Présentation du livre

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C’est la rentrée au lycée. La cloche sonnera pour la première fois depuis deux mois aujourd’hui. J’ai mis ma plus belle chemise. Une rentrée est toujours importante. Je vérifie une énième fois mon sac, pour être sûre de ne rien oublier. Mon bol de céréales engloutit, j’enfile mes chaussures, me brosse les dents et monte dans mon Pick-up, que James m’a offert pour mes dix-sept ans.
J’enfonce la clef et le moteur se met à ronronner. James et Rose, mes parents adoptifs, me font signe de la main près de la fenêtre. Je leur répond par un sourire et j’enclenche la marche arrière. Dans l’allée, je détourne mon regard. J’observe la maison d’à côté, inhabitée depuis au moins 3 ans. Elle a changé. L’herbe non-entretenue haute de quarante centimètres à fait place à une pelouse verte et soigneusement tondue. Les volets sont ouverts, et le soleil fait briller les fenêtres propres. Enfin, un gros camion déménageur se tenait devant le portail. Nous allions enfin avoir des voisins. Une voiture sort de leur allée, passe devant moi. Je suis le véhicule des yeux. Le conducteur paraît jeune.
Revenant à mes moutons, je regarde la pendule digitale du tableau de bort. Elle indique huit heures. Les cours commencent dans une demi-heure, pas la peine de trainer ici.

Le parking n’a pas changé. Ils avaient pourtant eu le projet de le refaire pendant les vacances. Mais les bandes blanches qui déterminent les places sont toujours effacés, et les arbres sont toujours là. Tant pis. Je me gare à ma place habituelle, près du gros sapin. Je souris. Mes amis m’attendent sur la place, ils me l’ont réservée. Délicate attention. Avant d’avoir eu le temps d’ouvrir ma portière, la tête blonde de Billy passe par la fenêtre ouverte et me fait sursauter. Ses lèvres souriantes encadrent ses dents alignées. Ses yeux marrons chocolat n’ont pas changés, bien qu’ils aient gagné en maturité. Mais ses cheveux clairs comme la paille étaient, il y a deux mois encore, long, tombant au milieu du dos. Là,ils
Devant son air enthousiaste, je reste perplexe.
-Heu...non.
-Tant mieux pour toi, répond-t-il,en fronçant soudainement les sourcils, c’est affreux.
J’éclate de rire. Erreur fatale. Lui sourit, puis baisse les yeux. Un froid glacial s’installe entre nous deux. Je reprends:
-Billy..
-Je sais Jess, je sais. Tu ne veux pas de moi.
Je baisse les yeux à mon tour. L’année précédente, Billy s’était épris de moi. J’ai failli dire « oui » à son invitation, seulement je ne voulais pas qu’il souffre à cause de moi. Il en avait été très vexé, à l’époque. Moins aujourd’hui. Nonobstant, le seul rire que nous partageons se transforme en froid intense.
Il ajoute:
-Ce que j’aimerais savoir c’est...pourquoi Jessy? J’ai fait quelque chose de mal?
-Non Billy. Tu sais bien que je ne veux pas que tu souffre, quand moi je serais...partie.
Billy sourit sans joie. Je pense qu’il n’avait pas imaginé la conversation ce dérouler de cette manière.
-Heu...Billy?
Il ne lève pas les yeux mais répond:
-Jessy?
-Tu peux t’écarter? Que je puisse sortir de ma voiture...
-Désolé.
Il ne l’est pas le moins du monde, mais il se dégage de la portière.
-Il n’y a pas de mal, répondis-je en ouvrant la portière.
Je descends de mon Pick-up. Billy devient d’un coup beaucoup plus grand. Il me regarde intensément. Je lis l’amour dans ses yeux marrons. Je détourne les yeux et rejoins les autres. Ils nous observent tous, la mine grave Grace est parmi eux. C’est ma meilleure amie depuis la bac à sable, tout comme Scott. Billy et Gary nous ont rejoins au collège, et nous ne nous sommes plus quittés depuis.
Nous formons à tous « Devil’s Cry », un groupe punk-rock que nous avons bâti ensemble l’an dernier. Freddie était notre seconde voix pour m’accompagner, mais il a déménager à Chicago pendant les vacances. Billy est à la batterie, Grace à la basse, Scott à la guitare, Gary à la deuxième guitare et moi au chant.
-Salut tout le monde!
-Salut Jess! Dit Scott, me prenant dans ses
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Nicolas SORANZO