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Chapitre 02

La Terre.

La Terre, ravagée par les débris de la Lune et de l’astéroïde. Des paysages remodelés comme de la glaise par des impacts titanesques. Le souffle des explosions qui se propage et pulvérise tout sur son passage. Une surface initialement lisse et parfaitement dessinée, transformée en un champ de bataille planétaire. Des territoires et des pays sont partiellement ou totalement rasés.
La Terre est laminée et sa surface en grande partie passée à l’attendrisseur. Peu d’endroits sont épargnés par cette pluie de pierre. Des îles se forment, d'autres sont rayées de la carte.
La Terre n’est plus qu’un tombeau à ciel ouvert, un cimetière sans fin où les vivants ne pleurent plus les morts, trop occupés à assurer leur propre survie.

L’eau.

L’eau qui emporte et recouvre tout sur son passage. Des côtes, dévastées par des tsunamis gigantesques. Des flots impossibles à endiguer s'engouffrent dans l'intérieur des terres.
Des états entiers disparaissent sous les océans. De nouvelles limites naturelles voient le jour.
L’eau, polluée par les torrents de boues et l’activité des hommes. L’eau n’est plus consommable que dans de rares oasis.

Le feu.

Le feu, inexorable, qui dévore tout, consume les êtres et les choses. La chaleur, insoutenable, qui étouffe l’animal et dessèche le végétal jusqu’à ce qu’il n’en reste que du combustible prêt à être carbonisé par le feu.
Des foyers gigantesques se répandent comme des traînées de poudres. Les flammes réduisent en cendres les villes, les cultures et les forêts.
Le produit d’une évolution et toute une civilisation s’envole en cendres vers le ciel.
L’air.

L’air, si pur avant, maintenant troublé par les cendres et la poussière. L’air qui devient difficilement respirable.
Le ciel se charge et s’obscurcit, étouffant la lumière. L’air et la lumière, tous les deux liés, nécessaires pour la survie de la flore et la santé des hommes. L’air, vicié par la folie des hommes.
L’obscurité, progressivement, étend son manteau de ténèbres sur la planète.

L'homme.

L’homme, le cinquième élément. Le plus dangereux de tous. Celui qui pensait dominer et asservir les quatre autres.
L’homme. Des cris et des hurlements qui s’élèvent vers les cieux. Une détresse insoutenable que nulle main ne peut soulager. La peur, la douleur et la maladie, inévitables, parachèvent le travail entamé par les quatre premiers éléments. L’homme, si petit et en apparence si puissant, se retrouve nu face à l’agression, seul dans l’univers à affronter un péril qu’il ne peut pas maîtriser. Seul, il l’est jusqu’au bout. Avec ou sans courage, englué dans une détresse immense qui le tétanise, il fait seulement ce qu’il peut. Rares sont ceux qui en réchappent. Et pour ceux qui survivent, il faut encore souffrir pour s’en sortir.
La multitude foisonnante des hommes est réduite à quelques groupuscules isolés, perdus à la surface de la Terre, sur un océan de misère et de désolation.



Le silence grandissant succède au fracas. La stabilité du néant s'impose sur le chaos. Les gémissements des mourants s’éteignent progressivement, remplacés par les plaintes de ceux qui restent.
La belle horlogerie planétaire, déjà malmenée par les projets des hommes, est sérieusement perturbée et ses règles fondamentales de fonctionnement complètement modifiées.
Le vent balaye les étendues glacées, effaçant les traces des derniers hommes qui errent sur les décombres.
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Le monde après - 2 ème partie

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Nicolas SORANZO