Présentation du livre

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-I-

Les premiers rayons du soleil filtraient au travers des légers rideaux qui ornaient la fenêtre de ma chambre. Difficile au réveille, mes yeux s'ouvrirent lentement, juste le temps pour moi de reprendre totalement mes esprits après une si bonne nuit de sommeil. Je n'attendais qu'une chose, sentir l'odeur du café que préparait ma mère chaque matin à la même heure, un geste qui apportait une sensation de douceur à mon réveil. Un sourire se dessina lentement sur mon visage, il était l'heure pour moi de me lever. Ma chambre donnait directement sur la pièce principale de l'appartement. Une petite table au centre que j'avais dû bricoler plus d'une fois, entourée par trois petites chaises en bois, une étagère sur la droite qu'utilisait habituellement ma mère afin d'y déposer le courrier. Il y avait également une autre petite table au fond sur laquelle se tenait une petite télévision qui ne fonctionnait même plus, mais qui apportait tout de même sa touche décorative comme le disait madame Jonhson
Elle me regardait, sourire aux lèvres et m'invita à m'asseoir prés d'elle. Nulle besoin de le répéter, je m'avançais avec tout de même un peu de nonchalance et finit par m'installer à ses côtés. Délicatement elle poussa une tasse devant moi et y versa un peu de ce café que j'aimais tant. Nous étions la, elle et moi, partageant ce doux moment que peu de jeunes de mon âge pourraient encore partager avec leur mère. J'ai été éduqué dans le respect, et ses valeurs m'ont guidés et aider à avancer, à grandir, à devenir un homme. Ma mère était fière de moi, cela se voyait dans son regard, il serait absurde de dire que je suis un fils modèle, mais contrairement à beaucoup d'autres je m'efforçai à être impliqué le moins possible dans toutes ses mauvaises histoires qu'étaient la violence ou la drogue. Combien étaient déjà partis? Et combien risquent encore d'y laisser leur vie? Je ne souhaitais pas faire partie des statistiques. Malheureusement il était impossible pour moi d'y échapper
otalement et ma mère en était consciente, c'est je crois ce qui m'a permis de maintenir le cap, de rester digne et de continuer à avancer malgré toutes ces difficultés.
Au bout de quelques minutes ma mère s'était levé, il était à présent l'heure pour elle de se diriger à son travail. Elle s'avança vers moi et me déposa une bise sur le front. Comme tous les jours, j'étais en charge de m'occuper de mon jeune frère Malcom, une vraie petite tête, je crois qu'il n'y aura jamais personne d'aussi intelligent que lui dans toute notre famille. Il n'y avait qu'un seul point commun entre Malcom et moi, il était aussi paresseux au réveil. Mon café terminé, je regardais ma mère quitter les lieux, pressée comme chaque jour, peur d'arriver en retard, peur de perdre son emploie, de ne plus pouvoir subvenir a nos besoins...Je devenais un peu plus conscient chaque jour de tout ce qu'elle faisait pour nous, et c'est avec regret mais aussi avec dégoût que je constatais que de mon côté je ne l'aidais d'aucune façon.
La porte se referma brutalement, et un long silence s'installa dans la pièce. Le temps semblait s'écouler de plus en plus vite, c'est à cet instant que ma journée débutait réellement.
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Double Peine

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Nicolas SORANZO