Présentation du livre

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Qui suis-je et qu'aime-je réellement?

Je n'ai jamais trop osé m'affirmer. Ni à m'imposer, à commander, à faire... à faire ce que les autres trouvent normal. Non. Moi, je trouve que ça ressemble à un outrage, ça ne me correspond pas. Vouloir imposer ses choix, un manque de respect? Non, seulement, je n'y arrive pas, je suis impuissante face à cette timidité persistante. Et écrire est le seul monde qui me permet d'imposer mes choix. Mes personnages ne sont jamais timides, ils ne manquent pas de culot, de cran. C'est ainsi que je m'idéalise. Une fille qui ne serait plus timide au point d'en être malade. Une fille que l'on ne prend pas pour un distributeur de feuilles. Non, je me voyais comme quelqu'un de... Génial! Quelqu'un que l'on qualifierait de populaire au collège, au lycée ou à la fac. Quelqu'un qui ne ferait pas attention à la petite coincée Bobo qui se met au fond de peur de déranger.
Écrire, c'est ma vie. J'ai toujours voulu devenir écrivain. Inventer des histoires avec des personnages au caractère bizarre, ou franc.
Oui mais -car il y a toujours des mais quelque part-, même si je prends beaucoup de plaisir à écrire sur un clavier ou avec un stylo, ON n'arrête pas de me rabâcher qu'écrire n'est qu'un loisir, qu'on ne pourra jamais vivre de cela.
Et pourtant. Comme j'envie les grands auteurs à succès. Stephen King, Stephenie Meyers, Marc Levy...
Je suis une excellente lectrice, aussi. Peut-être que quelque part, c'est voir ces mots alignés les uns après les autres sur du papier... Peut-être que c'est ça qui m'a donné envie de faire comme les grands. Alors pourquoi je traîne avec ce projet depuis la primaire? Pourquoi à chaque rentrée quand on me demande ce que je veux faire plus tard, je répond "Écrivain"?
Je ne le sais pas et je vois ça comme une sorte de honte. J'ai honte qu'on me dise:
-Oh! Tu veux faire écrivain? C'est un métier à risques! Tu écris déjà? Ça fait longtemps?
Je n'aime pas avouer aux gens que j'écris. Je n'aime pas leur dire que oui j'ai des cahiers entiers noircis par des histoires de quelques pages qui ne sont jamais finies. Je n'aime pas leur dire... Leur dire quoi de plus?
J'aime écrire. J'aime griffonner sur les pages de ma petite écriture. J'aime prendre un stylo. Et une feuille et gratter toutes les idées farfelues qui poussent dans ma tête pendant les cours. J'aime écrire des histoires sans fin, m'arrêter en plein milieu car l'inspiration m'a quittée. J'aime aussi tâcher mes doigts d'encre. Aussi indélébile soit-elle. J'aime écrire des mots sans phrases dans les marges de mes cahiers et inventer une histoire à partir de ces quelques mots. Une histoire qui va bien au-delà de l'imaginable. Une histoire complètement illogique et stupide. Mais c'est ça que j'aime. Parce que l'écriture est ce qui est arrivée de meilleur dans ma vie.
Quand tout allait mal, ma seule consolation était de raconter en exagérant mes malheurs à travers une feuille. Feuille qui finissait toujours déchirée par la colère.
Mais bien qu'écrire soit quelque chose d'extraordinaire, je n'ai pas le talent nécessaire pour me faire une place dans le business de l'écriture.
Je le sais:
-je suis incapable de finir un livre.
-Quand je n'ai plus d'imagination, je suis perdue et j'abandonne
J'admire le talent des autres et je me demande comment cela se serait-il passé si c'était moi? Moi qui publiait une histoire innovante comme celle de Sericle? Ou de Rom avec un côté philosophique?
Non, je m'inspire d'une vie d'une fille américaine, qui recommence sa vie à zéro.
Mes livres sont trop basiques. Du déjà vu, vu, et revu. Mais je ne trouve pas la source qui peut me permettre de réaliser de magnifiques histoires.
Non, je ne peux plus être un écrivain.
Je ne peux plus, car je me rend compte que "ON" avait raison. Je ne PEUX pas vivre de cet amour que je porte à l'écriture. Je ne peux pas exaucer un des vœux qui me sont les plus chères.
Désormais, je me contenterais de griffonner sur mes cahiers et de les ranger lorsqu'ils seront terminés.'
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Un sens à ma vie?

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Nicolas SORANZO