Présentation du livre

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Red face
Le passé revient toujours hanter les pensées d’une personne, même si celui-là ne veut plus s’en souvenir. Je suis Alex Dewitt et écrivain. J’ai toujours eu une imagination débordante, mais depuis que j’ai trente ans, je n’arrivais plus à me concentrer pour faire un roman. Cette sorte de syndrome de la page blanche est arrivée en même temps qu’un cauchemar.

Dans ce cauchemar, je pouvais voir depuis un trou de serrure un couloir dont je ne distinguais pas le fond. Ce couloir était sombre et les murs étaient recouverts de portes. Mais ce qui me troublait le plus, c’est que je vis une silhouette avec une forme humaine mais, la tête avait une sorte de long nez. Elle s’approchait de moi lentement, traînant une grosse épée derrière elle, on pouvait entendre le son de l’arme se frotter contre le sol dans tout le couloir. A chaque fois que la créature était assez proche de moi, je me réveillais en sursaut dans mon lit et en réveillant ma femme Alice Dewitt. Comme d’habitude, elle réussissait à me faire oublier ce cauchemar même si je m’en souvenais toujours. Je savais ce que ce rêve signifiait, peut-être qu’Alice le savait et voulait me protéger, mais ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle n’était pas en train de me protéger. Elle me transformait en une personne qui sombrait peu à peu dans la folie. Ce rêve était lié à mon enfance et je dois tourner la page pour pouvoir avancer, par conséquent cela reviendrait à effacer mon rêve.

Quand j’avais cinq ans, je faisais des cauchemars du même monstre que celui des rêves qui refont surface. Un jour des hommes en noir sont venu chez mes parents et m’ont exilé dans un asile au milieu de l’océan, mes parents étaient d’accord puisqu’ils savaient les sortes de rêve que je faisais. Et puis, ces hommes nous avaient raconté que je n’étais pas le seul enfant qui rêvait de ce monstre. Ils me racontaient toujours que c’était pour mon bien et qu’ils allaient me guérir. Dans cet asile j’étais enfermé avec des enfants de mon âge, on était cinq par cellule pourtant on n’avait que deux lits. De temps en temps des enfants disparaissaient, on pensait tous qu’un monstre allait nous enlever si on n’était pas sage, mais ce n’était pas exactement ça. Le jour où l’asile a été abandonné fut le jour où c’était à mon tour de disparaître. A cette époque, j’avais dix ans. J’étais en train de jouer au ballon avec des amis dans une salle de jeu. C’était notre paradis, on pouvait faire ce que l’on voulait. Quand le ballon a atterri en dehors de la salle de jeu, dans un couloir blanc comme de la neige, c’était à mon tour d’aller le récupérer. Malheureusement le ballon n’était plus au sol, des hommes vêtus d’une tunique blanche avaient dans leurs mains le ballon. Après l’avoir lancé dans la salle de jeu, ils m’emmenèrent dans une zone de l’asile qui n’était pas autorisé pour nous normalement. Ils m’ont attaché sur un lit dans une pièce éclairée seulement par des bougies. Autour de moi, il y avait des personnes avec des robes
blanches qui parlaient dans une langue que je ne comprenais pas. Je me souvenais que j’avais une sensation étrange, comme si une chose sortait de mon ventre, j’avais mal mais il fallait que je résiste. Après avoir récité des choses que je ne comprenais à peine, ils s’écartèrent de moi et je pouvais voir devant moi une sorte de vortex violet qui apparaissait petit à petit. Ensuite, mes souvenirs deviennent flous.

Maintenant je devais retourner dans l’asile pour me rappeler de ce qui s'était passé, peut être que si je me souvenais, je saurai quoi faire par la suite. L’inconvénient c’est d’y aller sans qu’Alice remarque que je m’absente. Pour ce faire j’avais réalisé un plan, j’attendais dans mon lit qu’elle partit pour son travail pour y aller. Une fois que le plan fut accompli, je sortis en courant pour aller à une plage non loin de chez moi. Une fois arrivé au bord de mer je saluai mon ami, Damien Lambert qui m’attendait depuis deux heures sous cette pluie. Lui et moi avons fait les mêmes rêves au même moment, il était dans la même cellule que moi quand on avait six ans. On voulait tout deux retourner à cet asile, l’asile de Red face. Pour ce faire, Damien avait pris son zodiaque. Dès que l’on fut arrivés, je contemplai l’asile qui dominait l’horizon par son imposante taille, on pouvait voir les vagues qui fracassaient les roches qui faisaient le contour le l’île. Après être sorti du zodiaque et avoir posé le pied sur le sol, je me sentais différent. C’était comme si j’étais heureux d’y revenir, je me sentais vivant.

En franchissant la porte, on comprit que les lampes torches que l’on avait prises nous seraient utiles. Le lieu était abandonné depuis longtemps et donc le courant ne passait plus. Le hall d’entrée était grand, sombre et de la poussière régnait dans cette pièce comme la peur de ce lieu qui refaisait surface en moi. On marchait doucement, sans faire le moindre bruit, jusqu’à l’accueil où il y avait peut-être un plan de l’asile. Heureusement il en avait plus d’un, Damien en pris un et moi aussi. Puisque l’asile était séparé en deux depuis cette salle, on décida de se séparer pour retrouver notre mémoire chacun dans notre coin pour ensuite se raconter ce que l’on se souviendrait. Les portes étaient toutes les deux à chaque côté du hall. Après avoir dit à Damien que l’on se rejoindrait dans trois heures, j’ouvris la porte et la première chose que je pouvais voir était un long couloir sombre. Même si je n’avais pas l’envie d’avancer, je devais le faire. Deux minutes plus tard je continuais à marcher dans ce couloir, je ne voyais toujours pas le fond mais j’entendais un bruit qui était assez loin de moi. C’est alors que quand le son s’arrêta, je vis du sang remonter du sol au plafond et la lumière se rallumait comme par magie.
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Nicolas SORANZO