Présentation du livre

Note : etoilesetoilesetoilesetoilesetoiles

3 commentaire(s)

J’étais recroquevillée sur le grand tapis du salon, quand la grande cloche sonna douze coups ce qui me fit frissonner. Toute la soirée j’étais restée assise, la tête sur les genoux de mon père, à lui tenir la main. Mes paupières lourdes finirent par se fermer et je sombrai dans un profond sommeil…

Le souffle chaud de mon père me réveilla. Je levai les yeux vers sa direction, il souriait. Malgré la fatigue, je lui rendis son sourire. Il me prit dans ses bras et m’embrassa. Seulement, le contact avec sa peau me donna des frissons, elle était glacée, plus froide qu’une soirée d’hiver glaciale dont j’en avais l’habitude.

Je me réveillai en sursaut, et découvris ce funeste tableau. Les yeux fermés, mon père ne donnait plus aucun signe de vie ; c’en était fini pour l’homme que j’ai tant chéri. Le docteur l’avait prédit, il l’avait dit à ma mère à la fin du dernier entretien qu’il avait eu avec lui. Ce lourd fardeau m’était resté sur la conscience, que de ne pas pouvoir dire à mon père qu’il ne dormirait plus qu’une dernière fois. Je l’ai gardé pour moi, ce qui fut une terrible erreur. Je serrai encore longtemps sa main, avant de monter dans ma chambre et de m’effondrer en larmes.


Le lendemain, la morgue était déjà venue récupérer le corps de mon père. Ma mère était assise dans la cuisine, son mug à la main, elle regardait notre jardin par la fenêtre. Mon entrée dans la cuisine la fit sursauter. Son air triste, et la pluie qui tombait dehors me donna le cafard.
J’essayai quand même d’avoir l’air normal toute la journée, mais ce fut douloureux de ne pouvoir raconter à quelqu’un tout ce que j’avais sur le cœur. En fin de journée, ma mère décida enfin de parler. Elle me serra d’abord contre elle, puis elle me parla. J’arrivais à ressentir chaque émotion dans ses paroles, la tristesse, la colère, la peur… Cela dura des heures, l’arrivée de mes grands-parents stoppa sa phrase. Mon grand-père, un homme héroïque durant la deuxième guerre mondiale, ne ressentait plus beaucoup d’émotion. Il se fichait même complètement du décès de son fils. Ma grand-mère, étant très émotionnelle, entra en pleurs. L’enterrement devait avoir lieu dans une heure, ce qui me laissait le temps d’aller acheter quelques roses rouges, pour les déposer sur la tombe de mon père.

Le vent soufflait violement, et la pluie continuait de tomber. Sous le grand parapluie de mon créateur, j’assistais à son enterrement. Le prêtre me laissa dire quelques mots :

« Papa, je ne t’ai connu qu’une petite partie de ma vie et ce furent mes plus belles années. Sans toi, la vie ne sera plus jamais pareille à la maison. Je ne t’entendrai plus rentrer le soir et tu ne me serreras plus dans tes bras. Maman et moi nous ne t’oublierons jamais et ta mémoire sera gravée dans nos cœurs. »

Une larme coula sur ma joue, puis un silence marqua la fin.

De retour chez nous, ma mère et moi nous avons échangé un regard triste, puis nous nous sommes assises sur le canapé. Je regardais
Page précédente
Vous lisez :

Un terrible passé

page :
Page suivante

Création du site


Nicolas SORANZO