Présentation du livre

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I – Prologue

Les regards étaient tous tournés vers moi, sublime beauté, je dégageais quelque chose d’hypnotisant. Les regards des garçons étaient désireux, ceux des filles envieux. Ma longue chevelure ondulée couleur ébène voletait au gré du vent en ce mois de septembre. Je faisais fureur en cette rentrée. Tous m'acclamaient, me souriait. J'avais l'impression d'être une mannequin défilant devant des fans acharnés. Ils s'écartaient tous devant mon passage, et un des garçons le plus craquant du collège s'était évanoui alors que je venais de lui sourire.
— Kyaalys… Kyaalys…
Je tournais la tête d’un air digne cherchant partout qui m’appelait, mais la voix semblait si lointaine. Je connaissais parfaitement bien cette voix, c’était celle de ma meilleure amie. Plus qu’une meilleure amie, c’était devenu une sœur. D'un seul coup, la rue s’évapora, tout devint noir. La nuit venait elle de tomber ? Je fermais mes yeux pour les rouvrir l'instant d'après, et j’aperçus la tête décoiffée et encore a moitié endormie de Yanaly.
— Lève-toi ! Sinon on va encore rater le petit-déj ’…
C’était encore un rêve. C'est d’une mine dépitée que je consentis à me lever. Yanaly et moi-même partagions la même chambre à l’orphelinat de « Bel Augure ». Contrairement à elle, je fus plus chanceuse, car je ne gardais aucun souvenir de la perte de mes parents. Je me levais et me regardais dans le miroir, hormis mes cheveux noirs, longs, et ondulés, je n'avais rien de cette belle jeune fille de mon rêve. Les joues bouffies, des tâches de rousseurs, des yeux noisettes, et un nez qui me paraissait bien trop volumineux pour mon âge. J'étais mince, plate comme une planche à repasser, et à bien regarder je ressemblais à un "i". Yanaly elle, n’avait rien à envier à personnes, elle était sublime,
mince, un corps bien avancé pour notre âge, et des cheveux châtains fins. Son visage semblait si parfait, aucun bouton, et franchement du haut de ses douze ans, elle faisait nettement plus femme que moi. Si elle n'avais pas été ma meilleure amie je l'aurais détester pour avoir l'audace d'être aussi belle. Yanaly ne se rendait même pas compte de sa chance, elle se sentait pleine de complexes, et plutôt que de mettre en valeur ce que la nature lui avait si généreusement donnée, elle se cachait dans des joggings trop larges, et des pulls si grands qu’on aurait très bien put s’y mettre toutes les deux dedans. Alors que je la contemplais s’emmitouflant dans un tee-shirt taille XL, je me rendis vite compte qu’à cause de moi nous allions encore être en retard. « Bel Augure » avait ses règles, et à partir de 10 heures n'offrait plus de petit déjeuner. Alors, il fallait choisir entre une grasse matinée en période de vacance scolaire ou un ventre bien rempli. Me connaissant si bien Yanaly savait pertinemment qu’il fallait que je mange sinon je me montrais très vite irritée. J’enfilais rapidement un jean et un débardeur noir, puis après nous être passées un coup de brosse nous descendîmes à grande vitesse au réfectoire priant pour que tous les croissants et pains aux chocolats n’aient pas été dévorés par ceux qui se levaient au chant du coq.

Une fois mon chocolat au lait but et mes croissants avalés je gagnais en bonne humeur et trouvais finalement cette journée magnifique. Nous allâmes nous promener dans le jardin parfaitement bien entretenu de l’orphelinat, et nous installâmes à l’ombre d’un arbre. C’était la mi-août et le soleil brûlait la peau. Dans peu de temps nous devions entrées en cinquième, et fort heureusement, cette année Yanaly et moi-même serions à nouveau dans la même classe. On aimait
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KYTZ Le glaive du bucentaure.

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Nicolas SORANZO