Présentation du livre

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C’était une nuit sans étoiles, qui aurait pu paraitre comme n’importe quelle autre nuit, mais celle-ci était différente. Le ciel était dégagé et seuls les rayons de la lune dansaient sur les arbres qui entouraient la grande place, projetant leurs ombres mystérieuses sur les habitations alentour. Au milieu de cette dernière se trouvait un garçon aux cheveux mi-longs noir de jais. Il portait une longe toge noire avec capuche ainsi qu’un pantalon de travail et des tongs à l’ancienne. Le jeune homme, alors âgé de 17 ans, s’appelait Naomar, mais tout le monde l’appelait Nao, et ça ne lui déplaisait pas le moins du monde bien au contraire. Cependant, il s’en souciait peu en ce moment, son attention était ailleurs.
Dans la pénombre, il était difficile de discerner quoi que se soi, mais Nao avait ressentit d’imperceptibles mouvements. Quelque chose se déplaçait près de lui. Pourtant, il ne voyait rien.
L’adolescent scruta la place encore quelques instants. Sans rien voir venir, une gigantesque ombre se jeta sur lui, le faisant tomber à terre. Nao se dégagea tant bien que mal, se releva et se mit à courir aussi vite qu’il le put. Il se dirigea vers une rue adjacente à la place, mais son adversaire s’était déjà relevé et était déjà à a poursuite. Comme Naomar avait une bonne longueur d’avance, il se permit une pause croyant être tiré d’affaire. Mais, l’ombre se déplaçant extrêmement vite, possédant une rapidité et une agilité hors-norme, se jeta sur l’adolescent qui tomba à la renverse. Celui-ci voulut se relever, mais son adversaire le contraignit à se retourner. C’est alors que Nao vit le visage de l’ombre, un visage hideux, repoussant, que l’adolescent ne put entrevoir que quelques instants, n’avait rien d’humain, ainsi que le reste du corps de son ravisseur, l’emplit d’une peur irréelle. Deux énormes et puissantes mains jaillirent de sous son manteau, serrèrent le cou du jeune homme qui, sous l’effroi et la peur, n’arrivait pas à les enlever.
L’ombre était trop forte, une aura malsaine et puissante émanait d’elle, ainsi qu’une odeur de charognes pourries. Naomar croyait que sa fin était arrivée. Tous les moments heureux qu’il avait vécus lui revinrent en mémoire, et dans tout ce désordre de pensées, il n’arrivait plus à se concentrer pour ralentir la lente, mais certaine, progression des deux monstrueuses mains. Sentant sa vue se brouiller, Nao se mit à hurler.

Naomar se réveilla dans son lit, trempé de sueur. Il voulut se redresser, mais la tête lui tourna. Il dut alors se recoucher. Quelques minutes après, Nao put enfin se redresser, mais cette fois-ci, il le fit en douceur. Il s’assit alors confortablement pour réfléchir.
« Encore un rêve ! Et toujours avec cette ombre… »
Un frisson parcourut l’adolescent. Le simple fait de repenser à cette ombre lui faisait peur. Surtout que, cette fois, il avait vu son visage…
« Enfin ! » pensa-t-il, mais il regrettait déjà cette pensée… à peine avait-il pensé à son ravisseur qu’un autre frisson parcourra tout son corps. Pendant quelques instants, l’adolescent crut voir l’ombre roder autour de son lit. La terreur le prit et il se mit à hurler ! Hurler de toutes ses forces comme s’il voulait faire partir cette ombre, par la seule force de son cri !
C’est ce qui se passa. Nao en fut très surpris. Il ne pensait pas que son cri repousserait cette créature si terrifiante qui hantait ces nuits…
Le garçon se leva alors en douceur, préférant prendre 5 minutes pour s’assoir plutôt que de le faire en quelques secondes et d’attraper un mal de tête carabiné.
Enfin assis sur le bord de son lit, il put se lever et aller jusqu'à la fenêtre de sa chambre pour respirer un bon bol d’air pur.
Dehors, il faisait nuit noire, mais la lune laissait entrevoir un décor magnifique empli de magie. La brise effleurait les hautes herbes, les feuilles des arbres dansaient sous celle-ci. Les criquets chantaient leurs chants nuptiaux, envahissant l’air, telle une douce mélodie
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Le rêve

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Nicolas SORANZO