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Chapitre I : La Bête


Dans le matin frais, le soleil se levait doucement, abandonnant ses faibles rayons sur la rosée scintillante. Le village d’Oïkorhode se réveillait à peine. Douillettement blotti à flanc de colline, il semblait se tapir parmi la forêt touffue ? Discrètement, le bruit discret des oiseaux commençait à s’élever de nids invisibles. Ce matin-là, tout respirait le calme et la tranquillité heureuse…
Mais, une biche, percevant certainement une présence, s’effaroucha et traversa la bourgade en quelques bonds rapides pour disparaître ensuite derrière quelque bosquet sauvage.
Tout redevint calme et silencieux.
Pourtant, quelque chose rodait parmi les fourrés, restant invisible, attendant l’instant fatidique pour briser la quiétude fraîche des lieux.
À quelques centaines de pas, des silhouettes furtives aux visages masqués s’avançaient. Dissimulées sous les frondaisons sombres, elles restaient silencieuses, impossibles à discerner parmi les taillis dont leurs vêtements imitaient la teinte. Vêtus de cuir pour se protéger et de tuniques d’un vert passé et crasseux, ils ne faisaient plus qu’un avec la forêt de la contrée.
Parmi ces êtres malveillants, un homme restait en retrait, immobile. Son visage était dissimulé derrière d’épais cheveux bruns qui lui descendaient jusqu’aux épaules. Son menton et ses joues étaient enfouis dans un foulard émeraude. De cette façon, il n’était possible de distinguer de sa figure qu’un œil flamboyant, couleur de terre brûlée. La colère et la violence semblaient sur le point de s’échapper de cette pupille pour se répandre en éclaboussures éclatantes. Sous la tignasse brune, le tissu cicatriciel qui déformait la moitié du faciès de l’homme n’était pas visible.
D’une carrure déjà imposante, doté d’un cou de taureau et de larges épaules, il dominait les alentours du haut d’une bête imposante, inconnu sur le continent. D’une grosse main calleuse, il tenait les rênes de l’étrange animal. Ce dernier, grand, élégant et robuste, agitait doucement la tête, impatient. De ses pattes raffinées terminées par des sabots, il grattait la terre. Il secouait son épaisse encolure munie d’une crinière touffue, observant aux alentours, attendant un signe de son maître, gardant les oreilles pointées en avant, attentif. Sa tête fine aux grands yeux bruns et doux contrastait avec la puissance qui émanait de son poitrail musclé.
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Nicolas SORANZO