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Gerbe D'ouragan
2 juin 1936
Stuttgart
Allemagne


Emilie Hohenberg, adorait la vie et détestait les obligations, adorait la liberté et détestait les restrictions. C'était une jeune fille de vingt ans à peine, qui détenait une joie de vivre immense et une vivacité d'esprit digne du rang qu'elle occupait dans la haute société allemande.
Fille cadette d'un père ministre du Füther et d'une mère très mondaine, elle s'était retrouvée de bonne heure, dans une solitude que l'on pourrait comparer à celle d'une orpheline. Élève de la très prestigieux école de filles de Berlin, seuls les week-end lui permettaient de rentrer chez elle, une vaste demeure dans les beaux quartiers de la ville. Cependant, elle y trouvait le plus souvent cette dernière vide de toutes âmes, et seulement quelques fois par mois elle pouvait voir en coupe vent ses parents.
Son frère, Lucas Hohenberg, de dix ans son aîné, était, pour Emilie, la personne qui comptait le plus au monde. Il était, pour elle, ce qui ressemblait le plus à une figure paternel. Il s'occupait d'elle et l'a chérissait comme un père l'aurait fait avec sa fille.
Mais depuis qu'il était devenu SA puis SS, elle ne le voyait guère plus. Le destin de sa famille semblait être lié au NSDAP, le parti social démocrate des travailleurs allemands, le parti d'Hitler.
Friedrich Hohenberg, le père d'Emilie, avait rencontré ce dernier en 1918, à l'hôpital de Pasewalk en Poméranie, lors de la première guerre mondiale. À la fin de la guerre, ils se retrouvèrent à Munich, toujours militaires, ils étaient chargés ensemble de surveiller un groupuscule politique ultra-nationaliste, le DAP, futur NSDAP. Ils adhèrent au même moment à ce parti et depuis ce jour, Friedrich ne cessa de soutenir son ami, Adolph Hitler.
Et ce fut sans suprise que, quand l'Été arriva en Allemagne, Emilie se rendit, seule, dans leur vaste demeure familiale qu'était Hohenberg Zuhause. Ses parents lui avaient promit de la rejoindre fin août, mais elle savait bien qu'ils ne viendraient.
Seule sa gouvernante, Severina Swass, une vieille femme aigrie, l'accompagnait. Elle avait été engagé à la naissance d'Émilie et l'avait élevée d'une main de fer. Partisante du gouvernemant actuel , elle lui avait enseignée la doctrine hitlérienne tel que sa famille le souhaitait. Mein Kampf devait siéger sur sa table de chevet au même titre que la Bible.
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