Présentation du livre

Note : aucune

5 commentaire(s)

Dans un petit quartier, des jeunes jouent au ballon dans un grand stade de football. Ils sont au nombre de six adolescents dont une fille qui pianote sur son téléphone portable. Sous cette chaleur étouffante, ils courent de long en large sur le stade. Ils portent tous des chasubles afin de les différencier. La fille, elle, est assise sur un banc, à l’ombre d’un grand arbre. Elle lève parfois la tête pour encourager les deux équipes.
Elle s’appelle Sophie et elle a vingt ans. C’est la sœur d’Alexandre, le gardien de l’équipe rouge. Elle rabat ses longs cheveux blonds platine en arrière et applaudit face à l’arrêt majestueux de son frère. Oui, il est excellent. Elle le dit tout le temps. Elle est très fière de son frère car elle veut qu’il réussisse une carrière dans le football. Sophie a cinq ans de plus qu’Alexandre donc elle le protège, le soutient et le conseille. Ils ont créé un lien fraternel si fort qu’il est quasiment indestructible. Elle s’épanouit en le voyant jouer aussi bien. Il est déterminé à devenir le meilleur gardien. Le frère et la sœur se soutiennent depuis plusieurs années après que leur père se soit mis à boire. Il a perdu son travail pour faute professionnelle.
Ainsi, il n'a pas le droit de toucher un centime des allocations chômage. La famille doit donc vivre avec qu’un seul salaire. Celui de leur mère, avocate donc elle gagne plutôt bien sa vie. Mais depuis l’exclusion de son mari, les disputes font partie de la routine familiale.
Donc, Sophie et Alexandre restent le plus longtemps ensemble, loin de la maison, dans ce stade avec de bons amis et vivent comme de vrais adolescents.

* * * * *

Plusieurs personnes sont regroupées autour d’un lit d’hôpital. Deux infirmières entrent dans la chambre et demandent gentiment à cette famille de quitter la pièce afin qu’elles puissent travailler. Elle sort de la pièce.
Les deux infirmières, vêtues de longues blouses blanches où plusieurs stylos dépassent d’une poche au niveau de la poitrine, s’affairent autour de ce lit. L’une note les résultats de la tension artérielle et la seconde s’occupe à injecter un sérum glucosé pour éviter une hypoglycémie. Ensuite, elle vérifie que l’intubation trachéale est bien mise en place et qu'elle n’a pas bougé. Elle regarde le jeune garçon allongé dans ce lit, enroulé dans les draps et lui sourit. Ce sourire, lui, il ne peut le voir. Plongé dans un coma traumatique depuis plusieurs jours, il ressent les stimuli douloureux comme par exemple des pincements faits intentionnellement par le médecin. Il peut aussi répondre par des petits grognements mais ses yeux sont toujours clos.
Le médecin avait rassuré la famille de cet adolescent en leur disant que le coma était en phase une et qu’il pouvait s’en sortir. Mais quand ? avait demandé la mère. C’était une question à laquelle il ne pouvait malheureusement pas répondre. Que personne ne pouvait prévoir à l’avance.
Deux jours de coma, le médecin avait réuni la famille pour leur annoncer une terrible nouvelle...

* * * * *

Les deux infirmières, vêtues de longues blouses blanches où plusieurs stylos dépassent d’une poche au niveau de la poitrine, s’affairent autour de ce lit. L’une note les résultats de la tension artérielle et la seconde s’occupe à injecter un sérum glucosé pour éviter une hypoglycémie. Ensuite, elle vérifie que l’intubation trachéale est bien mise en place et qu'elle n’a pas bougé. Elle regarde le jeune garçon allongé dans ce lit, enroulé dans les draps et lui sourit. Ce sourire, lui, il ne peut le voir. Plongé dans un coma traumatique depuis plusieurs jours, il ressent les stimuli douloureux comme par exemple des pincements faits intentionnellement par le médecin. Il peut aussi répondre par des petits grognements mais ses yeux sont toujours clos.
Page précédente
Vous lisez :

Jeu - une vie brisée

page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO