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Prologue


Équipés du matériel de protection, les humains s'installent. Peu à peu, ils bâtissent un village sur la terre rougie, tout en étant exposé aux rayons du soleil. En construisant les remparts autour des maisons, ils se promettent tous une chose.
Pour le bien des enfants, ceux-ci ne sauront rien. Leur Génération ne connaîtra pas la douleur.
Et ce, pour l'éternité.
Chapitre 1


Je passe ma main dans l'herbe afin de caresser les pétales de fleurs. De délicieux parfums viennent à moi de toutes parts. Je hume l'odeur de quelques roses, avant d’arroser une grande plante verte. Je m'allonge sur le sol, au pied d'un petit poirier, ma plus grande fierté. Les bras en croix, je reste là, les yeux à demi-fermés.
À quelques pas de moi se trouve une jolie marre de nénuphars, accompagnée de quelques roseaux. Plusieurs personnes de la nouvelle Génération se promènent entre les différents arbustes, ramassant des fruits ou commentant la taille d'une bulbe.
J'aime cet endroit. Je peux y demeurer des heures, rien que pour contempler toutes ses couleurs, sentir mon être fusionner avec la nature. Je ne vois jamais le temps passer. Machinalement, je commence même à entortiller un brin d'herbe autour de mon doigt.
– Ah, Asa, tu es là !
Je relève la tête. Mes trois meilleurs amis, Zac, Emi et Réa accourent vers moi en me saluant avec de grands signes. Malheureusement le pied de Zac bute contre un caillou, ce dernier s’affale face contre terre. Sa mâchoire émet un craquement inquiétant, mais déjà, mon ami se relève, un sourire aux lèvres. Il rejoint Emi et Réa, et les trois s'assoient à mes côtés.
– Je suis vraiment maladroit, lance Zac avec le visage rouge de honte.
– C'est seulement maintenant que tu le reconnais ? Le taquine Réa.
Je lâche un soupir plutôt audible, destiné à interrompre la conversation de mes amis. Réa aime vraiment piquer les gens, surtout Zac. Avec lui ça ne rate jamais, ça fini toujours en dispute.
– Je suis peut-être maladroit, mais toi tu es une grosse peste, contre Zac.
– Répète ça, pour voir.
Et voilà, ma tentative de diversion à lamentablement échouée. Ça tourne au vinaigre. Je soupire de nouveau, voulant bien montrer à quel point ils m'ennuient. Emi, la seule de mes amis à avoir – je dirai à peu près un tempérament raisonnable –, me lance un regard complice. Elle aussi, elle déteste lorsque Zac et Réa se fâchent pour un rien. Ces deux là m'exaspèrent bien. Réa pour sa façon désagréable de provoquer les autres, et Zac pour répondre à chacune de ses répliques sournoises, pour après s'emporter pour de vrai.
– Mais comment peuvent-ils êtres amis ? me glisse Emi tout bas.
– Va savoir.
Je baisse les yeux, faisant mine d'ignorer Zac et Réa, occupés à se lancer des remarques peu sympathiques. Je préfère caresser le tronc d'un arbre avec ma paume, afin de sentir le bois rugueux m'érafler la peau. Je ramène ma main à moi, la plaque sur mon nez, et inspire profondément pour sentir l'odeur de la résine m'emplir les narines. Quel moment divin, j'adore faire ça.
– Ça sent bon, non ? dis-je à Emi.
Mon amie se rapproche, passe son index sur le tronc, et goûte la résine de sa langue.
– C'est légèrement sucré, constate-t-elle.
Interrompant leur dispute, Zac et Réa se tournent vers nous pour voir ce que l'on fait. Ils s'approchent afin de nous imiter, mais la venue d'une nouvelle personne les détourne de la résine. Une jeune fille aux cheveux d'une couleur indescriptible s'avance vers nous. Sa chevelure longue et claire est nouée en une coiffure compliquée, mais malgré la luminosité du lieu, il m'est impossible de trouver quel en est la couleur exacte. Ses mèches ont des reflets argentés, voire même bleus. Sa peau est tout aussi pâle, quant à ses yeux, ils sont pourpres, oscillant entre le violet et le rouge écarlate. De toutes les personnes que je connaisse, celle là est bien la seule à avoir des iris pareils. Je croyais que les humains avaient les yeux ou marrons, ou gris, ou bleus, ou verts avec quelques variantes, et mélanges. Mais pourpre ! Pourpre !
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L'Ambroisie

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Nicolas SORANZO