Présentation du livre

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Azealia


J’avais seize ans, seize pitoyables années venaient de s’écouler depuis ma naissance. En me levant, je regardai brièvement ce reflet, mon reflet. Le miroir avait l'air de se moquer de moi. En même temps, j’avais une tête à faire peur.De toute façon, je fais tout le temps peur au gens. On dit de moi que je suis trop différente."Différence" Ce mot ne veut tout simplement rien dire. Je n’aime pas mon monde, cette hypocrisie que nous vivons tous. C’est lassant. Nous logeons au beau milieu d'une société stupide et sans aucune logique. Souvent, les autres filles me font rire, avec leur mascara et leur rouge à lèvre … Même le grand Picasso n’en faisait pas autant. Toujours les cheveux lissés, les derniers vêtements « trop stylés. » Des copies conformes. C’est une chose de bien s’habiller mais s’en est une autre de bêtement suivre la mode. Elles se ressemblent toutes et n’ont aucune dignités. Prêtes à se conduire comme les dernières des traînées pour des hommes qui n'en ont que pour leur corps. C’est regrettable. J’en viens même à me demander ce que je fais sur terre. Tata Florence dit que c’est ma nature d’attirer les problèmes, tout comme ma défunte mère.

Anthony


Soudain, je me réveillai en sursaut. Putain. Je n’étais pas chez moi, pourtant, ce matin là, j’avais cours. Chatouillait mon nez, une vague dorée, soyeuse. Mélissa, j’avais passé la nuit avec elle. Ça en faisait une de plus sur ma liste. C’était une de ses petites filles de riches, trop bien pour nous, enfants de quartiers défavorisés. L’une de ces filles toujours première de classe , une princesse à son papa qui en sa présence se jouait les innocentes mais qui en réalité était loin d'une sainte-nitouche. Comme toute les autres, elle n’a su me résister. Normal, avec ce visage d’ange, je remercie aujourd’hui mes parents, ils ont du bien bossé pour avoir une telle merveille. Je repense encore cette nuit ... Les femmes sont toutes les mêmes, quelques petits mensonges sur leur physique avantageux, nos sentiments envers elle , des vieilles phrases poétiques ou encore de simples fleurs et on les a dans la poche. C’est comme un jeu. Apparemment , elle , la surdouée en tout , avait besoin de cours d'espagnole. C'est ainsi qu'elle m'invita chez elle , précisant dans son texto qu'elle était seule à la maison. C’était une belle approche, clichée mais quand même. Nous ne perdîmes pas de temps, quelques minutes après même que je ne sois arrivé, Mélissa et moi étions étendu sur son canapé.

En faisant attention de ne pas la réveiller, je me rhabillai et m’enfuit alors comme un voleur.




image Azealia

Enfer, enfer. Ô seigneur, épargnez moi. Ça y est, je suis devant mon école. Tout est à l’accoutumé. La pyramide sociale est à son heure. Tout d’abord, on a les populaires, ceux qui sont tout au sommet, les mauvais garçons, les pots de peinture. Ceux qui durant le long de l’année, font les plus grosse fête où bien entendue, ils n’invitent que les gens de leur rang. Toujours entrain de martyriser les rejets, qui eux, sont au bas de l’échelle. Juste en dessous des populaires, se trouvent ceux qu’on appelle serviteurs. Ces personnes qui font tout pour être au sommet de la pyramide et donc qui deviennent les misérables servant de nos très chers populaire, sachant bien que jamais ils n’arriveront tout en haut. Ensuite, il y a les ordinaires. De simples adolescents poursuivant normalement le cours de leur vie. Puis finalement, moi et ma bande. Nous nous situons entre Rejets et ordinaires. Différents est notre nom.Je descendis de ma voiture. Voiture datant de dix ans au paravent. Une Toyota noire, devenue brune à cause de la rouille. Je me dirigeai, livres aux mains dans cet établissement me retenant prisonnière. Je marchais jusqu’à mon casier, lorsque brusquement, on me poussa. Je tombai, fesses premières, tout mes livres se retrouvèrent alors au sol.Anthony...Cet imbécile ne s’était même pas arrêter pour m’aider. À ce que je sache, il n’y avait pas le feu. Pourquoi courir ainsi dans les couloirs de l’école ? Il m’énervait, il m’enrageait. Le fait même de le voir … Pour qui se prenait-il ? Le jour de mon anniversaire en plus. J’allais lui en placer deux mots, il allait me le payer. Oubliant mes livres, je couru après lui.

- Eh, Oh, mais ça ne va pas ? Lui criais-je, furieuse.

Il s’arrêta tout à coup , se retourna et vint vers moi.

- Un problème ? Dit-il, l’air de se foutre de tout.

- Personne ne t’a appris les bonnes manières ?

- Tu me les apprends quand tu veux bébé.

C’était le comble. Je me baissai tout doucement devant lui et descendit ses pantalons.

- Leçons numéro 1 : La prochaine fois, tu mettras une ceinture. Idiot. Fis-je en partant, toute fière.

Il resta bouche-bée, les autres élèves se mirent à rire aux éclats. En me retournant légèrement, je pus voir dans la lueur de ses yeux couleur muguet que bientôt, très bientôt, nous nous reverrions. Je ramassai mes livres et dans mon casier, les rangèrent.




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