Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

2 commentaire(s)


1/Saint-Nazaire.
C ette histoire à quelques années.
L’histoire de mon dépaysement. Elle commence dans une Mercedes sans âge, assis sur le siège passager et il était treize heures.
Je gardais entre mes jambes mon bien le plus précieux, mon sac à dos contenant un carnet de notes vieux de six mois, un Waterman à l’encre noire et fine, quelques albums de tom waits dont Blue Valentine et Alice et un livre, Cent ans de solitude de Garcia Marquez.
Je quittais ma ville natale et la vie qui allait avec. Une vie avec l’alcool pour l’oublier.
J’ai beaucoup oublié, jusqu’à en perdre la mémoire.
Le type assis au volant s’appelle Henri, il a la cinquantaine et à avoir passé du temps avec lui je comprends son triple pontage.
Lui aussi doit avoir beaucoup oublié.
Nous roulions en direction de l’Ouest, le nord-ouest.
Un travail bien payé dans une usine quelconque importait moins que le fait de partir de ma ville où tout sentait le réchauffer, où les gens m’ennuyaient, où chaque rue du centre me rappeler des amours perdus et où les dettes m‘assaillaient. Où la routine était en train de m’anéantir.
L’occasion était trop belle, une fuite opportune, comme si je m’évadais en profitant du tunnel d’un autre.
Nous avons roulé douze heures avec seulement quelques pauses pour quelques cafés. Du jazz dans la voiture, des conversations peu précises.
Un trajet sans histoire.
Un peu après minuit je devais découvrir ce que serait ma nouvelle ville, ma nouvelle
vie. Une ville peu animée, très rectiligne après avoir était rasé par la guerre, reconstruite en grand boulevard mornes et gris. Une ville trop moderne, trop carrée.
Henri, qui j’ai oublié de le préciser, était mon chef au travail, me déposa dans une sorte de résidence pour travailleur étranger. Il paya pour moi, la semaine complète et donna même le chèque de caution. On me remit la clef de mon studio et nous décidâmes de nous rejoindre au bar en face de l’immeuble une fois le paquetage déposé.
Le studio faisait douze mètre carré, la décoration était moderne et sobre, j’avais un mini frigo, une plaque chauffante et une salle de bain ressemblant étrangement à celle d’un hôpital public. La fenêtre donnait sur le bar d’en face où j’avais rendez-vous.
Je n’étais pas très emballé, surtout par l’odeur de javel qui imprégnait la chambre. Je jeter mes sacs dans un coin et descendit au bar.
Je retrouver Henri assit au comptoir, un jack Daniels devant lui. Cet homme assit a n’importe quel comptoir avait l’air d’être chez lui, plus tard je me rendrai compte que c’étai là son seul chez lui, les comptoirs enfumés et la salle des machines à sous des casinos de la côte.
Il me demanda comment était la chambre, je lui mentis à moitié seulement, insistant sur le point positif, qu’elle était à mille kilomètres de chez moi.
Après plusieurs tournées de jack Daniels, qu’il m’offrit poliment, le barman commença à balayer la salle et à plier ses chaises. Un dernier verre et nous
Page précédente
Vous lisez :

appartement 84, premier étage.

page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO