Présentation du livre

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"TRISTAN"



par THIERRY GERDOLLE


Tristan


1

Tristan et Marie


Samedi! La ville rose était en effervescence. La foule se promènait, direction le jardin botanique et le muséum de Toulouse.
Jolie mois de mai!Le soleil, dans le ciel sans nuage, procurait une douce chaleur. Seul le vent d'autan venait rafraichir l'allée Jules Guesde.
Ils marchaient tous les deux, main dans la main. Heureux d'être ensemble, de passer une bonne après midi de détente,enfin! La semaine avait été longue pour Marie et elle trouvait le besoin de souffler un peu.
Tristan, six ans, espiègle comme un enfant de ...six ans. En partie responsable du surmenage de Marie, sa mère. Trop souvent seul à la maison, le petit garçon avait besoin de se défouler et Marie ne pouvait pas toujours répondre à ses attentes. Malgré tout, elle adorait son fils unique et la promenade au parc restait un moment privilégié pour elle.
Les cheveux blonds de Tristan, fins et soyeux, volait sous l'effet de la bise cachant ses yeux bleu en amandes. Par réflexe ou pour profiter de le toucher un peu( ce qui devenait de plus en plus difficile)Marie voulu replacer les mèches de son enfants. Tristan, brusquement, tourna la tète.
Stop! s'il te plait, on nous regarde!
Mais qui nous regarde? Lui répondit elle, feignant l'étonnement.
Tout le monde!
Le visage de Tristan se ferma. Il fit la « mou », sa bouche en accent circonflexe et ses joues gonflées, ressemblant à celle de l'écureuil quand il fait ses réserves de noisettes.
Il tirait la main de sa maman pressé de se rendre parc.
Marie semblait soucieuse. Elle pensait à Pierre son mari. Elle était en colère! Plus encore, peut être, frustrée!elle lui en voulait de ne pas être là avec elle, avec eux!
- Tristan, ça suffit, tu me fais mal à la fin, dit-elle agacée.
- marche plus vite! Marche plus vite! Maman, lui répondit il avec sa voie haut perchée, quand papa va venir? Il va venir, hein?
- oui...non...peut être, je n'en sais rien Tristan, je n'en sais rien! Fait attention où tu marches s'il te plait, on va traverser la route et il y a plein de voitures. Je ne voudrai pas que tu te fasses écraser, ce serait le comble.
Elle serra encore un peu plus fort la main de son fils de peur qu'il ne s'échappe. Le parc se trouvait en plein centre ville et la circulation était dense.
ne me tiens pas comme un bébé, je sais marcher tout seul, lui dit il tout bas.
Il venait d'apercevoir d'autre enfants qui criaient et sautaient partout, fort d'être en groupe. Il aurait aimé jouer avec eux.
on va au musée? Maman, çà serait sympa. On n'y va jamais ! Allez, maman ...s'il te plait.
pas aujourd'hui Tristan, il fait trop beau, il faut en profiter mon chéri.
je ne suis pas ton chéri !bougonnât il.
Ils entrèrent dans un magnifique parc aux nombreuses allées ombragées par de grands arbres, au divers essences, plus que centenaires. Ils offraient de l'hombre aux gens assis sur les bancs, où directement affalés sur le gazon magnifiquement entretenu et ressemblant à un jardin anglais.
Sur la droite se trouvait un joli pont donnant accès à une petite colline dominant l'ensemble du jardin botanique.
Tristan couru dans l'allée menant au sommet. Il aimait cette liberté! Cette impression de pouvoir faire seul tout ce qu'il désirait. Voler de ces propres ailes, avoir la liberté de ses choix, de se sentir un ...grand!
Heureusement dans ses jeux, il restait un enfant, s'amusant, simplement. Peut être, pour lui, allez savoir, c'était çà la liberté!
Il prit un bâton et se mit à la chasse d'animaux imaginaires .Il était bien aidé par toute sorte d'oiseaux et autres bêtes déambulant dans le jardin public. Il sautait d'un coté du talus a un autre, se cachant derrière des haies, des arbres, puis, escaladait de petit muret et se dépensait sans compter.
Marie commençait a se détendre. Elle marchait tranquillement derrière son fils. Puis, elle s'arrêta au bord du petit pont de pierre. Elle s'appuya sur la rambarde et admira les carpes au fond du ruisseau qui se disputaient un morceau de pain .Elle releva la tête , fit un tour d'horizon , puis , elle chercha des yeux son enfants en se protégeant du soleil avec sa main.
Tout à coup, elle vit le chien! un affreux cabot au poil noirâtre . Il avait relevé la gueule et regardais l'enfant.
Marie sentit le danger, immédiatement ! Le chien s'élança en aboyant . Marie hurla! D'autres personnes crièrent également autour d'elle .
Tristan se retourna et vit le danger s'avancer vers lui par bonds successifs . Il resta prostré . Son bâton tomba de ses mains et , machinalement , il protégea son visage .
Le chien ,d'un bond , sauta sur le jeune garçon …






2

Pierre.



Pierre , les coudes sur son bureau et les mains sur son visage ,réfléchissait .
A bientôt 40 ans il se posait plein de questions . Des remises en questions qui finissait par lui donner de violentes migraines.
Il adorait Marie; pour rien au monde il n'aurait voulu la perdre. Mais il y avait son boulot , Les exigences de ses employeurs et ,peut être , aussi , des siennes. Il aimait son travail et avait cette comme impression de ne rien savoir faire d'autre. En tout cas il y consacrait beaucoup de temps et d'énergie et quand il rentrait le soir ,il était épuisé.
Et toujours ces même disputes.
• mais enfin Pierre ,j'existe, tu pourrais faire attention a moi de temps en temps, et ton fils ,tu ne t'occupe pas de lui. Tu ne porte aucun intérêt à son travail , à ses copains, tu es un fantôme. Je n'en peu plus d'être seule à la maison. Disait Marie en s'énervant.
• je t'en prie Marie, que veux tu que je fasse? Que je quitte mon boulot ? Pourquoi faire ensuite. Je vous aime tous les deux et....
• tous les deux? Mais tu ne connais même pas la datte de naissance de ton fils!fait attention a lui au moins , regarde le grandir.
Et marie partait en pleurant dans sa chambre .
C'était ces disputes là qui lui trottait dans la tête . Il pensait au prochaine vacances de juillet . Il lui fallait obtenir absolument 3 semaines de congés. Nouveaux soucis! Il savait que ça , se serait très difficile à acquérir!.
« Pierre , 3 semaines ! Mais nous y pensez pas! Nous sommes débordés de travail en ce moment. »
Lui dirait son patron . Toujours pareil .même rengaine .
Tristan
Lui ,il n'oserais pas le contredire . Par peur de perdre son travail ou par manque de courage tous simplement .
Pourtant , cette fois ci il lui fallait ces trois semaines. Il sentait que c'était vital pour son couple , pour sa famille .
• Pierre ...Pierre , excuser moi ,monsieur Hubert de la société « Frais export » est arrivé. Vous aviez rendez vous à ce qu'il m'a dit. Il patiente dans la salle d'attente .
C'était Françoise ,une jolie secrétaire ,entre autre responsable aussi des disputes avec Marie, entrant dans son modeste bureau d'où la seule fenêtre donnait sur la réserve du magasin .
Pierre travaillait depuis 15 ans pour cette grande surface de distribution alimentaire .travailler plus pour gagner moins c'était a ce jour son sentiment . De plus, son patron était un vrai tyran, n'arrangeant rien a l'ambiance .
Malgré tout , il aimait ce boulot , et , comme beaucoup ,il n'avait surtout pas le choix . Il fallait bosser! comment vivre autrement? .
• merci Françoise , je vais le recevoir ,heu... dans cinq minutes , d'accord . Merci c'est gentil de votre part .
• çà va? Un problème ? Dit elle en le regardant avec ces jolies yeux verts et un sourire angélique .
• non , en tout cas rien que vous ne puissiez faire , mais merci quand même , lui répondît il le plus aimablement possible .
Pierre avait un physique très agréable . Il était grand ,bien proportionné ,des cheveux châtains clair très court , un jolie visage avec des yeux noisettes et un large sourire . Très attirant ! Il ne passait pas inaperçu auprès des femmes, ce qui rendait Marie jalouse, parfois...souvent!




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