Présentation du livre

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Je sentais sur les parois de ma peau une chaleur qui me réveillait de plus en plus. J'étais allongé sur un nuage qui descendait peu à peu. En me relevant, j'ouvris malheureusement mes yeux. Tout mon écran de vision était inactif. Je ne voyais rien. Une lumière brûlant mes pupilles m'éblouissait. Puis, ma vision commençait à s'habituer à la lumière. Elle venait d'un soleil à en croire la forme ronde qu'il avait. Ce n'était pas un soleil qui faisait qu'éclairer, il faisait un bruit résonnant dans tous les lieux imaginables. TIC TAC. Étrange bruit venant d'un soleil. TIC TAC. En regardant bien, on pouvait voir des aiguilles tournant dans le sens des aiguilles d'une montre. Exactement, le soleil était en réalité une horloge qui flottait dans le ciel. Il était huit heures et enfin mes yeux me permettaient de voir le reste du paysage. Il n'y avait pas grand-chose. Juste une mer qui dévalait jusqu'à l'horizon accompagné d'une petite île dont le sol n'avait laissé qu'une brindille. En effet, le paysage que je pouvais voir pendant la descente de mon nuage était juste une ile perdue au beau milieu de l’océan et une horloge faisant le rôle d’un soleil. Il me semblait voir une mer sans eau. Je n’en croyais pas mes yeux mais il y avait une mer sans eau. Les lettres remplaçaient l’eau, c’était une mer de lettres. On pouvait distinguer des P, des E, des R, des D et des U. Perdu. Je l’étais. D’un coup, des lettres se sont assemblés et grâce à cela, je pouvais observer des poissons. Pas de poissons en vie, pas ceux qui se servent de nageoires afin de nager, mais bien le mot poisson qui nageait en plusieurs exemplaires dans la mer. Certains mots assemblés par les lettres sortirent de l’eau et volèrent. On lisait « oiseau ». Quel monde ! Quel étrange paysage !
Des nuages commençaient à se rapprocher. Eux ressemblaient à des nuages et non au mot « nuage ». Dès lors qu’ils étaient rassemblés, il plut et la mer produisit des vagues. Les lettres formant le mot oiseau chutèrent sur l’île déserte. Les vagues emmenaient des A et des H sur la même île à plusieurs reprises. Cette démarche avait été faite tellement de fois qu’une pile de lettres couvrait l’unique brindille de l’île. Il était onze heures d’après l’horloge tandis que la pile se compressait de plus en plus. Les lettres s’emboitèrent un à un et une tour remplaçait la pile. Pas le mot « tour » mais une tour bien réelle. Non, la pile était remplacée par un phare émettant de la lumière sous cette atroce pluie. Une lumière qui venait de détruire l’horloge. Une pluie qui venait de détruire mon nuage. Je chutai.
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Le paysage

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Nicolas SORANZO