. Je vis une grotte éclairée par des lampes de toutes les couleurs. Mais que pouvait-il bien s’y passer ? J’avançai à pas de loup quand un homme masqué me lia pieds et jambes, me recouvra de poudre rouge et m’emmena vers un groupement de gens satisfaits apparemment… une colonie autochtone peut-être. Une fillette au regard apeurée, au visage rond, aux mains moites, et au teint marron était près de moi et chuchotait des paroles dont je ne connaissais la signification.



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Nuit de frayeur

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