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Chapitre 1.
LA FIN D'UNE VIE...
LE COMMENCEMENT D'UNE AUTRE


La fille se débattait, l'assassin sentait ses ongles sur sa main, qui tentaient de lui arracher la peau.
Mais les gants qu'il avait enfilé empêchaient que l'adolescente fasse trop de dégâts.
Tu voudrais pas que les flics découvrent si vite qui a fait le coup hein ! susurra le meurtrier en serrant la gorge de la jeune fille.
Il vit dans ses yeux qu'elle venait de découvrir son identité, de toute manière, il n'en avait plus rien à faire, elle ne serait plus là pour vendre la mèche !

Il ne pourrait jamais lui pardonner ce qu'elle lui avait fait ! De quoi elle l’avait menacé…Rien que se souvenir, ça lui était insupportable !

L'assassin vit peu à peu la vie de sa victime s'éteindre, bientôt, ses muscles se détendirent, ses yeux se fermèrent, pour toujours...

Une brusque envie de pleurer le prit mais il s'efforça de ne plus penser à l'horreur de ce qu'il venait d'accomplir.
Demain, tout serait oublié, il s'installerait dans ce petit village parfait à quelques kilomètres seulement, à l’abri du vacarme de la ville, tout se passerait très bien !
Car qu'elle meilleure couverture que de se trouver "presque" sous les nez des flics ?

Comme à son habitude, il déposa une pensée sur la morte.
Les flics s'efforçaient depuis deux ans déjà de deviner ce que la fleur pouvait bien signifier...
L'assassin éclata d'un rire hystérique. Serrant les poings, il tenta de se calmer, prenant de grandes inspirations.
Mais ça l'amusait tellement ! Personne ne connaîtrait jamais la vérité ! D'ailleurs, il n'avait jamais laissé de preuve susceptible de le confondre.
Et puis, comment le soupçonner lui ?
Ses amis, car il en avait un paquet, enviaient sa gentillesse et le sang-froid dont il faisait preuve en toute circonstance. Même s'il avait un Secret, un Secret que la fille avait justement découvert...

Il fut brusquement prit d'un frisson.
La nuit était froide et l'air s'engouffrait par l'une des portes de l'université déserte.
Demain, les élèves, ces gosses de riches qu'il détestait plus que tout tomberaient sur sa « surprise »...
Qu'est-ce qu'il aurait aimé se trouver là quand ils la découvriraient et contempler l'expression de leurs visages !

L'assassin retira ses gants pour les mettre dans sa poche.
C'est alors qu'un brusque courant d'air rabattit sur ses épaules la capuche au fond de laquelle il se dissimulait.
Il jura alors entendre une voix, plus douce que la brise, le menacer : je sais qui tu es...Tu ne seras plus en sécurité nulle part !
Il tourna la tête de tous les côtés, inquiet.
Et si un élève avait assisté à son crime ? Il avait pourtant veillé à les écarter pour ce soir !
Il remit sa capuche sur sa tête, ne pouvant s'empêcher de trembler.
Comme personne n'était en vue, il se mit à courir jusqu'à la porte et s'engouffra au dehors, disparaissant dans la nuit sans un regard en arrière.

L'université recouvra son calme ou presque...Dès le départ du meurtrier, une jeune fille, l'écusson de l'université épinglé sur sa veste, s'arrêta devant le cadavre. Son champ de vision se brouilla de larmes.
- Non ! se lamenta-t-elle en s'agenouillant aux côtés du corps.
C'est alors qu'elle remarqua les cailloux qui avaient été déposé près de la fille morte, ils formaient un mot réalisa-t-elle.
Rocklone lut-elle avec effroi.
Alors elle se souvint de ce qui s'était passé, l'assassin, sa main enserrant ce cou fragile...
Anéantie, elle contempla ses mains pâles, se concentrant sur son vernis à ongles rouge pour oublier le reste.

Un bruit de baskets qui grinçaient la fit soudain sursauter, elle aperçut un jeune homme qui se traînait dans le couloir, quelque peu éméché.
Elle le reconnut tout de suite ! C'était Mark, le footballeur sur lequel toutes les filles flashaient mais qui lui vouait une haine incomparable.

Effrayée, elle partit se cacher derrière un mur, à quelques pas de là.
Elle pria pour qu'il s'en aille, pour qu'il n'assiste pas à...cette horreur ! Malheureusement, il marcha droit sur le cadavre. L'espace d'une seconde, elle crut qu'il allait poursuivre sa route sans voir le corps mais il baissa la tête au moment même où le clair de lune s'infiltrait par la porte, éclairant le visage ainsi que le cou rougit du cadavre. Elle retint son souffle.

Comme elle n'entendait plus rien, elle se risqua à sortir prudemment de sa cachette.
Mark s'était figé à quelques mètres du corps, ouvrant la bouche sur un cri qui refusait de sortir.
Il vacilla, si bien que la fille pensa qu'il allait s'évanouir d'une minute à l'autre.
Contre toute attente, il se reprit et tourna son regard vers elle.
Ils se dévisagèrent longuement.
Elle s'apprêta à dire quelque chose mais l'adolescent poussa alors un cri terrifiant qui lui donna la chair de poule.

S'avançant vers lui, elle prononça d'une voix pleine de chagrin : venge-moi ! Qu'elle ironie quand elle y pensait, que tous ses espoirs portent à présent sur son pire ennemi...
Mark recula à toute vitesse, manquant s'en piger dans le corps de la fille morte, la même fille qui se trouvait debout juste devant lui !
Il se précipita vers la porte aussi vite qu'il le pouvait, comme s'il était poursuivi par le Diable en personne.

Restée seule, le "fantôme" enfouit sa tête dans ses mains et sanglota. Qu'était-elle devenue ?
Le mot qu'elle avait lu auprès de son propre corps tourna encore et encore dans sa tête. C'était pourtant bien elle qui l'avait écrit ! se dit-elle, pourquoi ne s'en rappelait-elle pas ? Pourquoi ne parvenait-elle pas à se souvenir à quoi ce mot faisait référence : Rocklone...Qu'est-ce que ça pouvait bien signifier ?

Quoi qu'il en soit, elle ferait tout pour que son assassin soit découvert !
- Je ne connaîtrais pas le repos tant que son nom ne sera pas révélé ! assura-t-elle avant de disparaître, comme l'esprit qu'elle était devenue était capable de le faire.
Chapitre 2.
L’UNIVERSITÉ
EN GRAND DANGER


Le journal d'aujourd'hui trônait sur son bureau, la directrice n'arrivait pas à en décoller ses yeux.
Elle ne voulait tout simplement pas croire qu'une de ses étudiantes avait été retrouvée morte hier !
Et dans l'enceinte de son université qui plus est !
Qu'allait-elle dire aux parents qui menaçaient déjà de retirer leurs enfants parce qu'un
« criminel » rôdait dans les couloirs de l’école ?

La fille retrouvée étranglée s'appelait Chloé, elle n'était pas très populaire ici car elle se revendiquait gothique. Pour la plupart de ces jeunes, ça signifiait qu'elle pactisait avec l'enfer et invoquait les démons, où quelque chose du même genre.
Elle avait entendu des bruits de couloirs à son sujet, oh trois fois rien !
Du moins c'est ce qu'elle avait pensé, jusqu’à maintenant...

Un mal de tête terrible la prit et elle détourna enfin le regard du journal, un jeune homme venait d'entrer, escorté par un professeur qu'elle identifia comme M. Evans, enseignant la littérature et l'histoire de l'art.
Elle échappa un petit soupir agacé et demanda d'un ton blasé : qu'a-t-il fait cette fois ?
Elle n'était pas surprise que son fils soit encore convoqué dans son bureau. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qui lui passait par la tête en ce moment ! Elle l'avait bien élevé pourtant songea-t-elle en lui ordonnant de s'asseoir.

Tandis que le jeune homme s'installait avec flegme, le professeur répondit : Monsieur Daniel ici présent ne cesse de faire le zouave !
Comme l'adolescent se mettait à rire, se moquant du mot utilisé par son professeur, Evans vociféra, devenant rouge comme une tomate :
- Oui Monsieur parfaitement, le clown ! L'idiot ! L'imbécile ! Dois-je encore trouver d'autres synonymes où avez-vous compris ?
La directrice jeta un regard noir à son fils qui se tordait toujours de rire.
- Je vous remercie...lâcha-t-elle lentement avec un geste pour congédier M. Evans.
Le professeur s'attarda pourtant.
Il reprit d'un ton où perçait la colère : je ne serais pas étonné qu'il ait quelque chose à voir avec ce meurtre...

La directrice bondit de sa chaise, outrée : comment osez-vous...commença-t-elle.
C'est alors que deux policiers entrèrent dans la pièce, adressant un signe de tête au professeur qui s'empressa de partir, refermant la porte derrière lui.
- Nous avons quelques questions à poser à votre fils ! l'informa l'un des hommes.
L'autre renchérit : il se trouve que des témoins l'ont vu s'enfuir en courant de l'université hier soir, précisément lorsque le meurtre a eu lieu, selon eux, il semblait fou de terreur et je cite "potentiellement ivre".

La directrice observa son fils avec angoisse, l'adolescent arborait à présent un air coupable remarqua-t-elle avec effroi.
- Je...je...Mark ? balbutia-t-elle.
Ce dernier ne lui adressa pas même un regard, la moquerie et l'arrogance dont il avait fait preuve face à son professeur semblaient avoir disparues de son visage.
- Je suis innocent, je n'ai rien à me reprocher ! assura-t-il en suivant docilement les policiers.
Précisément les paroles que prononcerait un coupable ! chuchota l'un des membres des forces de l'ordre en poussant doucement le jeune homme à l'extérieur.

La directrice resta seule dans son bureau, inquiète.
Elle avait confiance en son fils mais...
Il n'aurait pas dû y avoir de "mais" !
Il n'était pas nouveau que Mark détestait la jeune fille qui était morte et n'hésitait pas à l'a raillé dès qu’il en avait l'occasion.
On disait même qu'il y avait deux jours, il lui avait joué un tour pendable, ses amis et lui auraient déversé un liquide vert sur ses cheveux en l'a traitant de sorcière. Ensuite, des rumeurs racontaient que la fille s'était énervée et qu'elle avait menacé Mark et ses comparses de leur "jeter un sort".
Son fils pouvait l'a haïr mais il n’était pas un meurtrier ! Elle ne pouvait pas y croire !
Il devait être innocent ! essaya-t-elle de se convaincre.
Mais pourquoi avait-il pénétré dans l'université hier soir sans le lui dire ?
Avait-il vu l'assassin de la fille et craignait-il qu'il ne lui fasse du mal s'il le dénonçait ?
Encore fallait-il que ce ne soit pas lui ! s'angoissa-t-elle en se levant de sa chaise, décidée à trouver la vérité ou du moins, à tout faire pour essayer.
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A l'amour à la Mort !

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Nicolas SORANZO