Présentation du livre

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J’émergeai à nouveau du sommeil. Un seau d’eau gelée jeté à mon visage comme réveil. Une fois de plus je m’étais évanoui. Après plusieurs semaines de captivité, mon corps avait de plus en plus de mal à résister à la douleur. Depuis 5 jours les séances de tortures se faisaient plus régulières, et surtout, plus douloureuses … Un coup de pied dans côtes me ramena à la réalité :

— Alors Neal, on a de plus en plus de mal à se réveiller maintenant hein ?

Avec difficulté, j’ouvris les yeux. Je regardai autour de moi et m’étonnai. J’étais dans une pièce différente de d’habitude. Celle-ci était très petite, dépourvue de fenêtres et couverte du sol au plafond d’un carrelage noir. Une vieille ampoule suspendue au plafond me permettait de voir mon bourreau.
C’était un homme de grande taille et plutôt musclé. Une veste en cuir et un crâne chauve lui donnait un air de motard. Il me dévisageait d’un air hautain, et … avide.

—Cette fois t’es cuit mon gars. Une patrouille de chez toi est en route pour venir te récupérer au moment ou j’te cause. On t’emmène pas avec nous, on aime pas se coltiner les prisonniers. Mais, ce serait dommage que ton équipe te récupère en trop bon état. Du coup …

Le chauve sortit brusquement une machette de sa veste, et d’un seul mouvement, trancha net mon bras, juste au dessus de l’épaule. Le sang gicla et la douleur jaillit. Je tentais de me recroqueviller pour lutter contre la douleur, mais des sangles me maintenaient sur le matelas. Derrière mes battements de cœurs qui résonnaient dans mes oreilles, j’entendis le chauve quitter précipitamment la salle.

Le silence se fit. La douleur me submergeait. Je tentais de lutter contre l’évanouissement. Seul l’espoir de voir les secours arriver me maintenait conscient. Je ne sais combien de temps je restais là, à souffrir. Mais finalement, j’entendis des bruits de pas et des cris dans le couloir. La porte s’ouvrit brusquement, et je reconnus le général Carter. Le soulagement m’envahit et je sombrai à nouveau.

***
Une voix me sortit de mon sommeil.

— Il devrait se rétablir Général. Sa vie n’est plus en danger à présent. Néanmoins, il est dans une grande incapacité de travail.

— Ne vous souciez pas de ça. Contentez-vous de me le remettre sur pied. J’ai déjà quelque chose de prévu pour lui.
Une voix me sortit de mon sommeil.

— Il devrait se rétablir Général. Sa vie n’est plus en danger à présent. Néanmoins, il est dans une grande incapacité de travail.

— Ne vous souciez pas de ça. Contentez-vous de me le remettre sur pied. J’ai déjà quelque chose de prévu pour lui.

Je reconnus en effet la voix du général Carter, mon supérieur direct, et ouvris les yeux :

— Vous avez prévu de me manger à quelle sauce mon Général ? dis-je d’une voix rauque.
— Docteur Jaberost, veuillez nous laisser je vous prie.

J’entendis des pas s’éloigner et le bruit d’une chaise que l’on déplace.

— Colonel Adler. Mes projets pour vous sont on ne peut plus intéressants. Mais nous devons d’abord discuter de votre état.

Il se pencha vers moi, l’air sérieux.

— Neal, les rebelles vont ont salement amoché.
— Oui, mon Général. Ma jambe … Mais pour mon bras ?
— Une infection. Les médecins n’ont pas eu le choix, ils ont été obligés de l’amputer. Sinon vous y auriez laissé la vie.

J’acquiesçai lentement.J’avais du mal à réaliser. Un bras et une jambe. J’avais perdu la moitié de mes membres moteurs. Qu’étais à présent ? Pouvait-on encore me considérer comme un homme ? J’étais à peine la moitié d’un maintenant. Sans famille pour s’occuper de moi j’allais être un poids pour la société, un boulet, un coût aussi. En même temps que mes membres j’avais perdu mon indépendance, ma fierté. Je n’allais plus jamais pouvoir m’adonner à mes loisirs. Je jetais un coup d’œil à mon bras gauche, un tatouage entourait mon biceps. On pouvait y lire le slogan de mon équipe (enfin ancienne équipe maintenant) de hand-ball. Je suis fier d’en être le capitaine, on avait réussi à aller plutôt loin lors de la dernière saison. Avec mon état, je ne pourrais plus jamais jouer en équipe, et l’armée ne me laisserait sûrement pas rester en tant que coach. Tu es utile ou tu te casses.
La perte de deux de mes membres allait me condamner à quitter l’armée et à survivre avec une pension d’invalidité. Très réjouissant … Ma vie entière tournait autour de mes missions sur le terrain, toutes plus dangereuses les unes que les autres, mais toutes menées à terme. Sauf cette dernière.
J’étais supposé mener mon équipe dans une des bases des rebelles et dérober des informations sur leurs opérations futures (tout en faisant le plus de dégâts possibles évidemment).
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Nicolas SORANZO