Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

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un jour, hier par exemple, je me suis réveillé tôt, avant onze heure, pas courant pour un barman de nuit, pas moyen de me rendormir, de replonger dans mes rêves, sûrement des cauchemars si mon conscient ne voulait pas y retourner...
alors je me suis levé, j'ai pissé un coup, brancher la cafetière, allumer une clope. Ma femme enceinte était déjà au boulot, caissière, depuis neuf heure du mat.le temps de chauffer l'eau du perco et de me rendre compte que mon café était dégueulasse je décidais de sortir de mon petit T2 pour aller au bar, n'importe lequel du moment qu'il soit déjà ouvert. Dans ma petite ville, le matin avant quinze heure il n'y a que trois bistrots ouverts.
je mis mon casque et enfourché mon puissant cinquante centimètres cube pour descendre dans le centre.
mon voisin promenant son chien se marra en me voyant donner un cinquante cinquième coup de kick pour faire démarrer l'engin démoniaque craignant l'humidité. Quelque chose, quelqu'un, peut-être même le Très Haut, ne voulais pas, s'acharnait à me faire rester là. Planté comme un clou de travers, la gueule dans le cul, la cheville gauche presque en sang.
Je sortis ma bombe de laque pour vieille de mon sac à dos, je connais bien mon scooter, en envoyer quelques giclées dans le filtre à air et l'éther fit son effet. Je partis laissant derrière moi un nuage de fumée blanche qui sentait le salon de coiffure.
je rappelle ici que je suis barman, la nuit, que le matin est pour moi un territoire inconnu, une contrée inexplorée sauf quand la nuit ne finit pas et qu'elle s'enchaine sur la suivante derrière d'épaisse lunettes noires.
je ne fis donc pas cas des voitures garées le long de la route. Je négligeais également les maisons autours de moi, idem pour les commerces.
Jusqu'à ce que j'arrive au bar.
La devanture n'était plus d'un jaune pisseux, les tables n'étaient plus en plastique délavé par la pluie et le soleil mais, à première vue, en bois précieux. Même Germaine, la vieille serveuse du matin avait rajeunit de vingt (ou trente) ans.
Je m'assis en terrasse, allumais une cigarette. attendant qu'on m'amène mon sacrosaint café.
Germaine désormais attrayante et s'appelant samantha, me demanda dans un langage soutenu ce que j'eusse voulu consommé.
- Un café bien noir et sans sucre s'il te plait ma Gégé.
- Très bien monsieur, arabica? blue mountain de jamaïque? Florio? Papouasie?
-Héhé, un express comme d'hab.
- Très bien monsieur.
Je bus cet excellent café, meilleur que d'habitude c'est vrai, j'en recommandais un, rallumais une clope, pris le journal et là je fus surpris, vraiment. Le figaro... ici.
Sa majesté en couverture, Sarko, couronné!
je vérifiais la date, non, pas de premier avril en vue.
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Nicolas SORANZO